C’était il y a environ 4,5 milliards d’années : un corps de la taille de Mars a percuté la Terre en lui arrachant littéralement près de 8 milliards de kilomètres cubes de matière (provenant de la croûte et du manteau terrestre). Toute cette matière éjectée a alors formé un anneau autour de la Terre qui a fini par fusionner en quelques millions d’années, pour finalement former notre satellite naturel, la Lune.

Mais concrètement, quelle a été l’influence de la Lune sur la Terre depuis sa formation ? Dans un premier temps, cela a permis à l’axe de rotation de la Terre de se stabiliser. La lune agit comme catalyseur : sans elle, l’axe de rotation de la Terre serait chamboulé. En effet, les pôles ne seraient pas fixes et se déplaceraient à travers la surface du globe, modifiant de ce fait l’équilibre déjà si fragile de la biosphère.

Il faut savoir que son inclinaison peut changer avec le temps, ce qui est normal. Le problème, c’est lorsque ce type de changement est brutal : que se passerait-il si l’Antarctique pointait sans cesse vers le soleil (plongeant l’Amérique du Nord et l’Europe dans l’obscurité permanente) ? Et si tout cela s’inversait soudainement ?

Et concernant les marées ?

Nous le savons, notre satellite naturel provoque des variations dans les marées sur la Terre et ralenti la rotation terrestre par le mécanisme de la friction desdites marées. Si la Lune n’existait pas, et qu’elle ne pouvait donc pas stabiliser la rotation de la Terre, cette dernière aurait une période de rotation beaucoup plus rapide : environ 15 heures par jour. C’est en ralentissant cette période de rotation de la Terre, que les forces de Coriolis sont moins grandes à l’équateur et empêchent de la sorte la formation de vents forts, de l’ordre d’environ 350 km/h (qui balaieraient littéralement la biosphère). Nous pouvons donc dire que sans la Lune, les tempêtes sur Terre seraient plus nombreuses et également plus puissantes et destructrices.

VIDÉO : Que se passerait-il si la Terre perdait la Lune ?

Vidéo : présentée par Hubert Reeves et Jean-Pierre Luminet.

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