Les céphéides sont des étoiles géantes variables : elles changent périodiquement d’intensité lumineuse, passant d’une phase de luminosité minimale à une phase maximale.

Ces étoiles qui « pulsent » comme des lucioles en changeant périodiquement leur luminosité (en passant progressivement d’une phase de luminosité minimale à une phase maximale) doivent leur nom au prototype de cette catégorie d’étoiles : Delta Cephei, située dans la constellation de Céphée.

Les céphéides sont des étoiles instables : elles gonflent et se dégonflent périodiquement, en faisant ainsi varier leur taille. C’est ce phénomène qui provoque la variation de luminosité : à luminosité minimale, l’étoile atteint son extension maximale tandis qu’elle devient de plus en plus petite au fur et à mesure que sa luminosité augmente.

Mesure des distances

Les céphéides possèdent un rôle important car elles nous permettent de mesurer les distances des galaxies. En effet, nous savons que le temps qui s’écoule entre deux pics de luminosité maximale (la « période ») est constant, mais varie d’étoile en étoile : plus la période est longue, plus la luminosité l’est aussi.

étoile variable cepheide delta cephei céphéide courbe luminosité

Courbe de luminosité de l’étoile Delta Cephei. Crédits : DR

En mesurant la période d’une céphéide il est possible de remonter à sa luminosité réelle qui, comparée à celle apparente, permet d’estimer la distance. Le système a été utilisé pour calculer la distance du Petit Nuage de Magellan, qui se situe à 230’000 années lumière de nous.

Et le meilleur pour la fin :

étoile variable cepheide rs puppis céphéide

Une animation montrant les échos de lumière générés autour de l’étoile variable RS Puppis sur une période de cinq semaines. Ces pulsations nous donnent un superbe exemple d’un phénomène connu, l’écho lumineux, lorsque la lumière semble se réverbérer à travers l’environnement trouble autour de l’étoile. RS Puppis est une étoile variable de type céphéide. Elle possède une période assez longue : sa luminosité varie de près d’un facteur cinq tous les 40 jours en moyenne. Crédits : NASA/ESA/HUBBLE HERITAGE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Share
Share