Chers internautes, c’est confirmé ! L’équipe de recherche LIGO va effectuer une annonce concernant la détection des ondes gravitationnelles, aujourd’hui à 18h30 (heure française).

Il est temps de surveiller de près ce qui se passe avec l’expérience de physique à grande échelle, LIGO. En effet, le Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (l’observatoire d’ondes gravitationnelles par interférométrie laser) a pour but de détecter directement les ondes gravitationnelles, et une annonce importante à ce sujet aura lieu ce soir.

Actuellement, nous n’en sommes qu’au stade de spéculations, mais, il y a plusieurs éléments qui font penser que, pour la toute première fois, des astrophysiciens auraient réussi à détecter des ondes gravitationnelles en provenance d’une nouvelle source : la fusion des étoiles à neutrons. En effet, c’est toute une gamme de télescopes optiques, y compris le télescope spatial Hubble, qui seraient en train de suivre cette découverte qui, si elle est confirmée, pourrait considérablement élargir notre compréhension des ondes gravitationnelles ainsi que des événements qui les génèrent.

Il faut savoir que les ondes gravitationnelles ont été détectées par les scientifiques de LIGO en 2015 déjà, soit 100 ans après qu’Einstein les ait prédites pour la première fois.

Ces ondes sont de réelles oscillations de la courbure de l’espace-temps, produites par les événements les plus puissants de l’Univers, et pouvoir les détecter nous a ouvert un tout nouveau domaine d’étude concernant notre univers et son fonctionnement si complexe.

Les toutes premières ondes gravitationnelles que nous avons observé, ont été produites lorsque deux trous noirs se sont heurtés l’un à l’autre, il y a environ 1,3 milliard d’années. Depuis, LIGO a encore réussi à détecter trois fois des ondes gravitationnelles, toutes également en provenance de collisions de trous noirs éloignés. L’observatoire LIGO s’est récemment associé à une deuxième expérience située en Europe, connue sous le nom de VIRGO, afin d’obtenir un réseau d’observation plus large. Apparemment, la collaboration aurait porté ses fruits.

Retour aux spéculations : tout cela a commencé avec une série de tweets provenant de l’astrophysicien J. Craig Wheeler, de l’Université du Texas (USA), qui écrivait le 15 août dernier : « Rumeur concernant une nouvelle source LIGO excitante ». Puis, trois jours plus tard : « Nouvelle source LIGO avec contrepartie optique. À couper le souffle ! ».

Cette contrepartie optique qu’il mentionne, est ce qui est vraiment intriguant, car cela suggère que les ondes gravitationnelles ont été produites par la fusion d’étoiles à neutrons : des étoiles qui sont créées lorsque des supernovas s’effondrent sur elles-mêmes.

Il ne s’agit donc pas uniquement d’un tout nouveau type de détection pour les observations des ondes gravitationnelles, mais également d’un événement qui, à la différence d’une collision de trous noirs, émettrait aussi une lumière observable que nous pourrions alors étudier.

fusion étoile à neutrons illustration ligo virgo

Illustration d’une fusion d’étoiles à neutrons. Crédits : Dana Berry/Skyworks Digital, Inc.

C’est Mika McKinnon (New Scientist) qui a repéré le tweet, et il est vrai que depuis, toute une gamme de télescopes optiques ont tourné leur attention vers une galaxie connue sous le nom de NGC 4993, qui se trouve à environ 130 millions d’années-lumière. Et selon Ethan Siegel (Forbes), quatre jours après le tweet de Wheeler, le télescope spatial Hubble a repéré un candidat de fusion binaire d’étoiles à neutrons, au sein de ladite galaxie.

De plus, les astronomes ont été très prudents quant à ce qu’ils étudiaient. « Tandis que les astronomes restent silencieux sur ce à quoi ils se sont engagés concernant des suivis optiques des potentielles détections d’ondes gravitationnelles, la nuit dernière, le télescope spatial Hubble s’est concentré sur une fusion binaire d’étoiles à neutrons dans la galaxie. Une image publiquement disponible de cette fusion a été supprimée plus tard », expliquait McKinnon.

Alors, en quoi est-ce que la détection d’ondes gravitationnelles provenant de la fusion d’étoiles à neutrons serait si importante ? Siegel propose une explication intéressante quant à la différence fondamentale entre ce type d’ondes gravitationnelles et celles que l’on a détecté en provenance de collisions entre trous noirs. « Hormis le fait que ces détections possèdent des contreparties optiques, elles devraient également être plus faibles en amplitude et se produire sur de longues périodes », explique-t-il. De plus, ces détections nécessiteraient une bien plus grande sensibilité pour collecter des données. « Nous devons être approximativement dix fois plus près, pour obtenir la même amplitude de signal que nous avons pu observer pour les trous noirs », continue Siegel.

À la fin du mois d’août, les équipes de LIGO et de VIRGO annonçaient que : « Certains candidats prometteurs (à la détection d’ondes gravitationnelles) ont été identifiés dans les données de LIGO et de Virgo au cours de notre analyse préliminaire, et nous avons partagé ce que nous connaissons actuellement avec des partenaires d’observation astronomique. Nous travaillons dur pour nous assurer qu’il s’agit de véritables candidats valides, et il faudra du temps pour établir un niveau de confiance nécessaire, pour exposer les résultats à la communauté scientifique et au grand public ».

À présent il ne nous reste plus qu’à attendre l’annonce de ce soir, afin d’en savoir davantage sur les découvertes effectuées par les chercheurs de LIGO et VIRGO concernant les ondes gravitationnelles !

Sources : VIRGO, AASPhysOrg

3 Réponses

  1. Tassis

    J’ai pu observer des étoiles ce déplaçant et ce remettre à leur place 1 seule fois, c’était au dessus de moi que c’est passé l’événement peut être lié au cerveau qui a dépassé la vitesse de la lumière il c’est connecter à l’univers.

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