Nous vous parlions dernièrement de quatre nouveaux éléments chimiques découverts et ajoutés au tableau périodique. Aujourd’hui, ces éléments ont enfin leurs propres noms ! Dévoilés par l’Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée (IUPAC), les noms nihonium, moscovium, tennessine et oganesson ont été attribués respectivement aux éléments 113, 115, 117 et 118.

Nihonium (Nh), moscovium (Mc), tennessine (Ts) et oganesson (Og) sont les nouveaux noms que les chimistes devront retenir. Ces éléments superlourds font officiellement partie du tableau périodique des éléments depuis le 30 décembre 2015 mais ce n’est que le 8 juin 2016 que l’IUPAC a dévoilé leur dénomination, proposée par différents laboratoires à l’origine de la découverte des éléments 113, 115, 117 et 118.

Ces éléments qui ont été synthétisés par la rencontre d’éléments légers dans un accélérateur de particules, avaient été provisionnement appelés ununtrium, ununpentium, ununseptium et ununoctium. Mais les équipes qui sont à l’origine de leur découverte ont eu plusieurs mois afin de trouver les noms idéaux. Ceux-ci n’avaient cependant pas carte blanche, les chercheurs ont dû se soumettre à plusieurs règles strictes dictées par l’IUPAC : les nouveaux éléments pouvaient donc prendre le nom d’une de leurs propriétés physiques ou chimiques, d’un concept ou d’un personnage mythologique, d’un minéral, d’une région géographique ou d’un scientifique. En effet, les trois premières sources d’inspiration proposées n’ont pas eu de grand succès… Le nom de trois des quatre éléments fait référence à leur lieu de découverte, tandis que le dernier s’inspire d’un scientifique.

 

Quatre noms aux significations particulières !

Le nihonium (Nh), de numéro atomique 113, est le plus léger des quatre. C’est Kosuke Morita et son équipe du centre RIKEN Nishina à Wako, au Japon, qui ont décrit ce noyau artificiel et ont choisi ce nom, car c’est le premier élément à être nommé en Asie de l’est. À savoir que Nihon signifie Japon en japonais.

Le moscovium (Mc) et le tennessium (Ts), respectivement les éléments 115 et 117, ont été découverts par une collaboration entre le Joint Institute for Nuclear Reseach (JNR), situé près de Moscou et plusieurs centres de recherche du Tennessee, dont le Oak Ridge National Laboratory. C’est donc tout naturellement que les chercheurs les ont nommés d’après ces lieux.

L’élément qui vient terminer la septième ligne du tableau de Mendeleïev est l’oganesson, de numéro atomique 118. Son nom se réfère à Yuri Oganessian, un chercheur du JNR et impliqué dans de nombreuses découvertes de noyaux lourds. Il est intéressant de noter que c’est le deuxième élément à être nommé d’après un scientifique vivant, après le seaborgium dédié à Glenn T. Seaborg (1912-1999).

Selon l’UICPA, ces propositions sont toutes conformes au cahier des charges. Si aucune opposition majeure ne se fait entendre durant ces cinq prochains mois, l’IUPAC adoptera définitivement ces propositions.

 

Crédits image de titre : Lawrence Livermore National Laboratories

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