Espace & Astrophysique n°1 (1er avril 2013)

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Naissance de l’univers

Big Bang et lois du cosmos.

Astéroïdes : l’apocalypse annoncée ?

La réalité cachée. La théorie des mondes multiples.

Interview de l’astrophysicien Aurélien Barrau.

Description

Bref aperçu du contenu :

  • Actualités diverses
  • La naissance de l’univers
  • La réalité cachée
  • INTERVIEW de Aurélien Barrau (Astrophysicien)
  • Les fondements du Big Bang
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Vous tenez entre les mains le premier numéro de Espace et Astrophysique, une revue qui, tous les trois mois, vous fera découvrir l’Univers et ses mystères, l’ultime frontière encore à explorer pour le genre humain. Aussi loin que remontent les données historiques, on trouve des preuves de l’existence de l’astronomie. Pendant longtemps, l’astronomie était une discipline bien distincte de la physique. Dans la pensée aristotélicienne, le monde céleste tendait à la perfection, avec les corps célestes qui semblaient être des sphères parfaites circulant sur des orbites parfaitement circulaires, alors que le monde terrestre semble condamné à l’imperfection.

Ces deux mondes ne pouvaient donc pas être liés. Aristarque de Samos (310 av. ].-C. – 250 av. I.-C.) fut le premier à mettre en avant l’idée selon laquelle le mouvement des corps célestes pouvait s’expliquer par la rotation des planètes du système solaire (dont la Terre) autour du Soleil. Malheureusement, à l’époque, la vision géocentrique de l’univers prévalait et la théorie héliocentrique d’Aristarque fut déclarée farfelue et hérétique. Cette vision resta en place jusqu’à ce qu’un astronome nommé Nicolas Copernic ressuscita le modèle héliocentrique au XVIe siècle. En 1609, grâce à la lunette astronomique qu’il avait inventé, Galilée découvrit les quatre lunes les plus brillantes de Iupiter, et démontra qu’elles tournaient toutes autour de cette planète.

Dans un premier temps, seules des lois empiriques ont été formulées, telles que les lois de Kepler sur le mouvement planétaire au début du XVIIe siècle. Quelques années plus tard, Isaac Newton réussit à faire le lien entre les lois de Kepler et la dynamique de Galilée. Il découvrit en effet que les mêmes lois régissaient la dynamique des objets sur Terre et le mouvement des astres dans le système solaire. La mécanique céleste, application de la gravité newtonienne et des lois de Newton pour expliquer les lois de Kepler sur les mouvements des planètes fut la première unification de l’astronomie et de la physique. À la fin du XIXe siècle, on découvrit que la lumière du Soleil pouvait se décomposer en un spectre de lignes colorées. Des expériences avec des gaz chauffés montrèrent par la suite que les mêmes lignes étaient présentes dans leur spectre.

Ces lignes spécifiques correspondaient à un élément chimique unique. Ceci fut la preuve que les éléments chimiques présents dans le Soleil pouvaient être trouvés sur Terre. En effet, l’hélium fut d’abord découvert dans le spectre du Soleil, d’où son nom, et seulement ensuite sur la Terre. Au XXe siècle, la spectroscopie (l’étude de ces lignes spectrales) se développa, notamment grâce aux avancées de la physique quantique qui pouvait expliquer les observations expérimentales et astronomiques. Désormais, la majorité des observations en astrophysique sont effectuées en utilisant le spectre électromagnétique. Les connaissances progressent et chaque jour, le cosmos nous est un peu plus familier. C’est cette formidable aventure que nous voudrions aujourd’hui partager avec vous.

Bonne lecture !

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