Des scientifiques ont effectué le plus grand sondage du ciel nocturne jamais réalisé, partageant ainsi avec le public une quantité de données phénoménale concernant des objets astronomiques. Il aura fallu 4 ans aux astronomes pour rassembler toutes ces informations.

Le projet Pan-STARRS représente environ un demi-million d’images composites du ciel nocturne, observé depuis Hawaï. À présent, les chercheurs ont rendu publiques toutes ces données : quiconque souhaite explorer l’espace, peut télécharger ces informations gratuitement et à tout instant (lien en fin d’article).

« Les enquêtes Pan-STARRS1 permettent à quiconque d’accéder à des millions d’images, d’utiliser cette base de données et des catalogues contenant des mesures de précision concernant des milliards d’étoiles et de galaxies. En rendant ces données publiques, nous prévoyons que les scientifiques, ainsi que les étudiants et même les utilisateurs occasionnels dans le monde entier, feront de nombreuses nouvelles découvertes sur l’Univers à partir de la richesse des données recueillies par Pan-STARRS », explique le directeur des observatoires de Pan-STARRS, Ken Chambers.

Le système Pan-STARRS (Panoramic Survey Telescope and Rapid Response System) a débuté ses activités en mai 2010, en utilisant un télescope appelé Pan-STARRS1 ou PS1. Situé au sommet de Haleakalā, sur Maui (Hawaï), Pan-STARRS1 enregistre des images du ciel nocturne en lumière visible et en infrarouge proche.

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Il s’agit d’une vue compressée de l’ensemble du ciel visible depuis l’Observatoire Pan-STARRS1 à Hawaï. C’est le résultat d’un demi-million d’expositions, chacune d’environ 45 secondes de longueur, prises sur une période de 4 ans. Le disque de la Voie lactée ressemble à un arc jaune clair, et les bandes de poussière apparaissent sous la forme de filaments bruns et rougeâtres. Le fond cosmique est constitué de milliards d’étoiles et de galaxies. Si l’image était imprimée à pleine résolution, elle ferait 2,4 kilomètres de long. Crédits : Danny Farrow/Pan-STARRS1 Science Consortium/Max Planck Institute for Extraterrestrial Physics

Les images enregistrées par ce télescope sont extrêmement détaillées, étant donné qu’il est équipé d’un appareil photo numérique de 1,4 gigapixel (le plus puissant appareil photo numérique jamais conçu actuellement), ce qui signifie qu’il enregistre environ 1,4 milliards de pixels par image. Grâce à cette résolution, chaque image immortalise une partie du ciel faisant environ 36 fois la surface de la Lune vue depuis la Terre. Durant 4 ans, de nouveaux clichés ont été pris toutes les 30 secondes, chaque image faisant 2 giga-octets ! La collection totale s’élève à quelques 2 petabytes (soit 2000 téraoctets ou 2 millions de giga-octets). Comme l’expliquent les scientifiques, c’est l’équivalent d’environ un milliard de selfies, ou 100 fois le contenu total de Wikipédia.

Une quantité de données spectaculaire, mais ce qui est encore plus étonnant est l’abondance des phénomènes astronomiques que ces données contiennent. L’enregistrement visuel est constitué de 3 milliards de sources d’images séparées, comprenant des étoiles proches et lointaines, ainsi que des galaxies et des objets spatiaux plus proches de la Terre.

« Pan-STARRS a fait de nombreuses découvertes concernant notamment des objets proches de la Terre, des objets de la ceinture de Kuiper, concernant le système solaire, ou encore concernant des planètes solitaires situées entre les étoiles. Le télescope a cartographié en trois dimensions la poussière dans notre galaxie et a identifié de nouveaux flux d’étoiles; et a permis de mettre la main sur de nouveaux types d’étoiles en phase d’explosion, ainsi que sur des quasars éloignés datant du début de l’Univers », explique Chambers.

Le programme Pan-STARRS a été réalisé par 10 institutions de recherche dans quatre pays différents, avec l’aide de la NASA et de la National Science Foundation (NSF) des États-Unis. Tandis que les astronomes travaillant sur le projet ont déjà pu découvrir beaucoup de choses jusqu’à présent, ils savent que l’ensemble de ces données pourront être encore plus productives et précieuses, une fois analysées par les scientifiques du monde entier. « Des découvertes suivront, et il y en aura plus que ce que nous avons fait au cours des quatre à cinq dernières années. Il s’agit d’une ressource, c’est un véritable filon de données. Les scientifiques et les personnes qui les exploiteront pourront trouver une quantité de choses nouvelles que nous ne pouvons même pas imaginer, c’est pourquoi nous les mettons à profit de tous », annonce Chambers.

Le déploiement Pan-STARRS se déroule en deux phases : le communiqué concernant les données disponibles dès cette semaine est intitulé Static Sky et montre les valeurs moyennes pour chaque objet astronomique, en termes de position dans le ciel, de luminosité et de couleurs. Une deuxième version des données sera disponible l’année prochaine et révélera les phénomènes cosmiques tels qu’ils ont pu être observés à travers différentes époques astronomiques (soit l’instant utilisé pour déterminer l’orientation de l’axe des pôles terrestres par rapport à la sphère céleste).

L’ensemble des 2 petabytes de données n’attend qu’à être téléchargé et découvert par le monde entier !

Pour télécharger les données de Pan-STARRS, c’est par ICI !

VIDÉO (anglais) : Le plus grand sondage du ciel nocturne jamais réalisé, rendu public par Pan-STARRS !

Sources : Pan-STARRS, Institute for Astronomy

3 Réponses

  1. nour

    bravo a ces travaux d’utilité publique. c’est ainsi que le contribuable sait ou va son argent. bravo!

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    • Pour

      Oui ont aurai pu utiliser cette argent pour par exemple boucher des nids de poule d’une ruelle d’un village en Lozère,c’est vrai.

      Répondre
    • Youri

      Si vous ne comprenez pas l’intérêt de la science, que faites-vous là ?
      De plus, de quel contribuable parlez-vous ? Hawaï n’est pas Français, pour information..

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