Dans le cadre de la mission Near-Earth Object (objets proches de la Terre), la NASA a publié les données d’une année entière de recherches, soulignant le fait que le Système solaire soit un peu plus encombré que ce qu’on pensait… En effet, de nombreux nouveaux astéroïdes ont été découverts.

Bien que la plupart des astéroïdes et des comètes soient trop éloignés pour être considérés comme une menace pour notre planète, la NASA veillera à garder un œil attentif sur une dizaine d’objets en particulier, qui sont assez grands et assez proches de la Terre pour être considérés comme un potentiel danger.

Comme son nom l’indique, le Near-Earth Orbit Wide-field Infrared Survey Explorer (NEOWISE), soit l’Explorateur à grand champ pour l’étude dans l’infrarouge des objets proches de l’orbite de la Terre, est un télescope spatial qui recherche des objets dans notre système solaire, possédant des orbites qui pourraient les rapprocher de notre planète.

En 2010, le vaisseau spatial de l’explorateur NEOWISE de la NASA, a manqué de liquide de refroidissement pour le télescope, de sorte que les chercheurs ont dû réduire les objectifs de la mission : ils ont décidé que le télescope ne sonderait que les environs de la planète Terre, plutôt que de sonder le cosmos dans toutes les directions.

Depuis ce moment-là, le télescope a caractérisé un total de 693 objets proches de la Terre. Parmi eux, 114 n’avaient encore jamais été observés auparavant. Rien que l’année dernière, NEOWISE a découvert 5 nouvelles comètes, 64 astéroïdes dans la ceinture principale d’astéroïdes et 28 autres objets proches de la Terre.

Le télescope a pu réaliser ces découvertes grâce à la faible bande passante infrarouge, pour capturer 2,6 millions d’images du ciel. Une nouvelle technique d’observation (appelée « tail-fitting »), a également permis aux chercheurs d’utiliser la base de données des images afin de modéliser le comportement des comètes lorsqu’elles balayent le système solaire.

« Les comètes qui ont des explosions abruptes ne sont pas communément trouvées, mais cela peut être dû davantage à la nature soudaine de l’activité, plutôt qu’à leur rareté inhérente », explique Emily Kramer du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA. « Il est formidable pour les astronomes de voir et de recueillir des données concernant les comètes lorsqu’ils découvrent une explosion, mais comme cette activité possède une durée de vie si courte, nous pouvons simplement les rater la plupart du temps », ajoute-t-elle.

Nous vous proposons de visionner la vidéo ci-dessous, réalisée par la NASA, afin de vous donner une idée du nombre total d’objets que nous pouvons trouver dans le ciel, montrant les diverses orbites des astéroïdes (en gris), des objets proches de la Terre (en vert) et des comètes (en jaune) :

Mais alors, qu’en est-il de ces astéroïdes potentiellement dangereux ?

Les astéroïdes potentiellement dangereux, dit PHA, font partie du groupe PHO (les objets potentiellement dangereux) qui sont, en astronomie, des objets possédant une taille suffisamment importante et une trajectoire passant suffisamment près de la Terre pour représenter une menace de collision.

Les PHA sont classés comme étant des astéroïdes ayant une distance d’intersection orbitale minimale de 0,05 unités astronomiques (U.A). À savoir qu’une u.a correspond approximativement à la distance entre la Terre et le Soleil (soit environ 150 millions de kilomètres), donc 0,05 ua correspond à environ 7,5 millions de kilomètres. Les PHA doivent également être assez grands pour avoir une magnitude absolue (cela indique la luminosité intrinsèque d’un objet céleste) de 22 ou plus, ce qui implique une taille plus grande que 140 mètres.

Jusqu’à présent, nous avons identifié 1806 de ces objets et tandis que certains passeront très près de la Terre dans les années à venir, aucun ne semble prédestiné à entrer en collision avec notre planète.

Cependant, une équipe d’astronomes de l’Académie tchèque des sciences, pense que le risque d’être touché par un gros astéroïde dans les années à venir, est de plus en plus grand. Les scientifiques se basent sur une analyse de 144 météores provenant des Taurides (une pluie de météorites), qui ont heurté notre atmosphère et ont littéralement explosé : plus communément appelé un bolide. En astronomie, un bolide est un météore de masse importante, produisant un phénomène lumineux intense lors de sa rentrée atmosphérique.

Nous pensons actuellement, qu’avec la comète Encke, les Taurides sont les restes d’une comète encore plus grande qui se serait désintégrée au cours des 20’000 à 30’000 dernières années.

Les chercheurs affirment avoir détecté une toute nouvelle branche de débris, qui serait composée d’au moins deux grands astéroïdes, faisant une taille située entre 200 et 300 mètres. « Très probablement, la branche comprend également de nombreux astéroïdes non détectés qui font des dizaines de mètres de diamètre, ou plus », explique l’Académie tchèque des sciences. « Par conséquent, le danger d’un impact avec un astéroïde grandit nettement à chaque fois que la Terre rencontre ce flux de matière interplanétaire », ajoutent-ils.

Il faut donc que les scientifiques continuent à scruter avec attention ce qui se passe dans l’orbite de la Terre et plus globalement dans le Système solaire afin d’en apprendre davantage sur les risques que nous encourons avec tous ces objets célestes.

L’étude des Taurides a été publiée dans l’Astronomy and Astrophysics.

Sources : Astronomy and Astrophysics, PhysOrg

3 Réponses

  1. Kim Leng CHUN

    Nous avons de la conscience du danger venu du ciel et les dinosaures non. C’est au moyen technique que l’homme recourt pour son salut, si la science le permet d’établir la recherche scientifique de technologie anti-astéroïde, lorsque l’on a repertorié ceux qui sont dangeureux pour dévier leur trajectoire ou pour les servir à notre bénéfique.

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  2. Hubert

    on en compte plus aujourd’hui parce que nos instruments sont plus précis. Rien ne prouve qu’ils soient plus nombreux qu’avant . D’ailleurs le système solaire voyage à travers la galaxie qui n’est pas homogène et comprend certainement des zones plus encombrées que d’autres. La mémoire collective de l’homme ne connait pas de tels phénomènes et ceci montre qu’ils sont rares et moins dangereux que le volcanisme.

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