À présent que les États-Unis reprennent officiellement l’exploration spatiale, la Lune semble être le point de départ d’un grand nombre de projets englobant les futurs voyages spatiaux.

L’administration Trump a réorienté les priorités de la NASA pour se concentrer sur la Lune, avant Mars, et le directeur de SpaceX, Elon Musk, a déclaré que le projet BFR sera un élément clé dans la création d’une base lunaire.

Pour poursuivre sur cette lancée, Bigelow Aerospace et United Launch Alliance (ULA) ont annoncé la semaine dernière qu’elles collaboreront afin de concevoir un habitat gonflable. L’habitat en question devrait être lancé dans l’espace vers 2022, et devrait finalement fonctionner comme un dépôt lunaire.

Bigelow Aerospace est en train de concevoir deux modules extensibles (de type B330), tandis que ULA fournit la fusée Vulcan 562, qui transportera les modules en orbite terrestre basse. Il faut savoir qu’un seul module B330 représente environ un tiers du volume de la Station spatiale internationale (ISS).

Une fois que la fusée Vulcan aura amené les modules B330 en orbite terrestre basse, elle se gonflera, et Bigelow la complètera avec de l’équipement supplémentaire, puis la soumettra à toute une série de tests.

Une fois entièrement opérationnelle, des lancements supplémentaires seront effectués dans le but de fournir 35 tonnes de propulseurs cryogéniques aux différents modules. Ils seront ensuite déplacés jusqu’à leur emplacement final : l’orbite lunaire basse. « Nous sommes ravis de travailler avec ULA sur ce projet de dépôt lunaire », a déclaré le président de Bigelow Aerospace, Robert Bigelow, dans un communiqué.

« Notre plan de dépôt lunaire est un important complément à d’autres projets destinés à éventuellement amener les premiers colons sur Mars. Cela fournira à la NASA et à l’Amérique, l’opportunité d’une réussite passionnante et financièrement viable, qui pourra être accomplie à court terme. Le plan, prévu pour être déployé d’ici 2022, nous permettra de retourner sur la Lune », a-t-il ajouté.

Mais les États-Unis ne sont pas le seul pays à s’intéresser à la Lune. Actuellement, la Russie et la Chine devraient signer un accord d’exploration spatiale sur quelques années, couvrant l’exploration de l’espace lunaire et profond. De plus, la Russie travaille avec la NASA sur le projet Deep Space Gateway, dans le but de construire une station spatiale lunaire.

Plus tôt cette année, l’Administration spatiale nationale chinoise (CNSA) et l’Agence spatiale européenne (ESA) ont exprimé le désir de travailler ensemble sur une base lunaire internationale, ou un « village lunaire », d’ici 2020. « Les Chinois ont déjà un programme lunaire très ambitieux. Nous reconnaissons que pour explorer l’espace à des fins pacifiques, nous avons besoin de coopération internationale », a déclaré Pal A. Hvistendahl, de l’ESA.

Source : ULA

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