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Faire dans la dentelle pour éviter le marteau-pilon du confinement national : telle est la stratégie que semble suivre le gouvernement à l’heure où les chiffres font craindre une recrudescence de l’épidémie de COVID-19. Dans ce paysage sous tension, une méthode a fait ses preuves : l’analyse des eaux usées. Au point que plusieurs acteurs se positionnent sur les rangs, en voyant au-delà de l’épidémie en cours.

Repérer la présence locale du virus avant que les populations ne voient apparaître les premiers symptômes : depuis le déclenchement de l’épidémie de COVID, voici plus d’un an, la faculté prédictive de l’analyse des eaux usées a rarement été prise en défaut. En théorie, elle doit permettre aux autorités de prendre des décisions rapides, sans attendre la confirmation des tests visant à mesurer le fameux taux d’incidence. Avec la COVID, cette avance est d’environ six jours, un laps de temps qui peut faire la différence quand on sait que des décisions prises assez tôt suffisent à empêcher la flambée épidémique.

En France, un nom symbolise cette approche : le réseau Obépine (Observatoire Épidémiologique des Eaux Usées). Un consortium de chercheurs qui s’est structuré à partir de mars 2020, avant de se voir confier des moyens supplémentaires par le ministère de la Recherche. Les données du réseau sont désormais intégrées à la décision publique. Aux derniers jours de février, elles témoignaient d’une situation contrastée, faisant apparaître « des endroits avec une circulation stationnaire et d’autres où la circulation est très forte », selon Yvon Maday, membre du réseau, professeur en mathématiques appliquées à Sorbonne-Université.

Des retombées potentielles qui intéressent les entreprises

Mais la recherche publique n’est pas la seule à développer cette approche dont les retombées potentielles dépassent le cadre de l’épidémie en cours. La méthodologie employée permet de repérer d’autres agents pathogènes (grippe, gastro-entérite…) et de renforcer en conséquence les actions préventives. À la faveur de l’épisode COVID, l’épidémiologie des eaux usées est en train de s’imposer comme un domaine d’avenir, dont le rôle de vigie dans les futures crises sanitaires pourrait s’avérer déterminant.

Parmi les entreprises à s’être engouffrées dans la brèche figure Veolia. Il y a quelques semaines, le géant du secteur de l’eau mettait sur le marché une solution permettant de quantifier la présence des variants avec une méthodologie PCR. D’après le journal Le Monde, sept ou huit collectivités locales ont déjà eu recours à ce service, une dizaine d’autres étant sur le point de signer. Dans le cadre de cette prestation, l’opérateur travaille en collaboration étroite avec des experts scientifiques. D’abord l’Institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire pour la partie séquençage, puis une société spécialisée dans l’analyse biologique environnementale pour la quantification.

Veolia fait aussi état de sa collaboration avec le réseau Obépine, qui, de son côté, préfère rester prudent quant à son implication. Si le réseau tient à son ancrage public et à son statut d’organe de recherche, le développement de partenariats public-privé pourrait contribuer à pérenniser son action.

Marseille : expérimentation grandeur nature avec les marins-pompiers, OpenHealth et SICPA

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De tels partenariats sont déjà en cours de déploiement sur le terrain, à l’image du consortium formé à Marseille entre les marins-pompiers de la ville, la société française OpenHealth et le suisse SICPA, spécialisé dans les solutions d’authentification, d’identification et de traçabilité. On se souvient qu’à l’automne dernier, les marins-pompiers de la cité phocéenne avaient été les premiers à tirer la sonnette d’alarme devant une remontée du virus, ce qui avait poussé les autorités à adopter des mesures restrictives localisées. En quelques mois, ils ont acquis une expertise reconnue, au point d’être dépêchés en Moselle pour soutenir les autorités sanitaires dans leurs opérations de détection.

Le dispositif mis en place avec OpenHealth et SICPA intègre un protocole de prélèvement, d’approvisionnement sécurisé en réactifs de tests et d’analyse ainsi qu’une plateforme de traitement et de restitution en temps réel des résultats, accessibles en ligne par les autorités. Il se veut adaptable à n’importe quel territoire, en France et à l’international, et pourra être livré pratiquement clés en main aux autorités qui en feront la demande.

Ainsi se mettent en place dans une relative discrétion des protocoles et des technologies promis à essaimer dans un monde en risque épidémique permanent. Dans ce domaine, la France a une carte à jouer en tirant le meilleur parti de sa recherche, de son tissu d’entreprises et de ses capacités d’intervention régaliennes.

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Les technologies de demain inspirées du monde animal :

Le projet de sensibilisation a été organisé à l’initiative du ministère de l’Éducation nationale de France et a été dirigé à l’échange de l’expérience professionnelle, pour le développement des liens culturels et éducatifs entre les pays. Les expéditions internationales de sensibilisation audiovisuelle, consacrées à la langue russe, à la science et à l’éducation, ont été organisées pendant 6 jours depuis le 20 novembre et jusqu’au 4 décembre. 23 intervenants et experts ont partagé leurs expériences et connaissances avec les habitants de l’Autriche, de la Turquie et de la France, de vive voix et à distance. Plus de 3000 participants ont pris part au projet interactif.

Les invités, qui s’intéressaient à la culture russe ont pris part à l’ensemble des cours, ateliers, rencontres d’enseignement avec les grands philologues, journalistes et critiques d’art russes, hommes de culture, de la science et de l’éducation. Les passionnés ont pu participer au Quiz interactif et gratuit et à un jeu-concours intéressant, avec des prix et des certificats mémorables des partenaires.

Les élèves et les étudiants ont visité les ateliers interactifs sur les mythes de la langue russe, des faits intéressants (« Géographie des miracles de la Russie »). Les enfants de l’école primaire ont regardé le conte musical « Teremok » et ont écouté des histoires sur des mammouths factices, qui ont vécu sur le territoire de l’Arctique d’aujourd’hui.

Les amateurs de la culture, de la science et de l’art russe ont attentivement écouté l’histoire très engagée de la vie du pilote-cosmonaute Andreï Ivanovitch Borissenko. Ils se sont plongés dans le monde de discussions et d’incohérences avec Mikhail Kazinik et Evgueni Vodolazkine. L’acteur et metteur en scène du Théâtre du storytelling, Konstantine Kozhevnikov, a partagé son expérience liée au contrôle du stress et a enseigné les bases de l’improvisation.

L’intervenant des expéditions internationales de sensibilisation Svetlana Kamycheva, maître de conférences de la chaire des méthodes d’enseignement du russe comme langue étrangère, chef du Centre d’études de la politique linguistique et de l’éducation internationale de l’Institut d’État de la langue russe Pouchkine, a noté que : « de tels événements sont une possibilité merveilleuse pour échanger une expérience et communiquer avec des collaborateurs potentiels au niveau professionnel. Après chaque intervention je reçois des emails avec des questions et des propositions de collaboration ». Les avis des participants témoignent aussi d’une certaine importance des expéditions organisées.

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Igor Zhukovskiy, maître de conférences de l’Institut de Sotchi de l’Université russe de l’Amitié des Peuples, président de l’association « Russie-Aquitaine » (Bordeaux), a noté la diversité du programme d’événements, dont son orientation aux catégories différentes de participants : « C’est bon signe qu’on ait pris en compte les intérêts des professeurs de russe comme langue étrangère et des pédagogues, travaillant avec les enfants bilingues. Le cours de Kamycheva Svetlana se distingue par sa base théorique et orientation pratique. La présentation des manuels d’apprentissage par l’auteur même est toujours appréciée. De ce fait l’invitation de Samatova Lola est une bonne chose. Un nouveau manuel, écrit par elle-même, en collaboration avec Khamraeva Elizaveta, sera un bon support pour les pédagogues de nos écoles. Le spectacle ‘Teremok’ et l’histoire sur les mammouths (de Tolmatchev Aleksandr) ont été dirigés notamment à l’audience russophone de Russie. Dans ce contexte, la présentation sur la géographie de la Russie (de Komaretskaya Lyudmila) a été très réussie : et le débit de parole, les illustrations détaillées, les séquences vidéo et le jeu-concours final, c’était super ! ».

Les parents des enfants bilingues ont évoqué l’importance de l’organisation de tels événements. Irina Gamard a noté : « À présent, dans notre pays, on sent le manque de tels événements. Nous sommes très reconnaissants envers les organisateurs des expéditions internationales de sensibilisation. L’événement organisé est très utile et intéressant pour les enfants bilingues, qui n’ont jamais été en Russie, mais qui s’intéressent à sa culture et langue ». Le projet a été organisé sous la tutelle du ministère de l’Éducation de la Fédération de Russie dans le cadre du projet « Expéditions internationales de sensibilisation » (organisateur : « Almira » SÀRL).

https://gorus.fr/ – Expéditions internationales de sensibilisation

Voix du peuple

Le gérant des bars-restaurants No Scrum No Win plaide pour une utilisation proactive des certificats de tests sécurisés et infalsifiables pour favoriser la reprise économique. Il propose de conduire une expérimentation pour une généralisation à compter du 20 janvier 2021.

La conférence de presse de Jean Castex, Premier Ministre, jeudi 10 décembre, a suscité une profonde inquiétude des responsables de bars, restaurants, discothèques et de tous les lieux de convivialité, alors que, paradoxalement, ils n’étaient pas le sujet principal de cet état de la situation. En décidant de ne pas rouvrir les cinémas, musées, théâtres, ou encore les enceintes sportives au motif que la France n’était pas repassée en dessous des 5000 cas nouveaux par jour, le gouvernement a fait prendre conscience au secteur CHR, Cafés-Hôtels-Restaurants, que la date de réouverture fixée au 20 janvier 2021, déjà beaucoup trop tardive au regard de la santé financière d’un nombre croissant d’établissement, était en réalité plus qu’hypothétique. La déclaration de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, lundi 14 décembre n’a fait que renforcer cette inquiétude.

Pour Frédéric Licois, gérant des établissements « No Scrum No Win (NSNW) », bars-restaurants parisiens aux couleurs du rugby situés dans le fourmillant 9e arrondissement, aux 32 rue de Londres et 21 rue Godot de Mauroy, il n’est plus question d’attendre les bras ballants une décision en forme de couperet. C’est désormais une question de survie. La persistance de la fermeture des cinémas, alors qu’aucun cas de transmission du virus n’y a été détecté, est la goutte d’eau de trop pour Frédéric Licois. Car on maintient leur fermeture pour éviter un débat sur les exceptions, sur des réouvertures de secteur d’activité fondées sur des choix raisonnés et objectifs.

« Aujourd’hui, les bars et restaurants sont en train de mourir, et il est faux et trompeur de dire que les aides de l’État couvrent tous nos frais. Chaque jour qui passe nous fait perdre de l’argent, et fragilise l’existence même de nos établissements. Beaucoup sont déjà morts, et la date du 20 janvier 2021 ne peut en aucun cas être remise en cause. C’est une question de survie absolue. Des solutions technologiques nouvelles apparaissent, comme le certificat santé infalsifiable, mettons-les en œuvre immédiatement. Je propose d’expérimenter cette solution dans mes établissements pour montrer au gouvernement que cela fonctionne », affirme Frédéric Licois.

Le gérant de No Scrum No Win demande à ce que le gouvernement autorise la réouverture des établissements accueillant du public contre la présentation d’un certificat de test et infalsifiable prouvant que la personne concernée a été testée négative dans les 3 jours précédents. C’est l’annonce de cet outil technologique nouveau faite par les sociétés BioSpeedia et SICPA qui a donné cette idée à Frédéric Licois.

Concrètement, toute personne faisant un test PCR ou antigénique qui s’avérerait négatif se verrait remettre ce résultat par le laboratoire ou le pharmacien qui l’aura réalisé sous forme d’un QR code sécurisé et infalsifiable, qui lui permettrait de fréquenter tous les lieux accueillant du public pendant les 3 jours suivants la réalisation du test, le délai d’incubation de la COVID-19 étant de 3 à 5 jours. Le délai de 3 jours proposé par le gérant de No Scrum No Win est donc très conservateur pour s’assurer que ni consommateur ni personnel ne soit mis en risque. La lecture et la vérification du QR code, imprimé sur un support papier ou digitalisé, peut se faire aisément via tout smartphone. Et par souci de respect de la confidentialité, aucune information personnelle n’est stockée dans une base de données, conformément au Règlement Général de Protection des Données (RGPD).

Pour les établissements accueillant du public, qu’ils soient bars, restaurants, discothèques, parcs d’attractions, station de ski, salles de concert, stades de football ou de rugby, ce serait la garantie que les personnes, clients, consommateurs, spectateurs qu’ils accueillent sont tous négatifs, à ce moment précis. « Le gouvernement incite à l’utilisation des nouvelles technologies dans un sens défensif, comme il le fait avec l’application Tous Anti Covid. Je préconise qu’on utilise ces nouvelles technologies dans un sens proactif pour faire reprendre la vie économique et sociale », ajoute Frédéric Licois, qui balaie immédiatement les deux seuls arguments contraires qu’on pourrait lui opposer, d’une part celui de l’ostracisation des personnes déclarées positives à la Covid-19 : « ce sont les gouvernements et l’OMS qui exigent que les personnes qui ont contracté le virus s’isolent », et d’autre part celui du manque de fiabilité des tests antigéniques et donc le risque de « certifier » des faux négatifs. « BioSpeedia affirme que ses tests antigéniques sont fiables à 97%, comme les tests PCR donc. Sinon, soyons logiques, arrêtons les tests s’ils ne sont pas fiables ».

Selon Licois, l’application Tous Anti Covid pourrait ajouter une fonctionnalité permettant aux gérants et personnel de CHR de stocker momentanément les certificats de santé des clients pour s’assurer que toutes les personnes sur place ont bien un statut sanitaire conforme et vérifié. Non seulement la sécurité sanitaire serait assurée, mais la combinaison des capacités de vérification de l’application Tous Anti Covid avec les tests sécurisés et infalsifiables permettrait d’assurer une sécurité optimale aux clients et au personnel.

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Alors que les vaccins tardent à arriver en France, les gérants de CHR ne voient plus le bout du tunnel. Certains estiment d’ailleurs que ce test sécurisé permettrait aussi de contrôler les personnes vaccinées et de libérer les commerces de bouche qui en ont tant souffert. Ces espoirs sont teintés d’inquiétudes, alors que le Royaume-Uni vient d’identifier une nouvelle souche de virus, mettant en doute l’efficacité de la réponse vaccinale face à la Covid-19, il serait intolérable de se retrouver dans la même situation qu’après l’été, ou à peine la tête sortie de l’eau pour quelques mois, les restaurateurs avaient dû la replonger.

Frédéric Licois et son associé Denis Reynaud vont désormais solliciter Emmanuel Macron, président de la République et le gouvernement pour faire part de leur proposition, ainsi que les organisations professionnelles concernées, Roland Héguy, président de l’UMIH, Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF ou François Asselin, président de la CPME. Ils veulent ainsi faire évoluer la stratégie TAP du gouvernement « tester, alerter, protéger » en stratégie TAPRE « tester, alerter, protéger, rouvrir l’économie ».

« Rouvrir l’économie pour rouvrir nos bars et restaurants, rouvrir nos cinémas et salles de spectacle, rouvrir nos stades de rugby et de football… » déclare Licois, en toute sécurité grâce aux certificats de tests sécurisés et infalsifiables. Frédéric Licois va de même proposer que son idée fasse l’objet d’une expérimentation, notamment dans ses deux établissements parisiens d’ici la mi-janvier, pour une généralisation à compter du 20 janvier 2021.

Contact : Frédéric Licois, gérant des bars-restaurants NSNW, [email protected]
Dominique Salmon, Université de Paris

Alors que la première vague de l’épidémie de Covid-19 en Europe commençait à décroître, un nombre croissant de patients a fait état de symptômes de la maladie tardifs ou résurgents. Jusqu’à présent, seules quelques études descriptives ponctuelles ont porté sur ce sujet, et aucune n’a encore émis d’hypothèses quant aux dérèglements physiologiques à l’origine de ces manifestations. Très invalidants, ces symptômes pouvaient survenir après une apparente rémission.

Les réseaux sociaux se sont fait l’écho de ces signalements et plusieurs équipes médicales ont mis en place des consultations afin de prendre en charge les patients concernés. En mai 2020, nous avons ouvert à l’Hôtel Dieu de Paris une consultation appelée « post Covid », spécifiquement destinée à ces patients atteints par de telles « formes longues » de Covid-19.

Voici ce que nous avons appris jusqu’à présent.

Une maladie initialement peu sévère

La Covid-19 est le plus souvent une maladie aiguë et bénigne. En effet, la plupart des cas de Covid-19 sont symptomatiques, même si environ 40 à 45 % des infections semblent être asymptomatiques.

Les symptômes apparaissent après une période d’incubation d’environ 5 jours. Parmi les plus fréquents, on peut citer une fièvre ou des frissons, des signes ORL tels que douleurs de gorge ou écoulement nasal (rhinorrhée), des maux de tête, une perte de l’odorat (anosmie), parfois une perte de goût (agueusie), une toux sèche, des douleurs thoraciques et une fatigue. Ces symptômes durent en moyenne 7 à 9 jours, puis régressent progressivement en deux à trois semaines.

Une petite proportion de patients, de l’ordre de 8 à 15 %, va développer une maladie plus sévère avec pneumonie entraînant un défaut d’apport en oxygène (pneumonie hypoxémiante), qui nécessite parfois l’admission en réanimation. Les facteurs de risque de ces formes sévères sont essentiellement l’âge, le sexe masculin, le diabète et l’obésité, ainsi que l’hypertension. Le risque global de décès est de l’ordre de 4 à 5 % au niveau global, mais il est beaucoup plus élevé, de l’ordre de 20 à 25 %, pour les patients admis en réanimation.

Quand les symptômes persistent

Habituellement, la charge virale (PCR) qui apparait 2 jours avant les symptômes est maximale au début de la maladie, puis commence à décliner rapidement à partir du septième jour. La culture virale est rarement positive lorsque la charge virale est basse, et il en est de même lorsque le test est fait plus de 8 à 10 jours après le début des symptômes.

Plusieurs articles ont cependant décrit des cas de persistance du virus au niveau du rhinopharynx. Dans de très rares cas, cette persistance virale peut se prolonger pendant plusieurs mois, en particulier chez les sujets ayant fait une forme sévère, âgés ou dont le système immunitaire ne fonctionne pas correctement (personnes dites « immunodéprimées »). On ne sait pas à ce jour si ces sujets sont susceptibles d’être contagieux.

D’autres études ont montré que chez certains patients, un ou plusieurs symptômes peuvent persister plusieurs semaines, voire mois, après le déclenchement de la maladie, même après une infection peu sévère.

Nos résultats, présentés lors de la première conférence sur la Covid-19 de la Société européenne de Microbiologie clinique et des Maladies infectieuses (ECCVID 2020) et publiés dans la revue spécialisée Journal of Infection en décembre 2020, avaient pour objectif de décrire le profil clinique et virologique de patients présentant des symptômes prolongés. Nous nous sommes penchés à la fois sur les symptômes persistants (encore présents plus de deux mois après une infection aiguë) et sur les symptômes résurgents, c’est-à-dire apparus au moins 3 semaines après une période d’accalmie relative.

Des personnes jeunes, majoritairement féminines

Depuis l’ouverture de cette consultation jusqu’à mi-juillet 2020, nous y avons accueilli 113 patients se plaignant de symptômes prolongés. Leurs données ont été recueillies de façon anonymisée et standardisée sur un questionnaire préétabli, et avec leur accord (cette étude, dénommée PERSICOR, a été déclarée au comité de protection des personnes de l’Hôpital Henri Mondor). Les antécédents des patients, l’histoire clinique initiale et celle des rechutes, les données virologiques, biologiques et radiologiques y été précisées.

Parmi les patients qui se sont présentés, 70 avaient bien eu une infection à SARS-CoV-2 documentée, qui pu être confirmée par RT-PCR ou sérologie. La PCR n’avait été positive dans 62,3 % des cas. Ce pourcentage s’explique par le fait que les tests PCR n’étaient pas systématiques au début de l’épidémie. En revanche, les tests sérologiques se sont avérés positifs pour la grande majorité de ces 70 personnes (92,7 %). Autrement dit, des anticorps dirigés contre le SARS-CoV-2 étaient présents dans leur sang, ce qui témoigne d’une rencontre avec le coronavirus.

Malgré une histoire clinique compatible avec la Covid-19 (sur un faisceau d’au moins 3 signes cliniques évocateurs comme l’anosmie, un contact avec un cas confirmé ou un scanner évocateur), les 43 autres patients n’ont pas pu avoir de documentation de leur infection par le SARS-CoV-2. La majorité n’a pas pu se faire tester par PCR, car celle-ci n’était pas encore recommandée, et les analyses sérologiques (pour les 40 de ces participants qui en ont bénéficié) se sont avérées négatives.

Tous les patients ont été pris en charge de la même façon. Cependant, nous nous sommes focalisés dans un premier temps sur la description des 70 patients ayant un diagnostic confirmé. Ceux-ci étaient relativement jeunes, puisqu’âgés de 36 à 51 ans, avec un âge médian de 45 ans. La moitié d’entre eux pratiquaient un sport régulièrement. Enfin, les femmes étaient surreprésentées dans cet échantillon (78,6 % des participants).

Par ailleurs, environ la moitié des personnes concernées présentait un terrain allergique, et 13 % avaient un antécédent de pathologie auto-immune personnelle ou familiale.

Des symptômes différents lors des rechutes

Les symptômes de Covid-19 survenus lors du 1er épisode s’étaient en général avérés minimes. Seuls neuf patients avaient dû être hospitalisés, parmi lesquels deux avaient dû être mis sous oxygène. Aucun n’avait dû être admis en réanimation.

Lors de la phase persistante ou lors de rechutes, les symptômes observés pouvaient différer de ceux qui s’étaient manifestés initialement. Le plus prédominant d’entre eux était la fatigue. Souvent extrême (asthénie), celle-ci a contraint une grande partie des patients à interrompre à nouveau le travail qu’ils avaient pu reprendre après la maladie. Cette asthénie était souvent majorée par le moindre effort un peu poussé, aussi bien physique qu’intellectuel.

Au second plan, ces patients évoquaient des symptômes neurologiques tels que des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration, de l’humeur, une somnolence ou au contraire une insomnie, ou encore des troubles sensoriels : fourmillements ou sensations de brûlure le long des membres, sur le corps ou au niveau de la face, douleurs neurogènes (touchant les nerfs), troubles de l’équilibre, vertiges ou surdité ou, plus rarement, troubles de la déglutition et de l’élocution ou problème de régulation de la température corporelle.

Les malades évoquaient également des symptômes cardiovasculaires et thoraciques : oppression et douleurs thoraciques, palpitations ou variation brutales du rythme cardiaque, gêne respiratoire (dyspnée) durant l’effort et toux.

Certains patients atteints de formes longues développent parfois des symptômes cutanés.
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Enfin, d’autres catégories de symptômes étaient rapportées par plus de 30 % des patients, quoique moins fréquemment : des douleurs musculaires ou tendineuses, une rechute plus ou moins prononcée de l’anosmie, des signes digestifs (diarrhées ou encore douleurs épigastriques), des signes cutanés ou vasculaires avec inflammation le long des trajets veineux…

Dans la moitié des cas, un intervalle libre de quelques jours ou semaines a été noté entre le premier épisode symptomatique et les épisodes successifs. Ces symptômes étaient fluctuants, mais se produisaient pour certains patients toutes les semaines, voire tous les jours.

Des examens peu concluants

Les examens réalisés lors du second épisode et des suivants ont, dans la majorité des cas, peu contribué à éclairer le diagnostic. Si les symptômes cardiothoraciques de certains patients ont pu être rapportés à une inflammation du muscle cardiaque (myocardite) ou de la membrane qui l’entoure (péricardite), généralement peu de signes biologiques d’inflammation et peu de désordres immunitaires ont pu être mis en évidence.

Chez onze personnes, les examens par PCR ont cependant révélé une persistance du virus au niveau du rhinopharynx, qui a parfois duré plus de 6 mois après l’épisode initial.

Le suivi de ces patients est encore court, puisqu’ils n’ont été revus pour la plupart qu’à 3 mois. Il a néanmoins pu être observé au cours de cette période que les symptômes mentionnés étaient fluctuants. Ils évoluaient souvent par poussées : de courtes périodes durant lesquelles ces personnes vont bien alternent avec d’autres où les symptômes reviennent. Ces poussées sont souvent provoquées par les efforts importants. Avec le temps, elles semblent néanmoins de moins en moins fortes et de plus en plus espacées. Certains patients, en minorité cependant, semblent à ce jour en rémission complète.

Ces observations nous ont permis d’émettre plusieurs hypothèses pour expliquer cette persistance ou réémergence de symptômes.

Le virus persiste-t-il ?

La première hypothèse, la plus évidente, est celle qui postule que, chez certains patients, le virus pourrait rester présent, en se reproduisant ou non soit au niveau des sites usuels (le rhinopharynx, le tube digestif), soit à d’autres endroits de l’organisme. Cependant, rares sont les cas où il a été formellement démontré que le virus se répliquait de façon prolongée.

L’étude de ces quelques sujets ayant un ARN viral détectable plusieurs mois après le premier épisode a révélé que ces malades avaient plus souvent que les autres une perte d’odorat. Or, on sait que l’anosmie est liée à une atteinte de l’épithélium olfactif situé dans la région haute de l’orifice nasal, qui est la zone importante de réplication du virus.

On peut aussi émettre l’hypothèse que le virus ait pu diffuser de cette zone vers des endroits difficilement accessibles à la recherche du virus, tels que d’autres cellules situées ailleurs dans l’organisme et portant le récepteur ACE2, qui permet l’entrée virale. Cette diffusion du virus a été montrée à la phase aiguë dans les cellules endothéliales en cas d’engelures, mais aussi dans d’autres organes dans les formes le plus sévères (cellules cardiaques, cellules digestives, rénales…).

Autres hypothèses : réinfection, réponse immunitaire inadaptée, terrain génétique particulier

Une seconde hypothèse est celle d’une réinfection par le SARS-CoV-2, une situation qui existe, mais semble encore exceptionnelle.

Outre le fait que les patients que nous suivons ne semblent pas avoir été réexposés au virus, les signes qu’ils présentaient lors des épisodes prolongés différaient souvent de ceux observés lors de la phase aiguë de Covid-19. Par ailleurs, la majorité d’entre eux avaient acquis des anticorps anti-SARS-CoV-2. Certes, encore faudrait-il savoir si ceux-ci confèrent une protection : les connaissances des infections par d’autres virus nous ont appris que tous des anticorps ne sont pas nécessairement protecteurs, et quand bien même ceux-ci le seraient, il se pourrait que cette protection ne soit que transitoire.

Une troisième hypothèse est que certains sujets pourraient développer une réponse immune inadaptée, du fait d’un terrain génétique particulier. Chez eux, des réponses immunes excessives et inadaptées se développeraient, autrement dit leur système immunitaire s’attaquerait à leur propre organisme. Une telle situation a déjà été décrite dans certains syndromes post-infectieux, donnant lieu à des rhumatismes ou des péricardites post-infectieuses. Le fait d’avoir observé chez certaines personnes des péricardites ou des myocardites apparues tardivement doit nous inciter à explorer plus avant cette piste. Mais là encore, il s’agit d’une situation assez rare qui n’a été observée que chez 9 sujets environ de notre série.

Un syndrome de fatigue chronique ?

Une quatrième hypothèse serait celle de l’apparition d’un syndrome de fatigue chronique, encore appelée « encéphalomyélite myalgique ».

Cette maladie invalidante, reconnue par l’Organisation mondiale de la santé, survient de façon retardée, en général à la suite d’un événement infectieux. Elle peut aussi survenir, quoique moins souvent, après un événement stressant ou une exposition à un toxique.

Le syndrome de fatigue chronique se traduit par une fatigue physique qui n’est pas calmée par le repos (asthénie) et qui nuit aux activités quotidiennes. Cet épuisement est associé à un cortège de symptômes, assez variables selon les individus.

Formes longues de Covid-19 et fatigue chronique : similitudes et différences

Il existe plusieurs définitions du syndrome de fatigue chronique, mais la plus consensuelle est celle des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains (Centers for Disease Control – CDC)

Elle précise que le syndrome de fatigue chronique se caractérise par une fatigue sévère persistant depuis plus de 6 mois, associée à au moins quatre signes parmi ceux-ci : malaise après exercice, repos non réparateur, trouble de la mémoire ou de la concentration, douleurs musculaires, douleurs de plusieurs articulations (polyarthralgies), douleurs à la déglutition (odynophagies), maux de gorge, maux de tête (céphalées), présence de ganglions (adénopathies). Plusieurs études ont objectivé au cours de ce syndrome des anomalies du système nerveux autonome.

Cette maladie affecte de façon prédominante les adultes, en particulier les femmes, avec un pic entre 20 et 45 ans. De façon très caractéristique, le syndrome de fatigue chronique se définit par un malaise survenant après un effort cognitif ou physique qui pouvait jusqu’alors être effectué facilement. Au cours du temps, les symptômes persistent, mais déclinent en intensité.

Malgré de nombreux travaux, les origines biologiques du syndrome de fatigue chronique ne sont pas encore élucidées. Certains auteurs pointent une susceptibilité génétique. D’autres penchent pour une atteinte du système nerveux autonome, qui dirige tout le fonctionnement involontaire de notre organisme (la respiration, la digestion, les battements de notre rythme cardiaque, la régulation de la température corporelle…). Plusieurs auteurs soulignent les conséquences psychologiques délétères du syndrome de fatigue chronique. Ces symptômes invalidants et leur répétition peuvent en effet engendrer une anxiété majeure et avoir des conséquences importantes sur le plan relationnel, professionnel.

La catégorie d’âge de notre série de patients ayant des symptômes prolongés de Covid-19 correspond à celle du syndrome de fatigue chronique. Il existe également des similitudes entre les symptômes rapportés par nos patients et ceux dudit syndrome. Nous avons remarqué que nos patients présentaient des symptômes touchant à la fois plusieurs organes. Rares étaient ceux qui avaient une fatigue isolée. Certains regroupements de symptômes chez un même patient (variation involontaire du rythme cardiaque, difficultés respiratoires, troubles neurologiques fluctuants, fatigue…) étaient évocateurs d’une atteinte du système nerveux autonome.

Cependant, les signes observés dans le cas des personnes « Covid longs » sont globalement plus divers. En outre, d’autres signes présents chez nos patients ne sont pas rapportés au cours du syndrome de fatigue chronique : signes cutanés ou vasculaires, perte d’odorat, inflammation du muscle cardiaque (myocardique…

Pas de traitement, mais les recherches se poursuivent

À l’heure actuelle, en dehors des péricardites pour lesquelles l’aspirine a fait preuve de son efficacité, nous n’avons pas de traitement spécifique à proposer aux patients atteints de formes prolongées de Covid-19. Nous les encourageons à économiser leurs efforts, à la fois physiques et intellectuels, de façon à ne pas aller au-delà de leur seuil de tolérance à l’effort selon la technique de Pacing proposée aux patients atteints de syndrome de fatigue chronique.

Nous recherchons aussi la présence d’un syndrome d’hyperventilation, car celui-ci peut facilement se rééduquer et permettre ensuite de proposer, au cas par cas, une réhabilitation à l’effort. Le terrain psychologique est également exploré, en particulier l’anxiété, car celle-ci peut exacerber d’éventuelles pathologies sous-jacentes, somatiques et psychiques. Quoique très fréquente, cette anxiété n’est pas toujours admise par les patients. Elle justifie néanmoins de proposer systématiquement une prise en charge psychologique, pour les aider affronter cette situation. Heureusement, cette dernière ne va pas dans le sens d’une aggravation, mais plutôt d’une stabilisation ou vers une lente amélioration avec le temps.

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Pour mieux comprendre ces formes prolongées de Covid-19, nous mettons en place une cohorte nationale de plus de 1000 patients présentant des « Covid longs », qui seront suivis sur le plan clinique pendant un an la cohorte COCOLATE. La promotion de cette cohorte sera assurée par le centre hospitalier de Tourcoing et coordonnée par le Dr Olivier Robineau (centre hospitalier de Tourcoing), le Dr François Goehringer (CHU de Nancy) et moi-même en tant que responsable scientifique, en collaboration avec la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) et plusieurs équipes de chercheurs, en particulier de l’Institut Pasteur.

Cette cohorte permettra de décrire de façon fine les aspects cliniques de ces symptômes sur un grand nombre de patients et leur évolution au fil du temps. Grâce à des prélèvements d’échantillons biologiques, les scientifiques tenteront d’identifier une ou des signatures biochimiques (virologiques, immunologiques ou génétiques) de ce syndrome.

Ces recherches seront également complétées par des études de sciences sociales : enquête de qualité de vie, évaluation de la santé mentale… D’autres travaux en population générale permettront de préciser la fréquence et les facteurs de risque de survenue de ces symptômes prolongés, parmi les personnes ayant fait un Covid-19. Avec l’objectif, à terme, de déterminer quels traitements pourront être proposés à ces patients.The Conversation

Dominique Salmon, Médecin, PU-PH – Maladies Infectieuses, AP-HP – Présidente du COREVIH Île-de-France Sud, Université de Paris
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Les questions liées à l’exposition des personnes aux ondes électromagnétiques restent d’actualité, en particulier avec le déploiement de la 5G. Le développement des systèmes de communications sans fil se poursuit depuis maintenant plus de 25 ans – GSM, 3G, 4G, et maintenant la 5G. Que sait-on aujourd’hui concernant cette nouvelle technologie et la crainte de son impact sur la santé ?

L’évolution des réseaux de télécommunications doit répondre aujourd’hui à deux impératifs : une couverture la plus large possible du territoire et l’augmentation du nombre d’utilisateurs, et une augmentation des débits pour répondre aux nouveaux usages, avec contenus nécessitant des échanges de données de plus en plus importants. Initialement, on transportait essentiellement la voix, alors qu’aujourd’hui les contenus numériques sont devenus omniprésents, nécessitant de grandes bandes passantes. Ces dernières définissent la capacité d’un système à faire passer une quantité d’information, par exemple celle contenue dans une vidéo.

Les ondes électromagnétiques auxquelles nous sommes exposé·e·s vont évoluer avec la 5G

Les télécommunications sans fil sont basées sur une liaison hertzienne entre deux émetteurs-récepteurs. Cette liaison s’effectue via une onde électromagnétique qui se propage par exemple entre un smartphone et une station de base appelée « antenne relais ». Cette propagation s’effectue dans notre environnement sans support matériel, c’est-à-dire dans l’air, et reste invisible à nos yeux. À titre de comparaison, la lumière du Soleil peut également être vue comme une onde électromagnétique, mais elle se différencie par des fréquences plus hautes et une énergie très supérieure à celle utilisée par les systèmes de télécommunications.

Lorsqu’une onde électromagnétique rencontre de la matière, une partie est réfléchie et une autre partie pénètre dans la matière. Suivant ses propriétés, elle peut être absorbée et transformée en chaleur. C’est le cas dans un four à micro-ondes, ou lors de l’interaction d’une onde avec le vivant. Cependant, entre le four à micro-ondes et les systèmes de télécommunications, les puissances mises en jeu sont très différentes : autour de 900 watts pour le four domestique, et moins de 2 watts pour un smartphone.

Plusieurs bandes de fréquences sont utilisées pour ces systèmes de télécommunications. Les premiers systèmes GSM fonctionnaient sur des bandes autour de 900 MHz, puis les fréquences ont évolué entre 700 MHz et 2600 MHz. À ces fréquences, les liaisons se font au maximum sur quelques dizaines de kilomètres, selon la puissance des émetteurs, ce qui implique un réseau dense de stations de base pour couvrir un territoire.

Le déploiement du réseau 5G va dans un premier temps utiliser une nouvelle bande de fréquence autour de 3,5 GHz, assez proche de celle utilisée actuellement pour la 4G. Par la suite, deux nouvelles bandes de fréquences, autour de 26 GHz, puis au-delà de 60 GHz pour des liaisons courtes distances, seront exploitées.

D’un point de vue technologique, des efforts importants sont réalisés pour réduire l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de tel réseau de télécommunications. On peut citer le « contrôle de puissance » qui va chercher à réduire la puissance émise nécessaire à une bonne communication, et une « optimisation de la liaison émetteur-récepteur » en concentrant l’énergie dans une direction privilégiée, c’est-à-dire celle du récepteur.

Deux types d’expositions aux ondes électromagnétiques

Le premier type d’exposition est lié aux stations de base, où l’exposition est considérée « en champ lointain », c’est-à-dire que l’on se trouve loin de l’émetteur, une antenne relais par exemple. Dans ce cas, les niveaux de champ sont faibles, d’autant plus faibles que l’on s’éloigne de l’antenne émettrice (en première approximation, l’amplitude du champ électromagnétique est inversement proportionnelle à la distance entre l’émetteur et le lieu d’exposition).

L’autre possibilité d’exposition est liée à l’utilisation d’un dispositif à proximité de l’utilisateur, par exemple un smartphone. Pour assurer une liaison avec la station de base, la puissance émise va induire des niveaux d’exposition généralement supérieurs à ceux d’une exposition en champ lointain. C’est ce que l’on appelle une exposition locale, où les ondes interagissent avec les parties du corps les plus proches de la source.

Comment les ondes électromagnétiques interagissent-elles avec le corps humain ?

L’interaction entre une onde électromagnétique et le corps humain conduit à une absorption de l’énergie dans ce dernier et, à ces fréquences, à un effet thermique plus ou moins important suivant la puissance. Pour quantifier cette absorption, une grandeur physique de référence a été définie pour les fréquences inférieures à 10 GHz, le « débit d’absorption spécifique ». Ce « DAS » s’exprime en « watt par kilogramme », et correspond à l’énergie absorbée par unités de temps et de masse dans le corps humain.

Pour se prémunir des effets potentiels sur la santé liée à l’exposition aux ondes électromagnétiques, en particulier ceux liés à l’échauffement thermique, des restrictions de base et des valeurs limites d’exposition ont été définies. Par rapport à un niveau d’exposition qui entraînerait au bout de 6 minutes une élévation de température de 1 °C pour le corps entier (par rapport au corps à 37 °C), un facteur 50 est retenu pour garantir l’absence d’effet thermique. Pour les expositions locales, la vascularisation permet de dissiper la chaleur liée à l’absorption des micro-ondes. Certains organes sont plus sensibles que d’autres à la chaleur (les yeux par exemple, qui sont moins vascularisés que d’autres organes) et il y a aussi des valeurs limites.

Ces valeurs limites reposent sur des recommandations de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants qui s’appuient sur une analyse détaillée de la littérature scientifique. Les restrictions de base conduisent à des valeurs qu’il ne faut pas dépasser aussi bien pour une exposition en champ lointain (corps entier), que pour une exposition locale (appareil placé à proximité de la tête par exemple). Les restrictions traduisent les puissances absorbées dans le corps humain, grandeurs qui sont difficilement mesurables directement. Par conséquent, des « niveaux de références » ont été définis : s’ils ne sont pas dépassés, on sait que les restrictions de base sont respectées. Par exemple, pour des fréquences supérieures à 2 GHz, le DAS doit être inférieur à 0,08 watt par kilogramme pour une exposition corps entier et à 2 watts par kilogramme pour une exposition localisée. Ces valeurs garantissent qu’il n’y a pas d’augmentation significative de la température du corps ou des tissus.

Les nouvelles fréquences de la 5G impliquent-elles de nouveaux effets sur la santé ?

L’avènement de la 5G entraîne une exposition à de nouvelles fréquences. Concernant la bande autour de 3,5 GHz, on se situe à des fréquences proches et légèrement supérieures à celles utilisées pour la 3G et 4G : les mécanismes d’interaction, ainsi que les zones exposées, vont être similaires à ceux étudiés jusqu’à présent. À ces fréquences, en l’état actuel des connaissances, il y a un consensus sur une absence d’effet sanitaire avéré sur l’organisme lié à l’exposition aux ondes électromagnétiques. Des expertises collectives sont régulièrement conduites en France et dans le monde, pour tenir compte des évolutions technologiques et des derniers résultats publiés dans la littérature scientifique.

Ces dernières années, des questions subsistaient principalement vis-à-vis de l’exposition des enfants, des femmes enceintes, et des expositions chroniques où l’on va s’attacher à étudier l’effet d’une exposition et d’une réponse de l’organisme sur le long terme (plusieurs années, voire toute une vie). Les rapports d’expertises à venir, en particulier celui de l’ANSES, devraient apporter des éléments de réponses sur ces questions.

Concernant les nouvelles fréquences autour de 24 GHz et 60 GHz, la problématique évolue. En effet, la montée en fréquence induit une profondeur de pénétration moindre dans les tissus et organes, de l’ordre de 3 à 6 fois moindre que les fréquences de la 3G ou la 4G (où le DAS s’atténue typiquement d’un facteur 100 sur 2-3 cm). Ceci implique une nouvelle grandeur physique de référence, à savoir la « densité de puissance de l’onde électromagnétique », que l’on exprime en watt par m2. Cette dernière caractérise l’onde qui va interagir avec un individu et ne doit pas dépasser 10 watts par m2.

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L’autre conséquence est une évolution des cibles d’interactions : la plus faible pénétration conduit à être plus attentif aux risques potentiels sur la peau, les terminaisons nerveuses et la circulation sanguine, et moins sur le cerveau par exemple.

Des données sont disponibles dans la littérature dans ces gammes de fréquences et elles font actuellement l’objet d’une analyse par un groupe de travail mis en place par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’ANSES. Ce travail sur les effets éventuels de l’exposition à la 5G devrait aboutir dans quelques mois.

Les acteurs de la protection aux expositions aux ondes électromagnétiques en France

Ces questions sanitaires restent d’actualité et pour enrichir les connaissances sur les possibles effets des ondes sur le corps humain, des études sont toujours en cours et elles sont soutenues en France dans le cadre du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail de l’ANSES. En parallèle, de son côté, l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) veille au respect des valeurs limites d’exposition du public aux ondes électromagnétiques et recense les mesures effectuées sur le terrain, ainsi que les différents émetteurs déployés sur le territoire. Sur la base des rapports scientifiques, l’Union européenne émet des recommandations, qui sont par la suite retranscrites en droit français à travers des décrets.The Conversation

Delia Arnaud-Cormos, maître de conférences, membre IUF, Université de Limoges et Philippe Leveque, directeur de Recherche CNRS, Université de Limoges

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

La pandémie de COVID-19 due au coronavirus SARS-CoV-2 n’est toujours pas maîtrisée, et au niveau mondial, la barre symbolique du million de morts a été franchie. En France, ce nouveau coronavirus a tué 32’462 personnes (au 7 octobre). Alors que l’automne s’installe, les indicateurs se dégradent à nouveau, après l’accalmie estivale qui a suivi la fin du confinement généralisé auquel notre pays s’est soumis pour limiter la circulation du virus.

Si l’infection par le SARS-CoV-2 est généralement peu grave, elle peut s’avérer mortelle chez certains patients à risque, telles les personnes âgées ou obèses notamment. C’est un problème, car le SARS-CoV-2 infecte beaucoup plus de patients que les précédents coronavirus mortels. Alors qu’en 2002-2003 l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) provoquée par le SARS-CoV n’avait touché qu’environ 8000 patients, au 7 octobre 2020 36’970’000 cas de COVID-19 ont été confirmés dans le monde, dont près de 700’000 en France.

Dans leurs formes les plus graves, les pneumonies à SARS-CoV-2 sont responsables d’un tableau clinique appelé syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA). Cette atteinte des deux poumons se traduit par une inflammation sévère qui entraîne la destruction des alvéoles pulmonaires, ainsi qu’un œdème important. Elle est associée à une mortalité allant de 30 à 50 % des patients.

Que faut-il savoir sur les pneumonies en général, et sur celles causées par la Covid-19 en particulier ? Comment sont-elles prises en charge ? Qu’ont appris les médecins réanimateurs durant ces derniers mois ?

Les pneumonies, causes fréquentes de consultation

Les pneumonies (ou pneumopathies infectieuses) sont des infections des voies aériennes basses, expression désignant la trachée, les bronches, les bronchioles et les alvéoles. Il s’agit d’une cause fréquente de consultation en médecin libérale, mais aussi dans les services d’urgence.

La gravité potentielle d’une pneumonie réside dans le degré d’altération du fonctionnement pulmonaire. Celle-ci peut en effet entraîner un défaut d’apport en oxygène (hypoxémie), voire une détresse respiratoire, qui se traduit par une véritable « faillite » pulmonaire. L’hospitalisation est alors nécessaire.

En haut, une radiographie du thorax normale (A), ɑu milieu, une radiographie du thorax révélant une pneumonie virale (B), et en bas une radiographie du thorax révélant un syndrome de détresse respiratoire aigu (C). Crédits : DR/APHM, Author provided

L’avènement dans les années 1980 des techniques d’amplification d’acides nucléiques (Polymerase Chain Reaction ou PCR), qui permettent de détecter et d’analyser le matériel génétique d’un micro-organisme même lorsqu’il n’est présent qu’en faible quantité, ont permis de mieux prendre la mesure du rôle des virus dans les infections, en particulier pulmonaires. Grâce à elles, un nombre important de pneumonies dont l’origine était « non documentée » ont pu être attribuées à des agents viraux.

Les agents infectieux les plus connus à l’origine de pneumonies sont les bactéries. Ceci est lié non seulement à leur fréquence, mais aussi au fait que, contrairement aux virus, elles sont facilement mises en évidence au laboratoire par des techniques de culture standard, maîtrisées depuis longtemps. La culture des virus est beaucoup plus longue et difficile. En outre, leur petite taille implique de passer par des techniques de microscopie électronique pour les observer, lesquelles sont plus lourdes à mettre en œuvre que les techniques de microscopie optique utilisées pour les bactéries.

Selon les dernières revues de la littérature, les pneumonies virales représentent environ 20 à 25 % des pneumonies acquises en communauté (ou « pneumonies communautaires »), c’est-à-dire hors de l’hôpital, et jusqu’à 50 % dans les formes graves. Parmi les virus pourvoyeurs de pneumonies, les virus grippaux (Influenza virus), responsables d’épidémies hivernales, sont les plus connus. D’autres virus peuvent également être impliqués, comme le VRS (virus respiratoire syncytial), le rhinovirus ou encore les coronavirus.

Un risque accru chez certains patients

L’altération des poumons résulte de deux mécanismes : le virus agresse directement le revêtement bronchique et pulmonaire, et entraîne aussi une inflammation. Ces deux phénomènes provoquent une diminution des échanges gazeux.

Le risque de développer une pneumonie sévère est particulièrement élevé lorsque le patient est fragilisé par certaines comorbidités : pathologies respiratoires et cardio-vasculaires chroniques, cancer, prise de traitements immunosuppresseurs comme les anticancéreux ou les traitements antirejet chez les patients transplantés, etc. Plus l’âge d’un individu est avancé, plus son risque de présenter une ou plusieurs sources de vulnérabilités est grand.

Dans le cas du COVID-19, il apparaît que la plupart des patients décédés de pneumonies causées par le SARS-CoV-2 (ou qui ont présenté des tableaux cliniques sévères) étaient effectivement porteurs de comorbidités ayant altéré leur réponse immunitaire, et donc leur capacité à combattre le virus. Au premier rang des comorbidités les plus à risque figure l’obésité.

En cas de Covid-19, qui décide de l’hospitalisation ?

La décision d’hospitalisation est prise par le médecin sur la base de critères essentiellement cliniques, à partir du moment où il constate des difficultés à respirer, une accélération de la fréquence respiratoire et cardiaque, un épuisement respiratoire, etc. Surtout, la réanimation est envisagée lorsqu’il est nécessaire de placer le patient sous oxygène, voire sous assistance respiratoire.

Outre des problèmes respiratoires graves, les patients qui développent des formes d’infection par le SARS-CoV-2 sévères peuvent aussi présenter des états de choc se traduisant par une chute de leur tension ou une insuffisance rénale.

Lorsqu’un patient contaminé par le SARS-CoV-2 présente une pneumonie jugée grave, il est admis en réanimation dans une chambre individuelle, tandis que l’ensemble des soignants met en place des mesures de précautions d’hygiène, d’isolement respiratoire et de contact.

Cette image de microscope électronique à balayage montre le SARS-CoV-2 (sphères bleues) émergeant de cellules cultivées en laboratoire (image colorisée). Crédits : NIAID-RML, CC BY

Le scanner est devenu indispensable au diagnostic, car la radio seule s’est avérée très mauvaise pour quantifier la sévérité des COVID. Les radiologues ont mis au point des scores permettant de quantifier la gravité de l’atteinte (autrement dit, le pourcentage des zones atteintes) et le scanner permet de diagnostiquer une embolie pulmonaire associée. Les thromboses (caillot obstruant un vaisseau sanguin) sont en effet des complications fréquentes de la Covid-19.

C’est un des points de la prise en charge qui a changé par rapport au printemps : les anticoagulants sont très utilisés désormais, étant donné la propension du virus à activer la coagulation. On se base pour cela sur les marqueurs d’activation de la coagulation obtenus lors du bilan sanguin.

Des examens biologiques complémentaires (gaz du sang) sont aussi menés afin d’évaluer le degré de l’atteinte, et son retentissement sur les autres organes. Enfin, comme dans toute infection respiratoire virale, des analyses sont faites pour détecter une éventuelle co-infection bactérienne. La « collaboration » entre virus et bactéries, qui aggrave leurs pouvoirs pathogènes respectifs, est en effet fréquente.

Surveiller, traiter, suppléer

Une fois le patient admis en réanimation, trois axes vont guider sa prise en charge. Tout d’abord, une surveillance continue débute. Assurée par le personnel soignant qui s’appuie sur des appareils de monitorage, elle se poursuit 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Ensuite, lorsqu’un traitement permettant de s’attaquer directement à la cause de l’infection est disponible, il est administré. Dans le cas de la COVID-19, il faut souligner qu’à l’heure actuelle, bien que de nombreuses molécules de différentes classes thérapeutiques sont à l’heure actuelle à l’étude en France et dans le monde, il n’existe toujours aucun traitement spécifique formellement recommandé pour lutter contre le SARS-CoV-2.

Si des signes de co-infection bactérienne sont constatés, un traitement antibiotique peut être prescrit. Cependant, la base du traitement des cas sévères en réanimation reste, comme souvent lors des infections virales, le traitement de suppléance, qui a pour but de s’attaquer aux symptômes et de pallier la déficience des organes touchés.

Traiter les symptômes

Le traitement de suppléance consiste notamment à fournir aux patients en détresse respiratoire une assistance plus ou moins importante. Le premier niveau consiste à administrer de l’oxygène à concentration très élevée et avec un débit important (oxygénothérapie à haut débit) par voie nasale, au moyen de lunettes à oxygène.

Lorsque ceci ne suffit pas, une ventilation mécanique peut être mise en place, soit de façon non invasive, au moyen d’un masque insufflant de l’air enrichi en oxygène sous pression, soit de façon invasive, après intubation de la trachée au moyen d’une sonde. Les patients sont alors sédatés et placés sous respirateur artificiel. L’idée est d’assurer la fonction respiratoire et de protéger le poumon. En effet, en cas de pneumonie la respiration elle-même peut être à l’origine de lésions pulmonaires : en utilisant des réglages de volume et de pression appropriés, le respirateur permet de protéger les poumons le temps que l’infection soit combattue et les dégâts pulmonaires résolus.

Dans les cas les plus graves, et lorsque la mise sous ventilateur seule est insuffisante, les réanimateurs peuvent mettre en œuvre d’autres techniques. Ils peuvent par exemple recourir à la curarisation des patients. Il s’agit de provoquer une paralysie musculaire en interrompant de façon temporaire et réversible la transmission de l’influx nerveux entre les nerfs et les muscles respiratoires grâce à l’injection de curares. Cette « mise au repos » des muscles permet d’éviter que le patient ne « lutte » contre le respirateur.

Les malades peuvent aussi être positionnés sur le ventre pendant plus de la moitié de la journée puis repositionnés sur le dos. Cette posture « en décubitus ventral » permet de réaérer leurs poumons et de redistribuer le flux sanguin pulmonaire vers les zones de poumon sain. Enfin, l’emploi de gaz tels que le monoxyde d’azote peut permettre d’améliorer l’oxygénation.

En dernier recours, si ces approches s’avèrent insuffisantes, les soignants peuvent décider de mettre en place une assistance respiratoire extra-corporelle (extracorporeal membrane oxygenation – ECMO). Cette approche, qui n’est disponible que dans certains centres de haut niveau technique, constitue le degré ultime de suppléance respiratoire. Elle consiste à pomper le sang du patient au moyen de canules mises en place dans ses veines de gros calibre (veines fémorales), puis à le mettre en circulation dans une machine qui va l’oxygéner directement, en le faisant passer à travers une membrane recevant un mélange d’air et d’oxygène.

Photo d’un patient en SDRA sévère sous ECMO. A gauche de la photo le respirateur. Les canules d’ECMO sont visibles en bas. Crédits : APHM, Author provided

Traitement de suppléance : que nous ont appris les derniers mois

Les travaux menés au cours des derniers mois ont sensiblement modifié la façon dont sont pris en charge les patients atteints de formes sévères.

Ces malades sont aujourd’hui moins intubés qu’au début de l’épidémie. On préfère désormais privilégier l’oxygénothérapie à haut débit, non invasive. Le pronostic des patients est en effet meilleur qu’en cas d’intubation, laquelle accroît le risque d’infection (le tuyau plongeant dans la trachée du malade, il existe un risque accru d’envahissement des voies aériennes par les bactéries du tube digestif).

Plusieurs études ont aussi montré que la position ventrale permettrait de limiter l’aggravation de la maladie. En effet, les poumons des patients atteints de formes sévères sont lourds et inflammatoires. Ils ont donc tendance à s’écraser sur eux-mêmes (atélectasie). Lorsque les malades sont sur le dos, cet écrasement est aggravé par le poids du cœur, qui pèse sur les poumons. Or, les zones les plus concernées sont les zones postérieures, qui sont aussi les plus vascularisées. Lorsque les patients sont mis sur le ventre, ces régions se réétendent, ce qui améliore l’oxygénation du sang. On propose donc aux patients de passer le plus de temps possible sur le ventre, même lorsqu’ils ne sont pas en réanimation.

Enfin, au Royaume-Uni l’essai Recovery a permis de mettre en évidence l’efficacité de la corticothérapie faible dose, via l’administration de dexaméthasone. Ce traitement médicamenteux peut entraîner d’une baisse de 30 % de la mortalité chez les patients sous oxygène. L’Organisation mondiale de la santé le recommande pour traiter les malades développant des formes sévères de Covid-19.

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Étant donné la grande facilité de propagation du SARS-CoV-2, le nombre de patients atteints de formes sévères et nécessitant une admission en réanimation pourrait à nouveau augmenter dans les semaines à venir.

En attendant la mise au point d’un éventuel vaccin ou la découverte d’un médicament antiviral efficace contre le SARS-CoV-2, il est donc important de continuer à freiner au maximum sa circulation, en respectant les gestes barrières, en portant correctement son masque, et en évitant les situations pouvant mener à des événements de « super propagation ».The Conversation

Sami Hraiech, MCU-PH en Médecine Intensive – Réanimation, Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, Service de Médecine Intensive-Réanimation, CHU Nord, Aix-Marseille Université (AMU)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original. Les chiffres ont été mis à jour par Trust My Science.

La greffe de cheveux est, aujourd’hui, une pratique qui connaît de plus en plus de succès auprès des personnes souffrant d’alopécie et de calvitie. Selon les chiffres, ces maladies auto-immunes touchent en effet des millions d’hommes et de femmes en France. La greffe capillaire est la solution la plus fiable, la plus discrète et la plus esthétique à ce jour pour remédier à la perte des cheveux. Elle s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Elle est proposée par les dermatologues, les chirurgiens plasticiens ou des médecins formés.

Les avancées dans le domaine de la chirurgie capillaire sont notables, avec l’apparition de nouvelles techniques de transplantation de cheveux dénommées DHI (pour Direct Hair Implantation) et FUE (Follicular Unit Extraction). Il s’agit de méthodes de greffe de cheveux aux cellules souches.

Toutes deux partent du constat que les cellules souches restantes sur le cuir chevelu après la chute des cheveux permettent de régénérer de nouveaux follicules pileux, et par conséquent, de restaurer la chevelure. Les techniques de greffe capillaire se sont affinées au fil du temps. Mais concrètement, en quoi consistent la DHI et la FUE ? Quelles différences y a-t-il entre l’une et l’autre ?

La greffe capillaire DHI

La transplantation capillaire est un protocole médical qui consiste à prélever des unités folliculaires sur un morceau de peau, puis à les transplanter sur la zone dégarnie du cuir chevelu. Avec la méthode DHI, les follicules pileux prélevés se trouvent au niveau de la couronne hippocratique, où il y a le plus de repousses naturelles. Le chirurgien s’applique consciencieusement à l’extraction à la main de chaque unité. Aucune incision n’est requise, la méthode est non-invasive. Ensuite, il les réimplante un à un sur la partie à greffer par injection, en respectant l’orientation naturelle des cheveux et en recréant au mieux la densité capillaire du patient ou de la patiente.

Les avantages d’une transplantation capillaire DHI se résument en plusieurs points. D’abord, cette intervention est pratiquée par un médecin ou un chirurgien ayant suivi une formation pointilleuse sur le protocole DHI. Elle ne laisse aucune trace ou cicatrice visible grâce à l’absence d’incision.

La méthode est aussi efficace dans les cas d’alopécie légère que dans les cas de calvitie modérée et étendue. De plus, ses résultats paraissent naturels et discrets. Elle reproduit naturellement l’implantation de la chevelure. La direction, l’angle ou encore la profondeur de chaque follicule sont choisis en ce sens lors de l’injection des cheveux. C’est une technique plus aboutie comparée aux anciennes techniques de greffe, comme la FUT (Follicular Unit Transplantation), aussi appelée la méthode à bandelette, et la FUE.

La technique d’implant capillaire DHI a été développée par l’Académie DHI basée à Londres. En France, elle est exclusivement disponible à la Maison Lutétia Paris. Elle permet de remédier efficacement à l’alopécie légère ou très avancée. Cette technique révolutionnaire est également applicable à la barbe et aux sourcils.

Sur le même sujet : Transplantation capillaire : déroulement de l’opération et dernières avancées techniques

La greffe capillaire FUE

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Qu’en est-il de la FUE (extraction d’unités folliculaires) ? Le principe de la FUE est légèrement différent de celui de la méthode DHI. Mais difficile de parler de la FUE sans évoquer la FUT puisqu’elle en découle. La FUT est la plus ancienne des méthodes de transplantation capillaire : elle commence par l’extraction d’une bandelette du cuir chevelu sur une zone donneuse où les cheveux foisonnent et repoussent en permanence. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on l’appelle la méthode à bandelette. Ensuite, le chirurgien esthétique sépare les unités folliculaires sur microscope, il incise des trous pour accueillir chaque greffon sur la zone à couvrir et termine son intervention par la greffe.

À la différence de la FUT, la technique FUE d’implant capillaire consiste à prélever un à un les bulbes ou greffons au moyen d’une petit foret chirurgical (de 0,7 à 1 mm de diamètre) et non en bandelette. C’est ensuite au chirurgien de procéder à leur réimplantation sur la zone touchée par la calvitie. Les implants seront également greffés sur des incisions réalisées à cet effet sur la zone d’implantation. À cause du manque de précision, il peut arriver que le chirurgien creuse inutilement un trou en ratant le bulbe capillaire. Et si l’on procède à plusieurs séances de FUE, cela appauvrit les cheveux sur la zone de prélèvement.

Avec cette technique, il est souvent nécessaire de raser entièrement la zone de prélèvement. Cela crée aussi des cicatrices plus ou moins visibles à l’arrière du crâne selon le nombre de follicules prélevés. Cette contrainte semble dissuader les femmes et les hommes, désireux de garder leur chevelure, à opter pour cette solution. Voilà pourquoi la FUE n’est recommandée que dans les cas de calvitie non sévère. Si la surface du cuir chevelu à couvrir est assez importante, il est plus intéressant de se tourner vers la technique d’implants capillaires DHI.

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Dans plusieurs corps de métiers, les produits chimiques font partie intégrante de l’environnement de travail. Acides, peintures, aérosols, solvants, ces substances sont très dangereuses pour le corps et peuvent entrainer de nombreuses pathologies. En Europe, on estime qu’un tiers des maladies professionnelles sont liées à une exposition à des produits chimiques. Face à ces risques, il est impératif que les salariés soient bien protégés et conscients des dangers engendrés par l’usage de ces substances. Selenca, une entreprise spécialisée dans les risques agricoles, les accompagne.

Protéger la peau de tous les contacts avec des substances dangereuses

Les risques pour la peau liés à l’usage de produits chimiques sont nombreux. En effet, un contact entre ce type de substances et la peau peut entraîner de nombreux problèmes de peau, tels que des irritations, des dermatoses ou encore des brûlures. Dès lors, il est nécessaire de s’équiper en conséquence avec du matériel de sécurité. Les gants, les lunettes ou encore les blouses et les combinaisons de protection sont alors indispensables pour se prémunir des risques liés à l’usage de produits chimiques.

Cependant, lorsque l’on pense à la protection de la peau, il ne faut pas penser qu’aux contacts directs. En effet, les émanations toxiques et les vapeurs peuvent altérer la santé d’un travailleur sans pour autant que ce dernier n’ait touché un produit chimique dangereux.

De ce fait, en plus des protections « physiques » que constituent les gants, les blouses et les lunettes, il est impératif de s’équiper avec des masques, qui vont protéger les parties les plus sensibles de la peau, à savoir la bouche ou le nez, qui peuvent absorber des vapeurs toxiques.

Sur le même sujet : Des produits chimiques cancérigènes émanent constamment des sièges de nombreux véhicules

Pour protéger ses salariés et éviter les accidents du travail, il est nécessaire de s’équiper en conséquence afin de protéger la peau des contacts avec les produits chimiques. Cela passe par une bonne protection, mais également une bonne prévention et une connaissance experte de l’usage de tels produits dans un environnement de travail.

Pour répondre à ces besoins, l’entreprise française Selenca, spécialisée dans la protection et la prévention des risques en milieu agricole, propose toute une gamme d’équipements pour protéger les salariés des risques liés à l’usage de produits chimiques.

À l’inverse de vos euros, les cryptomonnaies ne sont pas gérées par des banques, même si celles-ci montrent récemment leur intérêt. C’est pourquoi il en va de votre responsabilité de les stocker de manière fiable, afin qu’elles soient à l’abri des tentatives de vol ou des piratages. Vous découvrirez dans ce petit guide les meilleurs portefeuilles (wallets) crypto à choisir en 2020, afin de protéger au mieux vos fonds.

Portefeuille « chaud » ou « froid » ?

Pour comprendre comment stocker ses cryptomonnaies (ou cryptoactifs), il faut d’abord faire la différence entre deux types de wallets crypto. Les portefeuilles « chauds » sont des portefeuilles en ligne, par exemple ceux qui sont proposés par les plateformes d’échange, ou encore les applications comme Electrum et Atomic Wallet. Ces portefeuilles ont pour eux la simplicité d’utilisation, et une grande rapidité. La contrepartie, c’est cependant qu’ils sont plus vulnérables aux attaques.

C’est pour cela que les investisseurs qui possèdent beaucoup de cryptomonnaies choisissent également des portefeuilles « froids ». Les cold wallets permettent de stocker ses fonds hors-ligne. C’est-à-dire que vos Bitcoins, Ethers (Ethereum), Ripple, etc., ne sont accessibles que lorsque vous branchez votre portefeuille. Pour cette raison, il est presque impossible de les pirater, à moins d’y avoir accès physiquement.

priQuels portefeuilles pour quels cryptoactifs ?

Maintenant que vous connaissez les principales différences entre les portefeuilles, il s’agit de savoir s’ils s’adaptent ou non à vos cryptomonnaies. L’immense majorité des portefeuilles prennent en charge le Bitcoin, qui reste le plus gros actif cryptographique. Mais un Bitcoin wallet comme eToroX, le Ledger Nano S, ou encore Coinbase wallet, est souvent compatible avec les autres cryptomonnaies (les altcoins). C’est le cas pour les wallets hors ligne et en ligne.

cryptomonnaies
Crédits : Pexels

Si vous vous cantonnez aux principales cryptomonnaies, il y a fort à parier que votre portefeuille soit compatible. Mais si ça n’est pas le cas, vous devrez peut-être télécharger le portefeuille natif du projet, qui a été développé par les équipes. Les portefeuilles sont cependant mis à jour régulièrement pour inclure les derniers altcoins.

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Notez également que certains wallets ont des fonctionnalités avancées. Ils peuvent inclure des solutions dites « de seconde couche », comme le Lightning Network pour Bitcoin. Ou encore proposer un anonymat aux utilisateurs : c’est le cas de Wasabi Wallet. Certains portefeuilles sont également liés à des bourses d’échange : cela vous permet de trader vos cryptos sans multiplier les transferts. À vous donc de comparer les spécificités pour voir celles qui vous intéressent le plus.

Pour résumer

Vous ne possédez pas énormément de cryptos, et vous souhaitez pouvoir les échanger rapidement, lorsque le Bitcoin grimpe ? Tournez-vous plutôt vers un portefeuille chaud, en évitant de stocker vos pièces directement sur les plateformes d’échange. Vous avez acheté des Bitcoins en masse et souhaitez les conserver plusieurs années ? Dans ce cas, vous devriez choisir un portefeuille froid afin de les laisser fructifier en paix.

N’oubliez pas d’activer la connexion en deux étapes (2FA) afin de vous assurer une sécurité maximale. Et retenez que vos clés privées, ce sont comme vos mots de passe : personne d’autre que vous n’a à les connaître.