Les pluies de météores des Delta Aquarides du Sud et les Alpha Capricornides atteindront leurs apogées simultanément dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet. Si ces dates coïncident avec une Lune encore éclairée à près de 98 %, les Alpha Capricornides sont connues pour leurs météores très lumineux. Les deux pluies resteront actives jusqu’à la mi-août. Cerise sur le gâteau : les célèbres Perséides atteindront également leur apogée dans la nuit du 12 au 13 août, tandis que l’éclipse solaire aura lieu le 12 août.
Les Delta Aquarides du Sud figurent parmi les pluies de météores les plus visibles et les plus longues. Si elles ne produisent pas de pic spectaculaire, elles restent généralement constantes pendant plusieurs semaines entre juillet et août. Les Alpha Capricornides, quant à elles, ne produisent pas beaucoup de météores mais sont connues pour produire des boules de feu très lumineuses et persistantes dans le ciel.
Les Delta Aquarides du Sud proviennent des débris de la comète 96P/Machholz, orbitant autour du Soleil tous les 5,3 ans. Les astronomes estiment que les débris à l’origine de l’essaim météoritique se sont formés il y a environ 20 000 ans. Les Alpha Capricornides, elles, proviennent des débris de la comète 169P/NEAT, qui orbite autour du Soleil en environ 4,3 ans.
Les pics des deux pluies coïncident cette année, ce qui permettra d’observer les deux essaims au cours de la même nuit, même si la Lune sera encore éclairée à 98 % à ce moment-là, selon l’American Meteor Society. Bien que la lumière de la Lune réduise les chances d’apercevoir un grand nombre de météores, « cela vaut tout de même la peine d’essayer : les Alpha Capricornides sont lentes et souvent exceptionnellement brillantes, si bien que quelques bolides pourraient traverser la lueur lunaire », indique Starwalk.
De plus, les Delta Aquarides du Sud sont actives du 12 juillet au 23 août et les Alpha Capricornides du 3 juillet au 15 août, ce qui augmente les chances d’apercevoir des météores à mesure que la Lune décroît.
Où lever les yeux pour maximiser ses chances
Dans l’hémisphère nord, la constellation du Verseau où se situe le radiant des Delta Aquarides du Sud se lèvera dans la partie sud du ciel. L’hémisphère sud bénéficiera cependant d’une meilleure visibilité, le radiant se levant dans le ciel beaucoup plus haut. Les météores peuvent néanmoins apparaître partout dans le ciel nocturne et il suffira de bénéficier d’une vue bien dégagée de l’ensemble du ciel pour les apercevoir. Pour avoir une meilleure chance d’en apercevoir, l’idéal est de choisir un point d’observation où la Lune est cachée par un arbre ou un bâtiment.
Les Alpha Capricornides seront également bien placées pour être observées dans l’hémisphère sud (en particulier en Australie et dans les régions voisines), leur radiant, situé dans la constellation du Capricorne, montant haut dans le ciel. Elles pourront néanmoins encore être observées dans une grande partie de l’hémisphère Nord, en particulier dans les régions des latitudes moyennes telles que le sud de l’Europe, le nord de l’Afrique et le sud des États-Unis.
« Même si le nombre de météores est faible, ce qui rend cette pluie spéciale, c’est la qualité plutôt que la quantité. Ses bolides brillants peuvent être vraiment spectaculaires et, combinés aux Delta Aquarides plus nombreuses, créer un spectacle inoubliable dans le ciel nocturne », indique Starwalk.
Mais si le ciel est trop couvert ou trop éclairé au moment du pic, les pluies persisteront encore pendant plusieurs semaines. De plus, elles seront immédiatement suivies des Perséides qui atteindront leur pic d’activité dans la nuit du 12 au 13 août, juste après la nouvelle Lune et l’éclipse solaire du 12 août.
Pour distinguer les trois pluies de météores, il est possible de s’appuyer approximativement sur la direction d’où elles semblent provenir. En pratique, les météores peuvent apparaître partout dans le ciel et seule leur trajectoire, prolongée en arrière, converge vers le radiant. Les Delta Aquarides du Sud et les Alpha Capricornides se projettent depuis le sud, tandis que les Perséides proviendront du nord-est, depuis la constellation de Persée.
Ces dates offriront donc des conditions d’observation favorables. Sous un ciel très sombre, le cumul théorique des taux horaires zénithaux (ZHR) peut atteindre jusqu’à 100 météores par heure, mais avec une Lune encore très brillante, le nombre réellement visible sera nettement inférieur. Et en journée, l’éclipse solaire totale sera visible dans l’est du Groenland, le nord de l’Espagne et l’ouest de l’Islande, tandis que le reste de l’Europe pourra observer une éclipse solaire partielle.




