La pluie de météores des Êta Aquarides, produite par la célèbre comète de Halley, atteindra son apogée entre le soir du 5 et le 6 mai, avec 10 à 30 météores visibles par heure pour les observateurs de l’hémisphère nord. Cependant, en raison de la Lune gibbeuse décroissante et de l’emplacement du point radiant de la pluie, les observateurs de l’hémisphère sud bénéficieront d’une meilleure visibilité, avec des pics allant jusqu’à 50 météores par heure.
Les Êta Aquarides sont réputées pour leurs météores rapides et leurs traînées lumineuses persistantes. Elles sont provoquées par les débris que la comète de Halley, la même qui provoque la pluie de météores des Orionides d’octobre, a laissés dans son sillage. La comète ne repassera près de la Terre qu’en 2061, mais notre planète traverse ponctuellement son nuage de débris, faisant pénétrer ceux-ci dans l’atmosphère terrestre à environ 65 km/s.
Cette année, les Êta Aquarides seront actives du 19 avril au 28 mai et devraient atteindre leur pic d’activité dès ce soir. Ce pic d’activité intervient cependant cinq jours seulement après la pleine Lune : au cours de la nuit du 5 au 6 mai, le disque lunaire sera éclairé à 83 % et restera au-dessus de l’horizon pendant la majeure partie de la nuit, ce qui réduira le nombre de météores visibles, selon Starwalk.
Comment les observer ?
Si le pic d’activité maximale est prévu entre le soir du 5 et le 6 mai, les meilleures fenêtres d’observation pour les Êta Aquarides se situeront entre le 4 et le 7 mai au petit matin, car la constellation du Verseau, leur point radiant, culmine dans le ciel avant l’aube.
« Le radiant, situé dans la constellation du Verseau près de l’étoile Eta Aquarii, se lève après minuit et atteint son point culminant juste avant l’aube, mais la période d’observation idéale dans votre ville variera en fonction de votre latitude, de l’heure locale du lever du soleil et des conditions du ciel », explique Starwalk.
Pour repérer la constellation du Verseau, on peut l’observer vers l’est, à environ 40 degrés de la Lune, un peu après minuit. Des applications en ligne, telles que Sky Tonight ou Stellarium, sont également disponibles pour faciliter son identification en fonction de sa position.
La pluie offrira une meilleure visibilité depuis l’hémisphère sud, la constellation y étant plus haute dans le ciel. En particulier, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et une grande partie de l’Amérique du Sud bénéficieront de la meilleure visibilité, et les observateurs pourront y apercevoir jusqu’à 50 météores par heure, selon l’American Meteor Society.
La constellation du Verseau restera cependant basse sur l’horizon pour les observateurs de l’hémisphère nord, sans compter la Lune gibbeuse décroissante qui occultera une grande partie des météores. Près d’une dizaine de météores par heure pourraient néanmoins être observés avant l’aube pendant le pic d’activité, dans de bonnes conditions de visibilité (avec le moins de pollution lumineuse possible), les météores des Êta Aquarides étant connus pour leur persistance.
La prochaine pluie de météores à venir sera celle dite des Êta Lyrides, dont le pic d’activité sera prévu pour le 10 mai. Elle restera toutefois relativement faible, ne produisant généralement que trois météores par heure, tandis que la Lune sera encore éclairée à 47 %. Son observation intéresse néanmoins les astronomes en raison de son lien potentiel avec la comète C/1983 H1 IRAS-Araki-Alcock, dont le dernier passage près de la Terre remonte à 1983.
Le mois de juin pourrait se révéler plus intéressant avec la pluie des Ariétides diurnes, qui constitue la plus forte pluie de météores diurne de l’année. Leur activité débute le 14 mai et atteint son pic le 7 juin, avec des météores visibles avant l’aube.




