La pluie de météores des Perséides, l’une des plus prolifiques de l’année, atteindra son pic la nuit du 12 au 13 août. Les conditions d’observation promettent d’être exceptionnelles, ces nuits coïncidant notamment avec la nouvelle lune et offrant la possibilité d’observer jusqu’à 100 météores par heure. Certaines régions d’Europe auront également la chance de « chasser » les météores après l’éclipse solaire totale du 12 août.
Les pluies de météores se produisent lorsque la Terre traverse des nuages de débris laissés par des comètes de passage. De nombreuses pluies se produisent donc chaque année à peu près à la même période et les pics d’activité sont atteints lorsque notre planète traverse la partie la plus dense de ces nuages de débris.
Les météores créent des traînées lumineuses en pénétrant notre atmosphère à une vitesse de quelques dizaines de kilomètres par seconde. « Lorsqu’elles sortent du vide spatial et pénètrent dans l’atmosphère terrestre, ces minuscules grains de poussière interagissent avec toutes les particules et tous les ions présents dans l’atmosphère. Sous l’effet de la friction, ils s’échauffent et forment l’impressionnant éclair que nous observons », explique Ashley King, planétologue au Musée d’histoire naturelle de Londres.
La pluie de météores des Perséides provient de la comète 109P/Swift-Tuttle. Découverte en 1862 par les astronomes Lewis Swift et Horace Tuttle, son dernier passage près de la Terre date de 1992. Bien qu’il s’agisse de l’une des plus grosses comètes connues (son noyau mesure environ 26 kilomètres de diamètre) passant périodiquement près de la Terre, la comète était alors trop faible pour être observée à l’œil nu. Son prochain passage près de notre planète n’aura lieu qu’en 2126.
Où et quand l’observer ?
Les Perséides pourront être observées dans l’hémisphère nord ainsi que dans les latitudes moyennes de l’hémisphère sud. Afin de mieux les observer, il est préférable de trouver un endroit sombre et de regarder une large portion du ciel plutôt que de fixer directement leur point radiant dans la constellation de Persée, juste en dessous du W caractéristique de la constellation de Cassiopée.
Le meilleur moment d’observation se situe une heure avant l’aube. Et avec la nouvelle lune, l’on pourra s’attendre à observer jusqu’à 100 météores par heure lors des nuits du pic, dans des conditions idéales ; il s’agit d’un taux théorique maximal (ZHR), et non du nombre de météores qu’un observateur verra réellement en une heure.
« Les Perséides comptent parmi les plus anciennes pluies d’étoiles filantes recensées, avec des observations remontant à plus de 2 000 ans. Elles constituent un événement annuel très apprécié car elles sont régulièrement actives et visibles, se produisent durant les mois les plus chauds et sont connues pour produire des bolides – des météores exceptionnellement brillants qui laissent une traînée lumineuse en traversant le ciel », indique la NASA.
Les météores des Perséides se déplacent en effet à environ 214 000 km/h lorsqu’ils pénètrent dans l’atmosphère terrestre. Leur échauffement et leur luminosité sont liés à la compression et aux interactions extrêmement rapides avec l’atmosphère, ainsi qu’à l’ablation du matériau. La plupart des Perséides sont en outre minuscules et presque aucune particule n’atteint le sol. La plupart forment des traînées lumineuses lorsqu’ils se trouvent à environ 97 kilomètres d’altitude.
Il faut en outre faire preuve de patience. « Vous risquez de ne rien voir pendant les 10 premières minutes, le temps que vos yeux s’habituent à l’obscurité », explique Ashley. « Une fois habitué à la faible luminosité, vous commencerez à remarquer de plus en plus de choses. Alors n’abandonnez pas trop vite. »
À noter que bien que la pluie reste techniquement active du 17 juillet au 24 août, l’activité diminue rapidement après son pic, selon EarthSky. D’autres pluies de météores resteront néanmoins actives, notamment les Delta Aquarides. D’autres pluies de météores seront par ailleurs attendues au cours des prochains mois, dont les Géminides de décembre, qui sont aussi réputées pour être particulièrement prolifiques.



