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Technologie 4 min de lecture

OpenAI prévoit un investissement colossal de 750 milliards de dollars dans ses infrastructures d’IA

Valisoa Rasolofo 23 juillet 2026
openAI-depenses-explosent-IA-couv | Unsplash

OpenAI vient de revoir à la hausse ses dépenses en infrastructure d’IA, prévoyant notamment d’investir 750 milliards de dollars d’ici 2030, soit environ 25 % de plus que ses estimations en début d’année. Cette hausse de budget s’explique apparemment par un nouveau projet de centre de données s’étendant sur 567 hectares et prévu pour être construit en Géorgie, alimenté en électricité par le fournisseur local à hauteur d’au moins 3,2 gigawatts.

Les besoins énergétiques des technologies d’IA augmentent de manière exponentielle à mesure qu’elles évoluent et requièrent davantage de puissance de calcul. Aux États-Unis, la consommation énergétique a par exemple augmenté d’environ 4 % entre 2024 et 2025, principalement en raison de l’expansion rapide des centres de données d’IA, une demande qui continuera d’augmenter dans les années à venir.

Les besoins à venir seront tels que les entreprises d’IA travaillent sur des plans accélérés pour la construction ou la location de capacités de calcul, comme en témoigne notamment l’accord conclu entre SpaceX, Anthropic et Google, afin de disposer de toujours plus de centres de données. L’année dernière, Meta a par exemple établi des centres de données sous des tentes pour soutenir ses IA, en attendant le déploiement de son supercluster d’une capacité qui dépasserait le gigawatt.

Parmi les projets d’envergure annoncés figure également le projet Stargate initié par OpenAI et ses partenaires commerciaux, dont Nvidia et Microsoft. Il consiste à construire un réseau mondial géant de centres de données équipés de centaines de milliers de puces ultra-performantes et engagerait plus de 500 milliards de dollars d’investissement.

Mais alors que ce projet semble pour le moment être au point mort, OpenAI a annoncé investir 750 milliards de dollars dans un nouveau projet de centre de données de 567 hectares baptisé Camellia, selon un récent rapport du Wall Street Journal. Cet investissement sera échelonné jusqu’en 2030 avec un capital de départ de 20 milliards de dollars pour lancer son développement.

Un virage stratégique vers une infrastructure propriétaire

Prévu d’être construit au sein du pôle industriel Savannah Gateway, dans le comté d’Effingham, en Géorgie, le projet Camellia semble refléter les efforts d’OpenAI pour sécuriser ses puces et l’infrastructure énergétique nécessaires à l’entraînement et à l’exploitation de ses modèles d’IA. En effet, ce projet marque une rupture avec les précédentes approches de l’entreprise, qui consistaient principalement à louer de la capacité de calcul auprès de fournisseurs cloud tels qu’Oracle et Amazon Web Services.

D’autre part, OpenAI a précisé que l’intégralité des coûts d’infrastructure et de service électrique du nouveau centre de données sera entièrement à sa charge. Autrement dit, le projet n’aurait pas d’impact direct sur la facture énergétique des habitants et les habitants n’auront aucun coût d’infrastructure à supporter. L’entreprise a déjà annoncé avoir acquis le terrain de construction et le partenaire de construction et d’exploitation du site est en cours de sélection.

Georgia Power, le fournisseur d’énergie local, produira 3,2 gigawatts d’électricité pour le projet, qui seront mis en service par phases entre 2028 et 2032 et qui n’auraient aucun impact sur les besoins énergétiques de la communauté locale, selon l’entreprise.

La Commission des services publics de Géorgie (PSC) a d’ailleurs adopté l’an dernier une réglementation visant à empêcher les fournisseurs d’énergie de répercuter les coûts liés aux nouveaux utilisateurs consommant plus de 100 mégawatts, selon TechCrunch. Georgia Power a en outre indiqué qu’OpenAI réduirait sa consommation d’électricité jusqu’à 1 gigawatt lors des périodes de forte demande sur le réseau.

La source utilisée pour pouvoir extraire les 3,2 gigawatts d’électricité n’a toutefois pas été précisée. Néanmoins, Georgia Power a déposé récemment des documents auprès de la PSC indiquant que la majeure partie de sa nouvelle capacité énergétique proviendra du gaz naturel. Ce gaz devrait permettre de plus que doubler la capacité des centrales à gaz naturel déjà existantes de la société énergétique. Une petite partie de l’énergie serait également fournie par des batteries et des panneaux photovoltaïques.

Les autres détails concernant les phases de construction restent à définir, mais OpenAI a déjà recruté Brett Mayo, un ancien de xAI qui supervisait le centre de données Colossus, pour diriger la construction du centre de données Camellia.

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