L’éclipse solaire du 12 août prochain sera visible dans sa totalité en Islande, dans le nord de l’Espagne, en Russie et au Groenland, tandis que le reste de l’Europe, ainsi qu’une partie de l’Amérique du Nord et de l’Afrique du Nord, pourront observer une éclipse partielle. Le passage de la Lune devant le Soleil offrira un spectacle rare aux observateurs du ciel, certains ayant l’occasion d’admirer la couronne solaire dans toute sa splendeur.
Les éclipses solaires se produisent lorsque la Lune se trouve entre la Terre et le Soleil et occulte temporairement le disque de celui-ci. Les régions situées dans l’ombre de la Lune, où le disque solaire est entièrement occulté, connaissent une éclipse solaire totale. Cela provoque un crépuscule momentané et fait même chuter temporairement les températures dans certaines régions.
Les éclipses solaires totales constituent également de rares occasions pour observer la couronne solaire, la couche la plus externe du Soleil, qui, habituellement, est complètement masquée par les régions plus internes beaucoup plus lumineuses. Les éclipses offrent aux astronomes l’opportunité d’étudier la couronne en détail et de tenter d’identifier des indices sur les raisons pour lesquelles elle est beaucoup plus chaude que la surface du Soleil.
Les éclipses solaires ne se produisent cependant pas de la même manière dans toutes les régions du monde. Si certaines ont la chance de l’apercevoir en totalité, d’autres ne peuvent l’observer que partiellement, voire pas du tout. Lors d’une éclipse partielle, dont la visibilité couvre généralement bien plus de régions que les éclipses solaires totales, la Lune occulte partiellement le disque solaire, ne laissant parfois qu’un croissant solaire ou ne cachant au contraire qu’une toute petite partie du disque.
Où et quand observer l’éclipse solaire
Au mois d’août prochain, l’éclipse solaire totale débutera dans une région isolée de la Russie vers midi (heure locale), avant de poursuivre sa trajectoire vers l’Arctique. Elle passera ensuite au-dessus du pôle Nord avant d’atteindre le nord-est du Groenland vers 16 h (heure locale). Les habitants de Reykjavik, la capitale de l’Islande, pourront observer l’éclipse solaire totale à 17 h 48, heure locale, une première dans le pays depuis 1954 et la dernière avant 2196.
Après l’Islande, l’éclipse traversera à nouveau l’océan pour atteindre le nord de l’Espagne vers 20 h 30, heure locale, avant le coucher du Soleil, ainsi que la partie nord-est du Portugal et les îles Baléares, au large de la côte est espagnole.
« Pour la plupart des personnes se trouvant sur la trajectoire de l’éclipse totale, le Soleil sera complètement occulté pendant moins de deux minutes. Pour celles se trouvant à proximité du centre de la trajectoire de l’éclipse, au Groenland, en Russie ou dans l’Atlantique Nord, la totalité durera un peu plus longtemps (mais toujours moins de deux minutes et demie) », écrit la NASA dans un communiqué.
L’éclipse solaire partielle, quant à elle, sera visible dans de nombreuses régions et débutera le 12 août dans le nord de la Russie. Elle atteindra ensuite l’Alaska et le nord du Canada dans la matinée, le nord des États-Unis vers midi, puis l’est du Canada et l’est des États-Unis l’après-midi. Elle sera visible dans une grande partie de l’Europe, notamment le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Europe continentale, ainsi que le nord-ouest de l’Afrique, en fin d’après-midi, où la phase partielle pourra durer plus d’une heure.
Des détails sur les horaires et les taux de visibilité pour chaque ville sont disponibles sur le site web de la NASA. Attention cependant à ne jamais observer une éclipse partielle à l’œil nu ou à diriger un télescope ou des jumelles directement dans sa direction, au risque de graves lésions oculaires. Des lunettes à filtres spéciaux sont disponibles à cet effet, ainsi que des techniques de projection d’ombre pour recréer le passage de la Lune devant le Soleil.




