Il y a 58 millions d’années, les mammifères fréquentaient déjà les environnements marins

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| Anton Wroblewski

Jusqu’à présent, les paléontologues pensaient que les traces les plus récentes de présence de mammifères au sein d’environnements marins comme les côtes, les deltas et les littoraux remontaient à l’Éocène, il y a entre 48 et 37 millions d’années. Mais récemment, une équipe de chercheurs à découvert des empreintes de mammifères dans un ancien delta du sud du Wyoming remontant au paléocène tardif, soit 58 millions d’années.

Un vaste ensemble d’empreintes fossilisées montre que les grands mammifères préhistoriques se rassemblaient près de la mer des millions d’années plus tôt que nous ne le pensions. Anton Wroblewski de l’Université de l’Utah et Bonnie Gulas-Wroblewski du Texas A&M Natural Resources Institute, ont photographié et examiné le site d’empreinte, sur lequel Wroblewski est tombé pour la première fois en 2019 en cartographiant les roches qui se sont formées sur une ancienne côte qui se trouve maintenant dans le Wyoming.

Des empreintes de mammifères remontant à 58 millions d’années

Les fossiles végétaux dans les couches situées au-dessus d’où les traces ont été trouvées indiquent que les empreintes de pas ont environ 58 millions d’années, ce qui en fait la première preuve directe de mammifères parcourant des environnements marins. Par exemple, la première preuve de la présence de baleines provient de roches qui se sont formées 9.4 millions d’années plus tard.

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Photos des différentes empreintes de mammifères trouvées dans le sud du Wyoming ainsi que de leurs représentations. © Anton F.-J. Wroblewski & Bonnie E. Gulas-Wroblewski

Les empreintes de mammifères fossilisés qui remontent à 58 millions d’années ou plus tôt sont très rares : la nouvelle découverte n’est que le quatrième site au monde où de telles traces ont été trouvées, et le premier dans lequel les empreintes ont été découvertes près d’un ancien littoral. « Les autres sites d’empreinte comptent quelques dizaines de traces. Celui-ci a en fait des milliers d’empreintes de pas, il fournit donc des informations très importantes sur la façon dont ces animaux se déplaçaient, ce qu’ils faisaient, etc. », explique Wroblewski.

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Des traces notamment laissées par des Coryphodons

Les chercheurs ont enregistré des empreintes de pas dans quatre couches de sédiments qui représentent chacune un moment différent lorsque les traces ont été faites dans l’environnement. À l’époque, la région était un delta côtier. « Nous ne savons pas combien de temps est représenté par ces couches, mais il s’agit presque certainement de milliers voire des dizaines de milliers d’années », explique Wroblewski.

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« Donc, ces quatre couches de roche nous disent que ces animaux ne sont pas venus une seule fois dans le milieu marin. Ils l’ont fait de nombreuses fois pendant des dizaines de milliers d’années. Et c’est pourquoi nous pensons que c’était une de leurs habitudes — c’est quelque chose qu’ils faisaient régulièrement ».

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Photos des empreintes à quatre doigts appartenant au Coryphodon. © Anton F.-J. Wroblewski & Bonnie E. Gulas-Wroblewski

Au moins deux types d’animaux sont à l’origine des empreintes. Bien que les empreintes à quatre doigts ne puissent être associées à aucun animal connu pour avoir existé à cette époque, les empreintes de pas à cinq doigts ont probablement été laissées par le Coryphodon, un animal ressemblant à un hippopotame.

« D’une certaine manière, c’est une extension de l’existence temporelle du Coryphodon. Le fait d’observer cette association environnementale signifie qu’il sera possible de chercher dans d’autres zones où ces environnements sont préservés pour voir si des empreintes pourraient y être identifiées », conclut George Engelmann de l’Université du Nebraska à Omaha.

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Sources : Scientific Reports

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