Depuis plusieurs semaines, de nombreux médias évoquent une amélioration de la qualité de l’air à l’échelle mondiale. En effet, cela semble se produire depuis que la pandémie de COVID-19 perturbe et réduit très considérablement les activités humaines à travers le monde. À présent, dans l’État indien du Pendjab, la baisse de pollution permet de voir les cimes enneigées de l’Himalaya, ce qui n’avait plus été possible depuis plusieurs décennies… soit depuis 30 ans.

À la fin du mois de mars, de nombreux médias relayaient que la pandémie de COVID-19, par le biais du confinement imposé dans de très nombreux pays, avait engendré une amélioration de la qualité de l’air en Europe. Un satellite de l’Agence Spatiale européenne (ESA) avait même récolté des données démontrant la baisse de la pollution atmosphérique. La NASA a, quant à elle, effectué un travail similaire, mais en ce qui concerne la Chine.

À présent, les preuves de l’amélioration de la qualité de l’air sont également visibles en Inde. En effet, le gouvernement indien a décidé d’instaurer un confinement pour ses 1,3 milliard de citoyens. En quelques jours à peine, les citoyens du nord du pays ont pu assister à un spectacle très rare : la chaîne de montagnes de l’Himalaya est visible jusqu’à 200 kilomètres de distance. Cela faisait environ 30 ans que cela n’avait plus été possible, en raison de la pollution de l’air.

L’Himalaya est à nouveau visible

Sur les réseaux sociaux, les habitants du district de Jalandhar, dans l’État du Pendjab, au nord de l’Inde, ne cessent de partager leur émerveillement (photos et vidéos à l’appui).

Certains affirment même n’avoir jamais assisté à un tel spectacle de leur vivant. « Nous pouvons voir clairement les montagnes enneigées depuis nos toits. Mais pas seulement : les étoiles aussi sont visibles la nuit. Je n’ai jamais rien vu de tel », explique Balbir Singh Seechewal, un militant contre la pollution de l’environnement. Ce dernier a également ajouté qu’il lui était désormais possible d’observer les montagnes le jour, et également les étoiles durant la nuit.

Une amélioration inédite de la qualité de l’air

Depuis l’instauration des mesures de confinement prises face à la propagation du nouveau coronavirus SARS-CoV-2, les niveaux de pollution ont chuté de façon spectaculaire en Inde, qui est un pays avec l’un des plus hauts taux de pollution de l’air au monde.

Sur le même thème : COVID-19 : la pandémie a entraîné une réduction de la pollution atmosphérique dans plusieurs pays

Le Central Pollution Board, l’organisme de contrôle national de la qualité de l’air, a fait savoir que le confinement et le couvre-feu auxquels doivent se plier les 1,4 milliard d’Indiens depuis le 22 mars 2020 « ont entraîné une amélioration significative de la qualité de l’air dans le pays ».

Selon des observations établies par India Today, l’indice de la qualité de l’air s’est amélioré de 33% en moyenne dans le pays entre le 16 et le 27 mars. « Les données montrent qu’en moyenne, les villes indiennes avaient un IQA (Indice de qualité de l’air) de 115 entre le 16 et le 24 mars. La qualité de l’air a commencé à montrer des améliorations depuis le premier jour de l’isolement de 21 jours. L’IQA moyen est tombé à 75 au cours des trois premiers jours du confinement », mentionnent-ils dans l’un de leurs bilans.

En Inde, le Premier ministre Narendra Modi devrait prolonger de deux semaines la durée du strict confinement imposé à son pays.

Sources : ESA, NASA, SBS Hindi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.