CHINE : Un chien a été testé « partiellement positif » au coronavirus

coronavirus chien
Certains propriétaires n'ont pas attendu la nouvelle du chien "infecté" à Hong Kong pour protéger leur animal de compagnie, même s'il n'existe aucune preuve qu'une transmission soit possible. Ici, des chiens portant des masques à Shanghai, le 19 février 2020. | Noel Celis/AFP

Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont annoncé que les individus atteints de COVID-19 devraient éviter tout contact avec leurs animaux de compagnie. Un chien a été testé « faiblement positif » à COVID-19, la maladie provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2, a annoncé un porte-parole du ministère de l’Agriculture de Hong Kong (AFCD) ce vendredi.

Des responsables de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont confirmé que des écouvillonnages de la bouche et du nez d’un chien à Hong Kong ont révélé de faibles concentrations du virus, ce qu’ils ont par la suite caractérisé comme un résultat « faiblement positif », mais positif tout de même…

Le chien en question est un spitz nain (également connu sous le nom de loulou de Poméranie, ou encore poméranien) appartenant à une femme de 60 ans, qui a été diagnostiquée avec le virus. L’animal a été récupéré dans la soirée du 26 février et a été placé en quarantaine pour au moins 14 jours, dans une animalerie de Hong Kong.

Vanessa Barrs, professeure de médecine vétérinaire à l’Université de Sydney, a encouragé la prudence face à cette information. En effet, elle explique que la découverte ne signifie pas que les chiens peuvent tomber malades du virus, ou le transmettre à l’Homme. « Les gens ne devraient pas paniquer. Il est très peu probable que les animaux domestiques contribuent à la propagation du COVID-19 », a-t-elle expliqué.

L’animal n’est pas forcément infecté

Cela ne signifie donc pas forcément que l’animal est infecté. « Je suis plutôt sceptique, ce serait vraiment très surprenant », estime Sophie Le Poder, professeure de virologie à l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Selon elle, il est plus plausible qu’il s’agisse d’une infection dite passive : le chien ne serait pas infecté, mais aurait simplement ingéré ou reniflé des gouttelettes expectorées par la propriétaire (soit de la toux ou des éternuements).

Cette hypothèse est d’ailleurs soutenue par plusieurs arguments : dans un premier temps, il faut savoir que les prélèvements rectaux se sont révélés négatifs. Puis, le canidé ne présente aucun symptôme. De plus, la transmission de virus de l’humain au chien ou du chien à l’humain, est extrêmement rare. « Il peut y avoir des transmissions de parasites, mais à l’exception de la rage, nous n’avons jamais identifié de virus qui se transmette entre l’Homme et le chien, c’est d’ailleurs également pour cette raison que ce sont de si bons animaux de compagnie », a ajouté Le Poder.

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La transmission de virus des animaux à l’Homme n’est pas commune, et bien que les coronavirus SARS-CoV-2 et SARS trouvent tous deux leur origine chez les chauves-souris, ces derniers sont passés par un hôte intermédiaire avant d’infecter l’Homme. Et contrairement aux parasites, les virus ne sont pas autonomes : ils ont besoin de protéines cellulaires pour se répliquer, or chaque hôte est différent et ce que SARS-CoV-2 trouve chez l’Homme n’est peut-être pas disponible chez le chien. « Il est donc trop tôt pour déclarer que ce chien est véritablement infecté et, surtout, il n’y a aucune raison de paniquer si vous en croisez », conclut Le Poder.

Les CDC conseillent tout de même aux personnes atteintes de COVID-19 « d’éviter tout contact avec leur animal de compagnie, y compris les caresses, les câlins, les bisous, et partager de la nourriture ». Information importante à prendre en compte également : à l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifique. De ce fait, la meilleure des protections consiste à se laver les mains régulièrement et éviter les contacts avec des personnes présentant des symptômes de COVID-19.

Source : Government of Hong Kong

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