SpaceX, la compagnie d’ingénierie aérospatiale fondée par Elon Musk, ne cesse d’enchaîner les prouesses technologiques. Aujourd’hui, c’est à un nouveau projet ambitieux auquel s’attaque l’inventeur de génie : développer un réseau Internet ultra-rapide à l’échelle planétaire. Et la construction de cet Internet mondial a débuté ce jeudi 22 février avec le lancement de deux premiers satellites.

Jeudi matin, SpaceX a placé sur orbite un satellite radar espagnol, nommé Paz, chargé de surveiller les océans et le trafic maritime mondial. Mais là n’était pas la seule charge utile de la fusée Falcon 9. Moins médiatisés, les deux autres satellites embarqués sont pourtant les premières pierres fondatrices d’un projet autrement plus ambitieux : Starlink, un réseau Internet planétaire.

Dans les prochaines années, l’entreprise d’Elon Musk prévoit de placer 4425 satellites sur une orbite située entre 1100 et 1300 km de la Terre, ainsi que 7500 satellites sur des orbites plus basses. Cela représente environ 12’000 satellites, soit plus du double du nombre de satellites jamais lancés par l’Homme. Bien que Musk n’ait livré des informations précises qu’au compte-goutte sur Starlink depuis son annonce en 2015, de brefs documents sont diffusés régulièrement puisque, au final, l’approbation de la Commission Fédérale des Communications (CFC) sera nécessaire.

Selon des documents officiels rendus publics par la CFC ce mois-ci, l’organisation fédérale a donné, en novembre dernier, la permission à Space X de lancer ses deux satellites expérimentaux. Nommés Microsat-2a et Microsat-2b, ils permettront de commencer à tester la faisabilité d’une couverture Internet mondiale à très haute vitesse.

Le lancement a été effectué le jeudi 22 février à 9h17 ET (15h17, heure française) à partir de la Vandenberg Air Force Base en Californie. C’est un jour après la date initialement fixée. En effet, bien que la météo semblait optimale pour mercredi, Space X était préoccupé par le risque d’apparition de vents violents en haute altitude. Musk a tweeté à ce propos « les données concernant les effets de cisaillement du vent en haute altitude ont montré un risque d’instabilité de 2%. C’est faible, mais mieux vaut se montrer paranoïaque. Le lancement est déplacé le lendemain, en espérant que les vents seront plus favorables ».

Et il semble que sa prière ait été entendue puisque la mission s’est déroulée avec le succès attendu. Le satellite Paz et les satellites du projet Starlink ont été correctement déployés, et l’on attend avec impatience les premiers résultats de ce test de grande envergure.

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