Le télescope James Webb a franchi l’orbite lunaire et déploie son pare-soleil

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La NASA estime que le pare-soleil du télescope James Webb est l'élément le plus "imprévisible et compliqué" à mettre en place de la mission. | NASA
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Lancé le 25 décembre, le télescope James Webb, successeur de Hubble, a franchi l’orbite lunaire, testé son antenne haut débit afin de transmettre des données deux fois par jour et commencé le déploiement de son pare-soleil. Un outil de protection dont la réussite de la mise en place est déterminante pour le succès de la mission.

Chaque jour le rapproche un peu plus de sa destination. Lancé le 25 décembre du Centre spatial de Kourou (Guyane), le télescope spatial James Webb a effectué sa seconde combustion, comme l’a annoncé un communiqué de la NASA ce lundi 27 décembre. « À 19h20 HNE – 60 heures après le décollage – la deuxième combustion de correction à mi-parcours de Webb a commencé. Elle a duré 9 minutes et 27 secondes et est maintenant terminée ».

C’est une manœuvre délicate, mais qui permet à l’observatoire spatial nouvelle génération de corriger son cap. La première avait eu lieu un peu plus de douze heures après son lancement et duré soixante-cinq minutes. Une troisième combustion de correction devrait avoir lieu 29 jours après son lancement, soit fin janvier 2022. La NASA s’est également réjouie dans un tweet de voir le télescope Webb traverser l’orbite lunaire sans encombre.

Ce mercredi 29 décembre en début de soirée (en France), Webb était à environ 566 000 km de la Terre. Il a ainsi déjà effectué un peu plus de 39% de son voyage qui le conduit vers le point de Lagrange L2, communément appelé L2, où il stationnera en orbite. L2 est situé à environ 1,6 million de kilomètres de la Terre, du côté opposé au Soleil.

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Plusieurs manœuvres seront nécessaires pour acheminer James Webb jusqu’à sa destination : le point de Lagrange L2 du système Soleil-Terre. © NASA

Une fois en orbite sur L2 — et au moins au cours des cinq prochaines années (durée de la mission primaire) —, cet énorme télescope spatial observera l’infrarouge proche et moyen et une partie de la lumière visible.

28,6 Gb de données transmises deux fois par jour

Afin de récupérer les données recueillies par James Webb, l’équipe au sol a testé le déploiement de l’antenne à cardan (GAA). Cette antenne parabolique à haut débit va être utilisée par les scientifiques afin de récolter — deux fois par jour — au moins 28,6 Gb de données. Ce test a duré une heure.

De plus, les chercheurs ont également activé pour la première fois, de nuit, les capteurs de température et les jauges de déformation de Webb. Ces données sont maintenant disponibles pour les ingénieurs surveillant les systèmes thermiques et structurels du télescope.

Déploiement du pare-soleil

Ce mardi 28 décembre, le pare-soleil de Webb a commencé à être déployé. « Tôt cet après-midi, l’équipe des opérations de la mission Webb a terminé le déploiement de la première des deux structures qui contiennent en elles l’élément le plus imprévisible et le plus compliqué de Webb : le pare-soleil », a détaillé la NASA dans un communiqué.

Ces structures contiennent les cinq membranes de pare-soleil, pliées avec soin, mais aussi les câbles, les poulies et les mécanismes de déclenchement qui constituent l’ensemble du pare-soleil de Webb. La palette avant a fini d’être déployée à 13h21 HNE. Il aura fallu quatre heures. L’équipe devrait maintenant déployer les palettes arrière.

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La mise en place de ces palettes n’est que la première étape du déploiement du pare-soleil, qui devrait durer au moins cinq jours supplémentaires. La mise en place de cette protection est déterminante pour la réussite de la mission. Le pare-soleil permet de garder Webb et ses instruments dans un environnement extrêmement froid. Si jamais ce n’était pas le cas, le télescope ne pourrait pas remplir la mission qui est la sienne. L’assemblage de la tour, la libération des couvercles, l’extension des bras intermédiaires et le déploiement des cinq couches du pare-soleil seront les prochaines étapes.

Le pare-soleil du télescope James Webb est aussi grand qu’un court de tennis. © NASA

La mise en place de cette protection spatiale pour le télescope Webb est l’une des plus difficiles que la NASA n’ait jamais tentée. Aussi, l’équipe opérationnelle a intégré un peu de souplesse dans le calendrier initial. Ainsi, en fonction de la réussite du déploiement du pare-soleil, il pourrait évoluer dans les prochains jours.

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