Un bon taux de vitamine D pourrait prévenir la démence

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Affectant la mémoire, le raisonnement, le comportement et l’aptitude à réaliser les tâches quotidiennes, la démence est la principale cause d’invalidité et de dépendance chez les personnes âgées. Elle est la conséquence d’un ensemble de pathologies ou de traumatismes affectant le cerveau, tels que la maladie d’Alzheimer (dans 60 à 70% des cas) ou l’AVC. De nombreux scientifiques ont depuis longtemps suggéré qu’un bon apport en vitamine D serait bénéfique pour la santé du cerveau. Mais pour la première fois, une étude démontre une corrélation directe entre le risque de démence et d’AVC et la carence en vitamine D. Les analyses génétiques et les neuroimageries, décrites dans The American Journal of Clinical Nutrition, ont démontré qu’au sein de certaines populations, l’on pourrait éviter jusqu’à 17% des cas de démence en assurant un apport suffisant en vitamine D.

La démence est une pathologie évolutive ou chronique, où l’on observe une altération de la fonction cognitive. Elle entraîne notamment des déficits au niveau de la mémoire, du raisonnement, de l’orientation, de la compréhension, etc. Elle est également souvent accompagnée en amont ou en aval d’une détérioration du contrôle émotionnel, du comportement social ou de la motivation. Ces manifestations de la maladie constituent souvent un obstacle pour le diagnostic, la rendant particulièrement éprouvante pour les patients, qui sont parfois incompris et stigmatisés.

La maladie peut se manifester différemment chez chaque patient, selon la personnalité ou les origines. Les symptômes peuvent se classer alors en trois stades évolutifs, dont le premier passe souvent inaperçu avec une tendance à oublier, une perte de la notion du temps et la désorientation. Au second stade, les signes deviennent plus visibles : les patients se perdent chez eux, ils ont des difficultés à communiquer et ont besoin d’aide pour leurs soins d’hygiène… En atteignant le dernier stade, les patients deviennent presque totalement inactifs et dépendants, car les symptômes s’intensifient.

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Par ailleurs, la démence existe sous de nombreuses formes selon ses causes sous-jacentes. La forme la plus courante est celle liée à la maladie d’Alzheimer. Les autres sont vasculaires, à corps de Lewy (accumulation anormale de protéines à l’intérieur des cellules nerveuses) et fronto-temporales (dégénérescence des lobes frontaux du cerveau). De plus, il peut arriver qu’une même personne présente une forme mixte de démence.

Dans le monde, la démence affecte près de 50 millions de personnes. 60% d’entre elles résident dans des pays à faible revenu ou intermédiaire, suggérant que la maladie ne serait pas forcément et seulement liée au vieillissement. L’on en recense 10 millions de nouveaux cas chaque année. D’ici 2030 et 2050, le nombre de cas devrait atteindre respectivement 82 millions et 152 millions.

Récemment, des chercheurs de l’Université d’Australie du Sud ont pour la première fois démontré un lien direct entre la démence et la carence en vitamine D. « La vitamine D est un précurseur hormonal dont les effets généralisés, y compris sur la santé du cerveau, sont de plus en plus reconnus, mais jusqu’à présent, il était très difficile d’examiner ce qui se passerait si nous pouvions prévenir une carence en vitamine D », explique dans un communiqué Elina Hyppönen, chercheuse principale de l’étude et directrice du Centre australien pour la santé de précision à l’Université d’Australie du Sud.

D’après l’experte, les résultats de l’étude révèlent un moyen efficace de prévention de la démence, ainsi que la nécessité d’abolir les carences de vitamine D dans le monde.

Une analyse génétique portant sur 294 514 personnes

L’étude génétique de la nouvelle étude a englobé les données de près de 294 514 personnes de la U.K. Biobank, âgées de 37 à 73 ans. L’objectif était de découvrir le lien entre les taux de vitamine D et les caractéristiques de neuroimagerie liées à la démence et à l’AVC. L’analyse des résultats a également tenu compte de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique, des facteurs socioéconomiques, du mode de vie, du comportement (notamment l’exposition au soleil) ainsi que d’autres facteurs liés à la maladie.

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Les chercheurs ont ensuite découvert que les faibles niveaux de vitamine D étaient associés à des volumes cérébraux plus faibles et à un risque accru de démence et d’AVC. Cette association était encore plus intensifiée chez les personnes ayant un taux de la vitamine inférieur ou égal à 25 nanomoles par litre (le taux normal étant de 50 nanomoles par litre).

Les analyses génétiques ont également confirmé la relation entre la carence en la vitamine et la démence. Dans le contexte où dans une population donnée, la carence en vitamine D est fréquente, jusqu’à 17% des cas de démence pourraient être prévenus, en ajustant les taux de la vitamine à des niveaux normaux.

« La démence est une maladie progressive et débilitante qui peut dévaster les individus et les familles », indique Hyppönen. « Si nous sommes capables de changer cette réalité en veillant à ce qu’aucun d’entre nous ne soit gravement déficient en vitamine D, cela aurait des avantages et nous pourrions changer la santé et le bien-être de milliers de personnes », affirme-t-elle. D’après l’équipe de recherche, les personnes présentant une carence en vitamine D ne pourraient pas se contenter d’ajuster leurs régimes alimentaires. D’autres apports seraient donc nécessaires.

Source : The American Journal of Clinical Nutrition

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