Un célèbre neuroscientifique affirme que le libre arbitre n’existe pas

libre arbitre existe pas
| Pixabay
⇧ [VIDÉO]   Vous pourriez aussi aimer ce contenu partenaire

Robert Sapolsky, éminent neuroscientifique de l’Université de Stanford, suggère que tous nos comportements échappent à notre contrôle conscient et que la notion de « libre arbitre » n’existe tout simplement pas. Après plus de 40 ans de recherches sur le sujet, il en est venu à la conclusion que la totalité de nos choix résulte de l’interaction complexe entre de nombreux facteurs, tels que nos expériences antérieures ou notre éducation, ce qui signifierait qu’ils ne découlent pas de notre volonté consciente.

Bien que la notion de libre arbitre soit encore aujourd’hui un sujet de débat neuroscientifique et philosophique, il est généralement admis qu’elle se traduit par le fait d’avoir le contrôle sur ses choix et ses décisions. En d’autres termes, lorsque nos actions et nos décisions sont volontaires. Cela signifie qu’elles ne devraient pas être influencées par des facteurs antérieurs ne dépendant pas notre volonté. Si l’on doit choisir un plat ou un vêtement par exemple, nous pouvons considérer avoir décidé librement si ce choix n’est pas immuable. En revanche, nous ne disposons pas de notre libre arbitre si cette décision est déterminée par des raisons antérieurement auto-imposées et faisant qu’il s’agit de la seule alternative possible.

Cependant, il est difficile de prendre des décisions totalement exemptes d’influence. Or, Sapolsky suggère qu’il ne peut y avoir de place logique pour le libre arbitre s’il est impossible pour un individu d’agir sans l’influence de facteurs ne dépendant pas de sa volonté. Le scientifique — lauréat de la « bourse des génies » McArthur à 30 ans — a passé plusieurs décennies à décrypter les fondements neurobiologiques du libre arbitre, en observant les humains ainsi que d’autres primates. Les résultats de ses observations, décrits dans son nouveau livre intitulé « Determined : Life Without Free Will », suggèrent que cette notion n’existe tout simplement pas.

L’humain : une marionnette déterministe ?

Selon Sapolsky, tous nos choix et décisions sont prédéterminés non seulement par notre biologie, mais également par notre environnement physique et psychologique. De simples observations de phénomènes courants semblent s’accorder avec cette théorie. Nos décisions, notamment celles impulsives, peuvent par exemple être influencées par certaines circonstances telles que la faim et les situations de stress.


Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous pour accéder au contenu :

Activer le premium|Mot de passe oublié ?

Laisser un commentaire