La directrice du Bureau Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’environnement, Juliette Biao Koudenoukpo, a incité mardi 6 mars les gouvernants africains à suivre le modèle du Maroc, dont les nombreux projets de production d’énergie renouvelable sont autofinancés par le pays et ses habitants.

La diplomate a profité de cette occasion pour rappeler que seulement quatre pays africains, dont le Maroc, ont participé au financement du Fonds pour l’environnement.

Juliette Biao Koudenoukpo l’ancienne ministre de l’environnement de Guinée et désormais Madame environnement de l’ONU en Afrique a soutenu la politique environnementale marocaine lors d’une allocution devant la Commission permanente des transports, de l’industrie, des communications, de l’énergie, des sciences et de la technologie du Parlement Panafricain (PAP).

«Les pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) devraient profiter de l’expérience marocaine en matière de financement des projets d’énergies propres et ne pas se contenter des fonds étrangers qui font crouler le continent sous le poids des crédits à long terme, néfastes pour le développement durable au profit des générations futures», a-t-elle déclaré.

Cette prise de position de l’ONU en faveur du Maroc fait écho aux nombreuses réformes de fond lancées par les autorités marocaines, afin de développer l’économie verte à travers le royaume.

L’année 2011 a marqué le lancement de ce choix fort en faveur de l’écologie, avec la mise en place d’une nouvelle Constitution, qui garantit au peuple marocain le « droit à un environnement sain ».

Depuis, de très importants projets ont été lancés dans les principaux secteurs économiques marocains (transport, agriculture, tourisme, bâtiment, pêche, eau, déchets, forêt et donc énergie) et le pays commence à récolter les fruits et la reconnaissance internationale liés à cet engagement environnemental.

Une politique nationale qui a fait du Maroc le leader du développement des énergies renouvelables de la région arabe, selon l’Index AFEX 2015 (Arab Future Energy Index). Ces résultats ont été mis en valeur par le choix de Rabat comme ville verte en 2010 par l’ONU et par celui du Maroc pour accueillir la COP22, qui s’est tenue en 2016.

Ces ambitions environnementales se traduisent aussi par une politique énergétique durable de premier plan,  comme l’a souligné Juliette Biao Koudenoukpo. Tout un programme résumé par l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) :

«La stratégie nationale des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique vise la mise en place de programmes d’efficacité énergétique et l’installation de parcs solaires et éoliens qui totaliseraient 52% du parc total de production électrique à l’horizon 2030. Ces objectifs seront atteints notamment avec le lancement des programmes 2.000 mégawatts (MW) solaire, 2.000 MW éolien et le programme de Code d’efficacité énergétique dans le bâtiment, les hôpitaux, les administrations et bâtiments publics, et en milieu industriel».

Fort de ses résultats, le royaume devrait encore approfondir sa « Stratégie Energétique Nationale » dans les prochaines années. Il s’est fixé comme objectifs de produire 42% de l’électricité nationale avec les énergies renouvelables et d’effectuer des économies d’énergie de 12% à 15% en 2020 et de 20% en 2030.

La centrale solaire de Noor, l’une des plus puissantes au monde est probablement l’exemple le plus marquant de cette ambition politique pour la sauvegarde de la planète, qui a été saluée par l’ONU.

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