Une entreprise installe des « capsules de masturbation » pour ses employés

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| Stripchat/Trust My Science (amélioration et édition)
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L’entreprise Stripchat vient de publier un article de blog dans lequel elle explique mettre à disposition de ses employés des « capsules de masturbation », afin de leur octroyer une pause détente d’un nouveau genre.

« Le monde a changé, comme nous. De nos jours, il est devenu très important pour les entreprises d’améliorer l’environnement de travail au bureau pour ceux qui ne travaillent pas à distance. Chez Stripchat, nous savons comment assurer une ‘fappy hour’ de qualité à nos employés », peut-on ainsi lire sur leur site internet.

Une initiative pas si étonnante, puisque Stripchat est justement une société dédiée au plaisir solitaire. Elle gère en effet un site et un réseau social pornographiques proposant aux visiteurs ou visiteuses de regarder des performances webcam en direct, comprenant souvent de la nudité et des activités sexuelles.

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Coup de communication, militantisme pro-onanisme, les deux ? Toujours est-il que l’entreprise a décidé d’installer dans ses locaux des capsules entièrement dédiées à une masturbation haute technologie. Détaillant les services prodigués, Stripchat précise en effet que ces lieux clos seront équipés d’un écran LED 4K pour regarder des diffusions de caméras VR, d’un casque de réalité virtuelle Oculus Quest, de lubrifiant « et bien plus encore » (sans oublier les serviettes).

Du point de vue de la santé, et même, pourquoi pas, de la performance au travail, il est vrai que l’initiative peut se tenir. Il est désormais reconnu que le plaisir solitaire peut avoir des effets bénéfiques. La masturbation peut permettre de se détendre, de lutter contre le stress, d’augmenter le sentiment de bien-être… Tout cela grâce à un bon cocktail hormonal. « Lors d’un acte sexuel avec orgasme, y compris lors de la masturbation, de nombreux neuromédiateurs vont être impliqués : la dopamine, l’ocytocine, la prolactine, la sérotonine, les endorphines », explique ainsi Sebastien Garnero, sexologue et psychologue, dans un article de Santé Magazine.

Une étude datant de 2004, de l’université d’Essen en Allemagne, démontre même que la masturbation chez l’homme, ou plus généralement l’excitation sexuelle et l’orgasme, a tendance à renforcer des éléments clefs du système immunitaire.

La masturbation, un acte pas si banal

Alors, la masturbation banalisée au travail, est-ce pour demain ? Pas si sûr… Cette activité a eu une réputation si terrible pendant des centaines d’années qu’elle est sans doute loin d’être encore anodine dans les esprits. Pendant très longtemps, cette pratique taboue a été l’objet des suppositions les plus fantasques, que cela soit du point de vue moral ou médical, souvent en mélangeant les deux.

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On trouve par exemple un édifiant ouvrage du docteur Tissot, édité au 18e siècle, intitulé « Onanisme, ou Dissertation physique sur les maladies produites par la masturbation ». En introduction, l’auteur écrit ainsi rien de moins que : « Je me suis proposé d’écrire des maladies produites par la masturbation ; et non point du crime de la masturbation. N’est-ce pas d’ailleurs assez en prouver le crime, que de démontrer qu’elle est un acte de suicide ? ».

Pourtant, avant le 18e siècle, cette pratique était plutôt regardée avec bienveillance, comme on peut le découvrir dans la « Petite histoire de la masturbation », de Pierre Humbert et Jérôme Palazzolo. C’est à compter du 18e siècle que le sujet a commencé à affoler et à générer toutes sortes de théories catastrophistes. À partir du début du 20e siècle seulement, les positions sur le sujet ont commencé à être révisées, « sans abolition de la condamnation morale dans un premier temps ». Les auteurs notent qu’aujourd’hui, un certain retour à la neutralité est noté.

Une certaine gêne demeure cependant autour de l’onanisme, notamment féminin. En effet, des études récentes montrent que 25% des femmes ne se masturbent pas, contre seulement 16% d’hommes. Des chiffres publiés par Pornhub montraient aussi qu’elles ne représentaient que 29% des utilisateurs de la plateforme de contenu pornographique. Alors, à quand des capsules capables d’aider chacun et chacune à découvrir son corps sans tabous ?

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