Une entreprise prévoit de construire la première station orbitale privée en 2025

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| Gateway Foundation

Tandis que des entreprises comme SpaceX et Blue Origin prévoient de développer le tourisme spatial et permettre à des voyageurs fortunés d’effectuer des tours de la Terre à bord de fusées ou de rejoindre l’ISS, d’autres sociétés ont une vision du tourisme spatial plus ambitieuse. C’est le cas de l’Orbital Assembly Corporation (OAC) qui, au cours d’un événement en ligne, a révélé son projet de construction de la toute première station spatiale commerciale en orbite basse terrestre, destinée à accueillir chercheurs et vacanciers de l’espace. L’entreprise a déjà révélé de nombreux détails techniques de sa station, dont l’assemblage devrait commencer dès 2025.

L’Orbital Assembly Corporation a récemment dévoilé de nouveaux détails sur son ambitieuse station Voyager, qui devrait être la première station spatiale commerciale fonctionnant avec la gravité artificielle. L’OAC, une entreprise centrée sur la colonisation de l’espace, a discuté de la station Voyager lors d’une conférence de presse vidéo à la fin du mois dernier. L’événement virtuel « First Assembly » du 29 janvier a servi de mise à jour pour les investisseurs intéressés, les partenaires marketing et les vacanciers enthousiastes qui espèrent un jour réserver une chambre à bord de la station Voyager en rotation.

Les racines du projet remontent à plusieurs années. John Blincow a créé la Gateway Foundation en 2012. Les plans de l’organisation comprennent le lancement et le maintien d’une industrie de construction spatiale active, d’abord avec la station Voyager et la station spatiale commerciale The Gateway — « premières étapes importantes pour coloniser l’espace et d’autres mondes », selon le site de la fondation. L’OAC a été fondée par l’équipe de la Gateway Foundation en 2018 afin de contribuer à la réalisation de ces projets.

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La présentation d’une heure du 29 janvier et la séance de questions-réponses ont été animées par la conseillère médicale de l’OAC, Shawna Pandya, et diffusées en direct sur la chaîne YouTube de l’entreprise. Au cours de l’événement, la société de construction spatiale a révélé son calendrier pour le prochain chapitre de l’exploration spatiale humaine.

Vidéo de présentation générale et technique de la future station Voyager :

Son équipe de vétérans qualifiés de la NASA, de pilotes, d’ingénieurs et d’architectes a l’intention d’assembler un « hôtel spatial » en orbite terrestre basse qui tourne assez rapidement pour générer une gravité artificielle pour les vacanciers, les scientifiques, les astronautes en entraînement et toute autre personne souhaitant vivre hors de la Terre. En tant qu’entreprise en plusieurs phases nécessitant des fonds pour réaliser ce projet, l’OAC est maintenant officiellement ouverte aux investisseurs privés pour acheter une participation dans la société à 0.21 euro par action, jusqu’au 1er avril 2021.

Un complexe pouvant accueillir jusqu’à 400 personnes

La station Voyager est calquée sur des concepts imaginés par le légendaire spécialiste des fusées Wernher von Braun, l’un des principaux orchestrateurs du programme Apollo de la NASA. L’habitat en forme de roue de 200 mètres de large tournera avec une vitesse angulaire suffisamment élevée pour créer des niveaux de gravité artificielle semblables à la Lune pour les occupants.

Conçu par Tim Alatorre, membre de l’équipe de direction de la Fondation Gateway et architecte principal, Voyager deviendra la plus grande structure construite par l’Homme à évoluer dans l’espace, entièrement équipée pour accueillir jusqu’à 400 personnes. L’assemblage devrait commencer vers 2025. Cet anneau technologique comprendra des équipements allant des restaurants à thème, des salons de visionnement, des cinémas et des salles de concert aux bars, bibliothèques, gymnases et spa de santé.

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Voyager abritera 24 modules d’habitation intégrés, chacun mesurant 20 m sur 12 m. À gravité quasi lunaire, le complexe rotatif aura des toilettes fonctionnelles, des douches et permettra de faire du jogging. Mais avant que la station puisse commencer à tourner, ses constructeurs doivent établir l’infrastructure orbitale nécessaire et créer des structures plus petites pour tester le concept.

Assemblage de la station : des preuves de concept en plusieurs étapes

Blincow a expliqué que le plan actuel est de construire la station spatiale rotative par étapes, en commençant par une station prototype à petite échelle, en plus d’une installation de microgravité en vol libre, toutes deux utilisant des composants de Voyager. Finalement, un robot d’assemblage de structure (STAR) fabriquera le châssis des stations Voyager et Gateway en orbite. Avant que cela ne se produise, cependant, un prototype plus petit et basé au sol, connu sous le nom de DSTAR, testera la technologie ici sur Terre.

Vidéo montrant les différentes étapes de l’assemblage de la station Voyager :

Le robot d’assemblage de l’OAC sera le premier à construire une station spatiale en orbite terrestre basse et servira de colonne vertébrale structurelle de futurs projets dans l’espace, a déclaré le directeur de l’ingénierie de l’OAC, Tim Clements. La machine est en cours de mise en service et d’expédition.

Elle sera ensuite terminée et testée en Californie. « Le prototype produira une section de treillis d’environ 90 mètres de long en moins de 90 minutes. DSTAR pèse près de 8 tonnes, composé d’éléments en acier, électriques et mécaniques », a révélé Clements. L’OAC conçoit également un drone d’observation robotique pour une visualisation à distance via un casque de réalité virtuelle, dans le cadre de son premier projet de développement interne.

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Un anneau en rotation pour créer une gravité artificielle

Bien avant que la station Voyager puisse commencer à accueillir des invités, l’OAC doit tester à la fois la construction d’une station en orbite terrestre basse et prouver la viabilité d’une gravité artificielle stable dans l’espace. La société prévoit de construire un prototype d’anneau de gravité qui mesurera 61 m de diamètre, conçu pour que sa rotation puisse générer une gravité artificielle proche de celle de Mars, qui correspond à environ 40% de celle de la Terre.

Cet anneau de gravité agira comme un « démonstrateur à court terme », dont la construction et le lancement prendront entre deux et trois ans. Une fois installé en orbite, son assemblage ne prendra que trois jours. Cette structure servira de base de test à la société, pour de nombreuses technologies nécessaires à la construction de la station Voyager.

L’anneau de gravité prévu pourrait également devenir une plate-forme de recherche pour les agences spatiales internationales et les entreprises aérospatiales privées intéressées par les effets de la gravité artificielle partielle sur les systèmes non vivants et vivants. Cela donnera aux chercheurs une opportunité sans précédent d’accéder à ce régime de gravité intermédiaire, selon le porte-parole de l’OAC.

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Vidéo de la présentation virtuelle en ligne du 29 janvier :

 

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