Un essai clinique révèle l’efficacité de la MDMA dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique

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Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est un trouble anxieux sévère développé à la suite d’une expérience vécue comme traumatisante dont l’éventail des symptômes peut inclure crises d’angoisse, détérioration des interactions sociales, comportement violent, pensées suicidaires, etc. Un essai clinique a montré qu’un traitement à base de MDMA, couplé à la psychothérapie, entraînait la réduction, voire la disparition complète des symptômes.

Un essai clinique publié la semaine dernière dans la revue Journal of Psychopharmacology a révélé que les doses thérapeutiques de MDMA, associées à la psychothérapie, réduisaient la gravité des symptômes du SSPT chez la plupart des participants. Et un an après la fin de l’essai, 76% des participants ne réunissaient plus les critères cliniques du diagnostic de stress post-traumatique.

Les résultats, aussi intéressants qu’ils paraissent sur le papier, ne proviennent que d’un essai de phase II — la deuxième des trois étapes de tests d’innocuité et d’efficacité requises avant que la Food and Drug Administration (FDA) américaine envisage d’approuver un nouveau produit pharmaceutique.

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De nombreux essais de phase II, y compris celui-ci, donnent des résultats très impressionnants, mais le chemin menant à l’approbation de la FDA est difficile et de nombreuses autres études préliminaires ont échoué à remplir les critères nécessaires afin de parvenir jusqu’à la validation finale. Cependant, des essais de phase III sur le traitement du SSPT avec la MDMA sont déjà en cours.

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Graphe présentant la gravité des symptômes du SSPT en fonction du temps, suivant la prise de MDMA à différentes doses. Sur 12 mois de traitement à la MDMA (combinée à la psychothérapie), la sévérité de l’ensemble des symptômes chute drastiquement. Crédits : Marcela Ot’alora G et al. 2018

Hormis le petit échantillon de 28 participants, le site de surveillance de la recherche clinique du National Institutes of Health (NIH) ne montre aucun indicateur méthodologique alarmant ou dangereux.

Mais même dans ce cas, la MDMA figure toujours sur la liste des médicaments de l’annexe 1 (drogues et substances psychédéliques), ce qui signifie que le gouvernement empêche sa prescription légale au regard de son très haut risque d’abus, et ne reconnaît donc pas son usage clinique.

Bien que l’approbation de la FDA puisse aider à changer cette situation, la MDMA ne pourra tout de même pas être légalement prescrite hors indication médicale stricte. Mais si tout se passe bien dans les recherches ultérieures, il est concevable que les traitements à la MDMA puissent arriver sur le marché une fois les essais de phase III terminés, ce qui devrait se faire dans les trois prochaines années.

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Source : Journal of Psychopharmacology

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