Étouffée par le pollen, la Caroline du Nord offre une vision apocalyptique de son atmosphère

pollen-invasion
| Jeremy Gilchrist/Facebook

Des photos publiées cette semaine dévoilent une région de la Caroline du Nord envahie par le pollen, au point de changer la couleur du ciel.

Non, il ne s’agit pas d’une région polluée par de la radioactivité sur ces photos, mais bien d’une invasion de pollens jaunes causée par une météo favorable.

Jeremy Gilchrist, le photographe qui a capturé ces photos lundi à Durham en Caroline du Nord, a nommé cette vision nauséeuse « pollenpocalyspe », avec le sol, les voitures, et l’air complètement recouverts par le pollen.

Contrairement à ce que certains pourraient penser, aucun filtre n’a été appliqué. Le photographe a uniquement modifié leur contraste pour que l’on ait la même vision qu’il avait à l’œil nu. Les photos réalisées depuis le ciel ont été prises par son drone.

pollen ciel vert
Crédits: Jeremy Gilchrist/Facebook

Mais cette vision cauchemardesque pour les allergiques au pollen n’a duré que très peu de temps, avec un orage qui a permis de nettoyer l’air deux heures après la prise des photos. Il y a fort à penser que ce répit ne fut que de courte durée, avec un retour rapide du beau temps.

La Caroline du Nord, qui a déclaré dans plusieurs de ses villes un taux de pollen comme étant au plus haut, n’est pas le seul État à en être affecté. Des régions qui vont jusqu’à l’ouest du pays sont aussi concernées. Des sites de météo avertissent du niveau de pollen afin que la population prenne les justes précautions en évitant au maximum de rester dehors longtemps et en gardant les portes et fenêtres fermées.

Durham pollen
Crédits: Jeremy Gilchrist/Facebook

Généralement, un fort taux de pollen dans l’air est lié à certaines conditions météorologiques qui durent, ce qui fut le cas dans ces villes, avec l’air frais et sec qui peut causer un rassemblement du pollen. Il faut aussi préciser que le changement climatique a rallongé la durée des périodes de pollinisation des plantes.

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« Jusqu’à présent, les preuves sont préliminaires, mais elles mettent en évidence une convergence de facteurs favorisant des saisons de croissance plus longues pour les mauvaises herbes nuisibles et les autres plantes qui provoquent des allergies saisonnières et des crises d’asthme », a expliqué en 2016 Charles Schmidt, spécialiste du changement climatique. De plus, les conditions s’empirent chaque année. Le nombre de cas de réactions allergiques graves est en constante hausse chaque année.

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Ces photos sont un bon exemple pour rappeler l’importance d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris, afin de minimiser le réchauffement climatique qui modifie également les périodes de pollinisation.

« C’est devenu le modèle des impacts du changement climatique sur la santé », déclare Jeffrey Domain, directeur du centre des allergies, de l’asthme et  d’immunologie en Alaska.

Source : CNN

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