Les évènements astronomiques marquants pour 2023 à ne pas manquer

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| Bill Dunford/NASA
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L’engouement pour l’observation du ciel et des étoiles ne devrait pas s’essouffler en 2023. Plusieurs phénomènes astronomiques remarquables sont programmés pour cette nouvelle année : pluies de météores, conjonction de planètes, comètes, éclipses rares, super lunes. Noter les dates permettra de redoubler d’attention ces jours-là, malgré les difficultés qu’il peut y avoir à contempler le ciel et ses manifestations, en fonction de la météo ou des lieux où nous nous trouvons.

2022 fut une année exceptionnelle du point de vue de l’astronomie et des connaissances scientifiques, tout comme des lancements orbitaux, avec un record de 178 lancements réussis, dont la moitié par la Chine et SpaceX.

L’année 2022 marque le début du programme Artemis et le début de la préparation du retour de l’Homme sur la Lune. La mission DART a tout aussi marqué les esprits avec le crash volontaire d’un vaisseau spatial sur un astéroïde afin de le dévier. Et l’image marquante est sans nul doute le premier cliché du satellite spatial James Webb, dévoilant notre univers dans toute sa splendeur. Le cliché contient les plus anciennes galaxies détectées jusqu’à présent.

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Une comète facile à observer en janvier

Une comète récemment découverte traverse actuellement le système solaire interne et devrait être visible avec un télescope et probablement avec des jumelles. La comète, qui porte bien son nom – C/2022 E3 (ZTF) –, a été aperçue pour la première fois en mars de l’année dernière, alors qu’elle se trouvait déjà à l’intérieur de l’orbite de Jupiter. Elle fait son passage le plus proche du Soleil le 12 janvier, puis passe au plus près de la Terre le 2 février, comme le rapporte le Royal Museums Greenwich.

Dans l’hémisphère nord, la comète sera visible dans le ciel du matin, alors qu’elle se déplace rapidement vers le nord-ouest. Elle deviendra visible dans l’hémisphère sud début février. Cette comète n’est toutefois pas comparable au spectacle qu’a produit la comète NEOWISE en 2020.

Il y aura d’autres occasions de repérer des comètes plus tard dans l’année. Par exemple, 62P/Tsuchinshan s’approchera du Soleil le 24 décembre 2023, puis de la Terre le 30 janvier 2024. À cette période de l’année, elle se trouvera dans la constellation du Lion.

Observer les planètes

Tout le mois de janvier après le coucher du soleil, quatre planètes sont visibles sans l’aide de jumelles ou d’un télescope : Mars à l’est, Jupiter au-dessus et Saturne au sud-ouest avec Vénus. Du 18 au 24 janvier environ, Vénus croisera Saturne à la tombée de la nuit. Les deux planètes apparaissent au plus près le 22 janvier.

Mercure et Vénus, proches du Soleil, pourront également être observées lors de leur « plus grand allongement ». Il s’agit du moment où chaque planète est la plus éloignée du Soleil, et donc plus susceptible d’être encore au-dessus de l’horizon lorsque le Soleil s’est couché.

Vénus atteindra sa plus grande élongation vers l’est autour du 30 janvier, du 29 mai, du 4 juin et du 22 septembre, et sa plus grande élongation vers l’ouest vers le 11 avril, 10 août, 23 octobre et 4 décembre. Pendant et autour de ces périodes, Vénus sera facilement visible comme une « étoile » du soir et du matin, respectivement.

Il faut ajouter que Saturne entre en opposition le 27 août. Cela signifie qu’elle est positionnée à l’opposé du Soleil dans le ciel, qui illumine ainsi complètement sa face exposée, la faisant apparaître plus brillante que jamais.

Neptune et Jupiter font de même les 19 septembre et 3 novembre respectivement. Uranus sera également en opposition le 13 novembre.

Éclipse solaire hybride rare et éclipses lunaires

Le 20 avril 2023 se déroulera une éclipse solaire hybride, un événement astronomique très rare et étrange. En effet, il faut savoir qu’il existe trois types d’éclipses. La première est une éclipse partielle : la Lune bloque simplement une partie de la lumière du Soleil avec son ombre — la pénombre — projetée sur une bande de la Terre. La seconde est une éclipse solaire annulaire, où la Lune bloque le centre du Soleil, mais laisse un cercle de lumière du soleil visible de l’intérieur d’une ombre appelée l’antumbra. La troisième est une éclipse solaire totale : l’intégralité du disque solaire est bloquée par la Lune.

Une éclipse solaire hybride combine une éclipse solaire annulaire et totale, où la première devient la seconde, et inversement, le long de la trajectoire de l’éclipse. Cela est notamment dû au fait que la surface de la Terre est courbée, et lorsque l’ombre de la Lune se déplace sur le globe, une éclipse peut passer d’annulaire à totale.

Le 14 octobre se produira une éclipse solaire annulaire, mais visible seulement depuis les États-Unis.

Le 5 mai, une éclipse de Lune par la pénombre aura lieu. Concrètement, il arrive que la Lune passe dans l’ombre de la Terre et provoque une éclipse lunaire. Dans le cas présent, la Lune ne pénètre que dans la pénombre de la Terre et non dans l’ombre. C’est ainsi que seul un léger assombrissement du disque lunaire sera visible depuis la Terre.

Le 28 octobre 2023, l’Europe verra une éclipse lunaire partielle. À son maximum, qui se produit à 21h15, seulement 12% de la Lune seront dans l’ombre. Une éclipse lunaire partielle se produit lorsque la Lune traverse la pénombre de la Terre (la région extérieure de l’ombre de la Terre), et seule une partie de celle-ci traverse l’ombre (la partie la plus sombre de l’ombre de la Terre). L’éclipse partielle sera visible dans toute l’Asie, l’Afrique et l’ouest de l’Australie.

Conjonctions de planètes

Le 31 janvier, la Lune et Mars apparaîtront très proches l’une de l’autre dans le ciel au sud-est, après le coucher du soleil en direction de la constellation du Taureau, lors d’un événement appelé conjonction. La Lune sera en phase gibbeuse croissante, elle sera donc brillante et la planète rouge apparaîtra juste au nord de celle-ci.

Cet événement est visible à l’œil nu, mais une paire de jumelles ou un télescope pourra être utile. Pour certaines parties des Amériques, la vue de la Lune et de Mars sera légèrement différente, de sorte que la Lune semblera passer devant Mars, la cachant un peu. C’est ce qu’on appelle une occultation lunaire.

Début mars, une autre conjonction de planète sera visible, entre deux des planètes les plus brillantes du ciel, Vénus et Jupiter. De fait, au-dessus de l’horizon déjà au coucher du soleil et se couchant quelques heures plus tard, Vénus et Jupiter seront presque incontournables en tant que points de lumière brillants au sud-ouest.

Deux Nouvelles Lunes et deux « super lunes »

Le 20 février, il y aura une Nouvelle Lune, ce qui signifie que la Lune ne sera pas visible dans le ciel nocturne. C’est le moment idéal pour observer les étoiles sans la lumière supplémentaire de la Lune.

Au début de la nuit, des constellations célèbres comme le Taureau et Orion brillent vers le sud. Les Pléiades, parfois appelées les « Sept Sœurs », peuvent également être vues près de ces constellations. Il s’agit d’un petit groupe d’étoiles bleuâtres facilement visible, même depuis les villes.

De plus, il y aura une autre Nouvelle Lune le 21 mars permettant de contempler — avec une simple paire de jumelles ou même à l’œil nu, dans les zones sombres loin des lumières de la ville, au couché du Soleil en direction du nord-ouest — la galaxie d’Andromède, qui est la galaxie la plus proche de notre propre galaxie, la Voie lactée. Elle sera près des constellations d’Andromède et de Cassiopée.

Rappelons que la Lune tourne autour de la Terre sur une orbite elliptique ou ovale, ce qui signifie qu’au cours de son orbite, elle se déplace du point le plus proche (périgée) au point le plus éloigné de nous (apogée).

Lorsque la Lune est au périgée et qu’elle est en phase de Pleine Lune ou de Nouvelle Lune, nous l’appelons « super lune ». Une pleine lune au périgée apparaît 14% plus grande et 30% plus lumineuse qu’une pleine lune à l’apogée, mais comme nous ne pouvons pas vraiment comparer les deux côte à côte, la plupart des gens ne remarquent pas beaucoup de différence.

Il y aura deux super pleines lunes en 2023, toutes deux au cours du même mois : une le 1er août et une autre le 31 août.

Pluies d’étoiles filantes

Les Lyrides seront visibles du 14 au 30 avril, avec un pic les 22 et 23 avril. Bien qu’il ne s’agisse pas de la pluie de météores la plus active, les Lyrides peuvent parfois afficher des météores avec des traînées de poussière brillantes visibles pendant plusieurs secondes.

Le meilleur moment pour chercher les Lyrides, si le temps le permet, est aux premières heures du 23 avril, surtout que la Lune sera sous l’horizon avant minuit, ce qui augmente les chances de voir les météores les moins brillants.

La pluie de météores Êta Aquarides sera active du 19 avril au 28 mai, culminant vers le 6 mai. Elle devrait produire jusqu’à 50 météores par heure. Elle est plus visible pour l’hémisphère sud et apparaît basse dans le ciel de l’hémisphère nord, dans les premières heures avant l’aube.

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Juillet et août verront la pluie de météores des Perséides, causée par le flux de débris de la comète Swift-Tuttle. En 2023, la pluie de météores des Perséides est active entre le 17 juillet et le 24 août, avec un pic du 12 au 13 août. Heureusement, le maximum se situe environ trois jours avant la Nouvelle Lune. Les conditions seront donc favorables.

Par la suite, avec un taux maximal d’environ 25 météores par heure, la pluie de météores des Orionides, culminant vers la nuit du 21 octobre, présente des météores rapides qui peuvent laisser des trains persistants. Avec la Lune de 2023 autour du premier quartier pendant le pic, les conditions devraient être assez bonnes pour repérer les Orionides.

Enfin, en décembre, les Géminides, atteignant son maximum les 14 et 15 décembre, avec un taux horaire possible de 150 météores par heure, sera l’une des meilleures pluies de météores de l’année.

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