La nature semble souvent évoluer de façon désordonnée, asymétrique et aléatoire, mais il arrive aussi qu’elle évolue et réagisse de façon très symétrique, bien que l’on aperçoit rarement des angles droits ou des formes géométriques parfaites. Ainsi, lorsque de tels géométries apparaissent dans un environnement naturel, nous avons tendance à trouver cela mystérieux et intriguant.

Cela est par exemple le cas de cet iceberg photographié par la NASA en Antarctique la semaine dernière, dans le cadre de l’opération IceBridge. Flottant dans un enchevêtrement chaotique de glace flottante, il semble parfaitement rectangulaire, comme s’il avait été délibérément découpé.

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Mais que s’est-il donc passé ? Des extraterrestres coupeurs de glace munis de scies géantes seraient-ils passés par là ? S’agit-il de personnes essayant de faire un canular ? Rassurez-vous, aucune de ces suppositions n’est vraie.

Un iceberg complètement naturel…

Lorsque nous pensons aux icebergs, nous avons tendance à imaginer d’énormes morceaux de glace avec un sommet pointu et une base similaire, dont la masse s’étend jusqu’à la surface de l’eau. Mais ces derniers ne représentent qu’un des deux types d’iceberg (classés par forme), appelés icebergs non tabulaires.

Les icebergs tabulaires, en revanche, ressemblent davantage à cet iceberg rectangulaire présenté ici. Ce sont de grandes dalles de glace avec des côtés presque verticaux et un sommet plat. Elles se forment souvent quand des plateaux de glace se fendent.

Kelly Brunt, spécialiste en sciences de la Terre à l’Université du Maryland, a confié à LiveScience que l’on peut imaginer cela un peu comme le cas d’un ongle qui pousserait trop, et finirait par se briser. Cette cassure se traduit souvent par des lignes géométriques parfaites et droites.

Les icebergs tabulaires peuvent être gigantesques — ils peuvent faire des centaines voire des milliers de kilomètres carrés, comme le B-15, qui possède une superficie de 11’000 kilomètres carrés, ce qui fait de lui le plus grand iceberg jamais enregistré.


Cette nouvelle photographie n’a pas encore été analysée afin d’estimer la taille l’iceberg avec plus de précision, bien qu’il sera difficile de le faire précisément à partir de ce cliché. Selon les premières impressions, cet iceberg est relativement petit par rapport à certains objets similaires, qui sont bien plus grands. Par contre, selon Brunt, ce dernier ferait tout de même probablement plus de 1.6 kilomètre de large.

Il s’agirait d’un morceau de la banquise antarctique, plus exactement de la barrière Larsen C, et il semble avoir été fendu très récemment, en raison de ses bords très nets — la mer et le vent n’ont pas encore érodé les bords, d’où l’aspect très lisse.

Les lignes droites et géométriques ne sont pas rares dans les icebergs tabulaires, qui tendent à se fendre le long des fissures et des crevasses naturelles dans la glace, un processus accéléré par les températures plus clémentes lorsque l’eau issue de la glace fondue s’écoule à l’intérieur des fissures.

Il est également important de noter que sur cette image, nous ne voyons pas l’autre côté de l’iceberg, dont la forme pourrait être bien plus irrégulière. Cela le rendrait de ce fait bien moins impressionnant.

Source : Livescience

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