Le gouvernement australien renforce radicalement ses lois sur la vaccination, qui pourtant étaient déjà plutôt strictes. Le but est d’augmenter davantage le taux de vaccination dans le pays afin d’atteindre un niveau maximal.

Selon une déclaration de Dan Tehan, député et ministre des Services sociaux : à compter du 1er juillet 2018, les parents qui ne vaccineront pas leurs enfants perdront une partie de leurs soutiens financiers bimensuels.

Ceux qui reçoivent des versements de la Partie A de la prestation fiscale pour les familles, disponible pour les familles (ménages) ayant un revenu égal ou inférieur à 80’000 $ US par an, perdront 21 $ toutes les deux semaines pour chaque enfant qui ne serait pas à jour avec les vaccins requis.

Des politiques de vaccination qui varient partout dans le monde

En France, onze vaccins sont devenus obligatoires depuis janvier 2018, et cela concerne tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Le pays devient ainsi le détenteur du record européen du nombre de vaccins imposés avant l’âge de 2 ans.

En effet, à partir du 1er janvier, la loi a rendu obligatoires les vaccinations contre onze maladies infectieuses, au lieu des trois jusqu’ici imposées avant l’âge de deux ans. Le but étant de « contraindre pour convaincre » a déclaré la ministre de la santé et des solidarités Agnès Buzyn. Il s’agit d’utiliser la loi pour lutter contre une forme de défiance généralisée de la population contre les vaccinations.

Aux États-Unis également, il est devenu obligatoire pour les enfants de recevoir une série de vaccinations, sans quoi ils ne sont pas autorisés à aller à l’école.

« L’immunisation est le moyen le plus sûr de protéger les enfants contre les maladies évitables par la vaccination », a expliqué Tehan. Les parents qui ne vaccinent pas leurs enfants les mettent en danger eux ainsi que les autres enfants.

Il existe cependant des exemptions pour les personnes ayant des problèmes médicaux légitimes, c’est pourquoi il est important que tous ceux qui le peuvent, se fassent vacciner. Grâce au principe de l’immunité collective, si tous les autres sont vaccinés, ils restent isolés de la maladie en question.

Pour en revenir aux exemptions, il s’agit pourtant de l’une des problématiques quand il s’agit de vaccins. En effet, il y a malheureusement un nombre trop important d’autorisations d’exemptions pour des raisons personnelles, religieuses et philosophiques. Les taux d’acceptation lors de tels demandes sont scandaleux.

Les parents « anti-vaxxers » (anti-vaccins) sont de plus en plus nombreux dans l’hémisphère sud. Par exemple, certains parents australiens sont fondamentalement opposés à l’idée des vaccins, et ce sont probablement ces derniers qui subiront en premier le retour de flamme.

D’ailleurs, selon l’historique, l’effet d’une loi de vaccination stricte aurait tendance à faire hausser les taux de vaccination. En effet, le pays avait eu un certain succès concernant l’augmentation du taux de vaccination depuis que le gouvernement avait décidé de serrer la vis dans le passé.

 

En 2015, l’Australie a mis fin aux exemptions religieuses pour les vaccinations. Divers États australiens ont également commencé à respecter une politique « No Jab, No Play », qui interdit aux enfants non vaccinés de fréquenter les centres éducatifs et les garderies. Ils ont également banni les exemptions pour ceux qui s’opposent aux vaccinations sur le plan moral ou philosophique.

Puis en 2016, le pays a également introduit sa politique « No Jab, No Pay » : les parents des enfants non vaccinés perdent un supplément de paiement de prestations pour enfants, à hauteur d’environ 544 $ US par année.

En conséquence, 246’000 enfants de plus ont été vaccinés et le taux de vaccination dans le pays a grimpé jusqu’à 92.2%. Ceci en dépit du fait que le mouvement anti-vaccins reste une menace sérieuse.

Comme l’a rapporté ABC News en février, les « anti-vaxxers » du Queensland ont mis en place leurs propres services sociaux afin de contourner en partie les lois en vigueur.

Cette initiative gouvernementale est donc une modification des précédentes lois « No Jab, No Pay ». En effet, le principal changement consiste à passer à une réduction bimensuelle au lieu d’une pénalité de fin d’année. Selon Tehan, ce programme fournira « un rappel constant pour les parents de garder la vaccination de leurs enfants à jour ».

Source : Ministers for the Department of Social Services

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