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Le programme Artemis, sœur d’Apollon dans la mythologie grecque, devrait ramener l’Homme sur la Lune d’ici 2024. Impacté de retards techniques et de dépassements budgétaires, le programme aurait dû commencer en 2018. Cependant, l’étage principal de la fusée (SLS) est enfin assemblé. Le premier test inhabité devrait avoir lieu d’ici 2020.

La NASA a fini d’assembler la structure principale de la fusée géante qui ramènera les astronautes américains sur la Lune, selon le chef de l’agence spatiale, promettant que la mission aurait lieu en 2024 malgré les retards. Avec une hauteur de 65 mètres, l’étage central du système de lancement spatial (SLS) est le plus haut étage de fusée que la NASA ait construit depuis les étapes Saturn V pour les missions Apollo.

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Le SLS complètement assemblé, sur le site du Michoud Assembly Facility. Crédits : NASA

Il est également le plus puissant, conçu pour atteindre une vitesse record de Mach 23 avant de se séparer de son étage supérieur, la capsule d’équipage d’Orion. Mais son développement a été frappé par des retards et des dépassements de coûts — son premier vol devait avoir lieu en novembre 2018, et son budget est passé de 5.6 à 7.4 milliards d’euros, soit un dépassement de 29%.

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L’administrateur de la NASA, Jim Bridenstine, explique que ce sera une « journée très importante pour l’agence spatiale, lorsque nous aurons pu annoncer que la phase principale de la fusée SLS est terminée. Nous réalisons des progrès significatifs vers la réalisation de cette mission Artemis 3 et le placement de notre première femme et prochain homme au pôle sud de la Lune en 2024 ».

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sls structure

Structure et configuration du SLS. Crédits : NASA

La mission Artemis 1 décollera probablement d’ici juin 2020, selon le rapport d’audit. Le premier test sera non-habité. La NASA prévoit d’atterrir sur le pôle sud de la Lune afin d’exploiter sa glace d’eau, découverte en 2009, à la fois pour la survie mais aussi pour l’utiliser comme source d’hydrogène et d’oxygène afin d’alimenter les propulseurs de fusées. L’agence considère son retour sur la Lune comme un terrain d’essai pour une mission vers Mars dans les années 2030.

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