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En Australie, une équipe de scientifiques affirme avoir trouvé un moyen de mesurer quantitativement la conscience : une découverte qui pourrait avoir d’importantes implications pour le traitement des patients comateux.

Une équipe de scientifiques de l’Université Monash, en Australie, a découvert des signaux neurologiques distincts chez les mouches à fruits, au réveil et anesthésiées.

« Cette découverte est importante car elle suggère un moyen fiable de déterminer le niveau d’excitation consciente en puisant dans une petite région du cerveau, plutôt que dans de nombreuses parties du cerveau », a déclaré le physicien et chercheur principal de l’Université Monash, Kavan Modi, dans un communiqué de presse. « Cela suggère également qu’il existe un marqueur clair d’excitation consciente qui ne dépend pas de stimuli externes spécifiques », a ajouté Modi.

Les mouches, qui sont couramment utilisées dans la recherche biologique, semblaient avoir des niveaux de conscience différents et quantifiables qui peuvent être détectés dans des enregistrements neuronaux.

Essentiellement, la complexité des signaux neuronaux des mouches était liée à leur niveau d’excitation consciente. En effet, les mouches qui étaient éveillées avaient une activité cérébrale plus complexe que celles qui avaient été anesthésiées, et ces signaux peuvent fournir une nouvelle base de référence pour de futurs enregistrements.

Bien entendu, sonder la conscience humaine est beaucoup plus complexe que sonder la conscience de mouches à fruits : le cerveau de la mouche possède 100’000 cellules, tandis que le cerveau humain en possède 86 milliards…

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Cependant, les chercheurs espèrent que leur travail sera également étendu aux études humaines dans le futur. Ces derniers ont en effet conclu que l’application d’une analyse similaire à d’autres ensembles de données (en particulier les données EEG humaines) pourrait conduire à de nouvelles découvertes concernant la conscience et la complexité de cette dernière.

Si la méthode s’avère efficace sur les humains, elle pourrait donner aux médecins une nouvelle manière de sonder l’esprit des patients qui ne répondent pas à leurs soins : « Il s’agit d’un problème majeur en neurosciences où il est crucial de faire la différence entre les patients végétatifs qui ne répondent pas et ceux qui se trouvent dans un état conscient mais qui ne peuvent pas bouger ou communiquer verbalement en raison d’une paralysie complète de presque tous les muscles du corps », a déclaré Modi.

Source : Physical Review Research
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