L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé le dernier taux de létalité mondial pour le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) : il serait maintenant de 3.4%, ce qui est bien plus élevé que le chiffre précédemment annoncé de 2%.

À présent, la pandémie de coronavirus originaire de Wuhan, en Chine, a tué plus de 3300 personnes et en a infecté plus de 95’000 à travers le monde (situation au jeudi 5 mars). Le virus provoque une maladie désormais connue sous le nom de COVID-19. Lors d’une conférence de presse, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé que le taux de létalité était bien supérieur à celui de la grippe saisonnière, qui tue environ 0,1% des personnes infectées.

De plus, ce chiffre est susceptible d’augmenter davantage à mesure que d’autres cas sont découverts et confirmés, bien que les experts prédisent que le pourcentage de décès diminuera à plus long terme, car des cas plus légers de COVID-19 ne sont probablement pas diagnostiqués. « Il y a une autre cohorte entière asymptomatique ou peu symptomatique », a déclaré en février Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses. « Nous allons voir une diminution du taux de létalité global », a-t-il ajouté.

Un virus unique, avec des caractéristiques uniques

Tedros souligne les différences entre le nouveau coronavirus et d’autres maladies infectieuses comme le MERS, le SRAS (2003) et la grippe. Il a notamment déclaré que les données suggèrent que COVID-19 ne se transmet pas aussi efficacement que la grippe, qui peut être largement transmise par des personnes infectées, mais ne présentant pas encore de symptômes, ce qui semble néanmoins également être le cas du nouveau coronavirus, mais « à plus petite échelle ».

coronavirus

Une modélisation informatique créée par Nexu Science Communication, en collaboration avec le Trinity College de Dublin, montre un modèle structurellement représentatif d’un bétacoronavirus, le type de virus lié à COVID-19. Crédits : Reuters/Nexu Science Communication/Trinity College Dublin

Cependant, Tedros a également ajouté que COVID-19 provoquait une « maladie plus grave » que la grippe saisonnière et a expliqué que bien que les individus du monde entier aient développé une immunité contre certaines souches de la grippe au fil du temps, la part d’inconnu de SARS-CoV-2 signifie qu’à l’heure actuelle, personne n’est immunisé et que davantage de personnes étaient ainsi sensibles à l’infection. « Il s’agit d’un virus unique, aux caractéristiques uniques », a-t-il déclaré.

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La semaine dernière, Tedros a annoncé que le taux de létalité de la maladie pourrait également différer en fonction de l’endroit où un patient reçoit le diagnostic et est traité.

De plus, il faut savoir que la plupart des patients atteints de formes bénignes de la maladie se sont rétablis en environ deux semaines, mais que les cas graves peuvent prendre trois à six semaines pour guérir.

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Patients âgés : les plus à risque

Le risque d’un patient de décéder du COVID-19 varie en fonction de plusieurs facteurs, notamment le lieu où il est traité, son âge et toute condition de santé préexistante. À présent, des cas de COVID-19 ont été signalés dans au moins 76 pays, dont une grande majorité en Chine.

Une étude menée le mois dernier par le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies a démontré que le virus affectait le plus gravement les personnes âgées souffrant de maladies préexistantes. Les données suggèrent que la létalité augmente avec l’âge.

mortalite coronavirus covid19

Le taux de létalité du COVID-19, par tranches d’âge. Plus l’âge est élevé, plus le taux de létalité l’est aussi. Crédits : Shayanne Gal/Business Insider

La recherche a démontré que les patients âgés de 10 à 19 ans présentaient les mêmes risques de décéder du COVID-19 que les patients dans la vingtaine et la trentaine, mais la maladie semble bien plus fatale chez les personnes de 50 ans et plus.

Selon l’étude, environ 80% des cas de COVID-19 sont bénins, et les experts pensent que de nombreux de ces cas n’ont pas été signalés, car certains malades ne se rendent simplement pas chez le médecin ou à l’hôpital pour un traitement.

Sources : CCDC, OMS

Une réponse

  1. FFP2

    N’importe quel épidémiologiste DE TERRAIN vous expliquera qu’en début d’épidémie la létalité est TOUJOURS SURESTIMEE, parce qu’elle ne prend pas en compte les cas bénin très nombreux qui se soignent eux-mêmes sans passer par le service de santé, ou dont les signes bénins sont passés pour un « rhume » banal alors que c’était en fait le coronavirus. Seules les ENQUETES SEROLOGIQUES a posteriori effectuées en population par TIRAGES EN GRAPPES permettent – après les épidémies – de calculer leur PREVALENCE REELLE, et donc la LETALITE REELLE. Ah oui c’est des mots inhabituels, mais pour moi c’est mon quotidien professionnel. Lavez vous les mains comme il faut.

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