Dans le passé, du riz génétiquement modifié (OGM) avait déjà été développé par des scientifiques pour lutter contre la malnutrition et le changement climatique. À présent, une équipe internationale de chercheurs impliquant des scientifiques des États-Unis, du Royaume-Uni et d’Espagne, a mis au point une nouvelle souche pour gérer les symptômes du VIH dans les pays où les médicaments traditionnels peuvent être difficiles d’accès pour la population.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il y avait 36’900’000 personnes vivant avec le VIH en 2017 à travers le monde, dont 25’700’000 en Afrique. Tandis que la propagation du virus a ralenti depuis l’épidémie des années 80, 2.1 millions de personnes ont encore été infectées par le VIH en 2015. Actuellement, de nouveaux médicaments (incluant des implants vaginaux et des vaccins expérimentaux) contre le VIH sont en cours de développement.

En général, les patients infectés par le VIH prennent un médicament antirétroviral qui empêche le virus de se répliquer à l’intérieur du corps, bloquant essentiellement l’apparition du sida. S’il est correctement traité, le virus peut être géré et les patients peuvent espérer vivre longtemps et en bonne santé. Malheureusement, le problème est que toutes les personnes souffrant de ce virus n’ont pas accès à ces médicaments.

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L’équipe de recherche affirme que leur riz génétiquement modifié pourrait offrir une solution efficace et abordable aux patients séropositifs dans les pays en développement.

Ce riz fonctionne de la manière suivante : les graines de riz produisent trois protéines ; l’anticorps monoclonal 2G12 ainsi que les lectines griffithsine et cyanovirine-N. Les tests préliminaires in vitro démontrent que celles-ci se lient à gp120 — la glycoprotéine qui permet au virus de cibler les cellules — et neutralisent le VIH.

Puis, ces graines peuvent être broyées pour former une pâte qui peut ensuite être appliquée comme une crème topique, qui contrebalance le virus de la même manière que le médicament antirétroviral.

Un élément important est le fait que lorsque les cultures sont à maturité, les graines peuvent être produites sur place pour presque aucun coût. Cela rend ce traitement plus qu’accessible à celles et ceux qui devraient autrement devoir parcourir des kilomètres pour atteindre une clinique médicale.

Bien entendu, il reste encore quelques obstacles que les chercheurs devront surmonter avant que le riz génétiquement modifié ne devienne disponible en grandes quantités. L’un de ces obstacles n’est autre que l’aversion des gens concernant les OGM : dans un premier temps, les scientifiques devront démontrer qu’il n’y a pas d’effets secondaires néfastes et ensuite, ils devront répondre aux diverses restrictions réglementaires en vigueur à travers le monde.

Dans tous les cas, pour l’instant, les résultats sont prometteurs. « Cette stratégie révolutionnaire est de manière réaliste, la seule façon de fabriquer des cocktails microbicides à un coût assez bas pour les pays en développement, où la prophylaxie du VIH est la plus demandée », expliquent les auteurs de l’étude.

Source : Proceedings of the National Academy of Sciences,

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