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Tandis que plusieurs gouvernements prennent des mesures drastiques de confinement et de couvre-feu afin d’endiguer le plus rapidement possible la propagation du SARS-CoV-2, les épidémiologistes tentent toujours de comprendre la dynamique exacte de transmission du virus. Et une étude récente suggère que les températures chaudes et humides ont été corrélées à une chute de la transmission. Le retour du printemps et de l’été, dans l’hémisphère nord, devrait ainsi entraîner un ralentissement de la propagation.

L’étude, publiée dans la revue SSRN, provient d’une équipe d’épidémiologistes et d’économistes des écoles de Pékin de l’Université Tsinghua et de l’Université Beihang, utilisant des données du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies, concernant 4711 cas confirmés de coronavirus SARS-CoV-2.

Températures et humidité élevées : elles ralentiraient la propagation du SARS-CoV-2

Les scientifiques ont cherché à établir une cartographie des foyers infectieux et des chaines de transmission. Puis, à l’aide de nombreuses analyses et modélisations statistiques complexes, de courbes de croissance des tendances, de stations météorologiques et de suivi des contacts chez les patients qui ont contracté le COVID-19, ils sont arrivés à cette conclusion :

« Des températures élevées et une humidité relativement élevée réduisent la transmission du COVID-19, respectivement, même après avoir contrôlé la densité de population et le PIB par habitant des villes. […] Ce résultat est cohérent avec le fait que la température élevée et l’humidité élevée réduisent considérablement la transmission de la grippe. Il indique que l’arrivée de l’été et de la saison des pluies dans l’hémisphère nord peut effectivement réduire la propagation du COVID-19 ».

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Des résultats encourageants mais sujets à caution

Il est important de noter le verbe « indique ». Il s’agit d’une analyse de données et en aucun cas d’un travail définitif. Les températures plus chaudes ne neutralisent pas le virus ni ne l’empêchent de se propager. Toutefois, elles semblent ralentir sa propagation. Ralentir la propagation (ou « aplatir la courbe ») est essentiel pour garantir que les systèmes de soins de santé mondiaux ne soient pas surchargés.

Dans l’hémisphère nord, au cours des prochains mois, l’élévation des températures devrait réduire la propagation du virus. Dans l’hémisphère sud, à l’inverse, les températures vont devenir plus froides, simplifiant la transmission. Ces résultats, bien qu’encourageants, ne doivent pas faire perdre de vue les gestes à adopter et les précautions à prendre pour limiter au maximum les risques de transmission. Au contraire, la combinaison de ces deux facteurs diminutifs de la vitesse de propagation pourrait être cruciale pour faire évoluer positivement la situation à ce stade critique.

Sources : SSRN

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