Voilà une nouvelle qui réjouira la PETA : un flamant qui s’était évadé d’un zoo aux États-Unis a trouvé refuge à plus de mille kilomètres, 13 ans plus tard. Et pour un animal déporté sur un autre continent, on peut dire qu’il se porte bien !

L’histoire débute en 2003. 40 flamants de Tanzanie sont envoyés au zoo du comté de Sedgwick à Wichita, une ville de l’état du Kansas, pour une exposition sur l’Afrique.

Généralement, une partie de leurs ailes est amputée afin de les empêcher de s’envoler. Mais il est préférable de le faire lorsqu’ils sont encore bébés, les os de leurs ailes n’étant pas encore entièrement formés, ils n’ont pas encore toutes les sensations.

Comme tous les flamants exportés étaient déjà adultes, les responsables du zoo avaient donc décidé de ne pas procéder à l’amputation, afin que ce ne soit pas douloureux pour eux.

Ils ont employé une autre moyen qui consiste à réduire la taille des plumes de leurs ailes en les coupant légèrement, ce qui est suffisant pour les garder au sol. Mais cette opération doit être répétée annuellement, car les flamants, comme la plupart des oiseaux, muent au moins une fois par année pour remplacer toutes leurs plumes usées.

Cependant, en Juin 2005, les gardiens n’avaient pas fait attention à deux flamants et leurs nouvelles plumes qui avaient entièrement repoussé, et qui en ont donc profité pour s’envoler et s’enfuir.

Les deux fugitifs, étiquettés au zoo avec les numéros 347 et 492, sont restés quelques jours dans la région (malgré plusieurs tentatives de les recapturer en vain), jusqu’au jour où une grosse tempête finit par les convaincre d’aller voir ailleurs et de voler chacun de leurs propres ailes. Et quel jour cela a eu lieu ? Le 4 juillet, jour de l’indépendance aux États-Unis ! Simple coïncidence ?


Le No. 347 avait été aperçu pour la dernière fois en août 2005 dans l’État du Michigan et malheureusement, n’a plus été revu depuis, laissant supposer qu’il est peut-être mort.

Quant au No. 492, il a été repéré plusieurs fois dans le sud des États-Unis, jusqu’au mois dernier, près de la baie Lavaca, dans le sud du Texas, où il semble avoir trouvé un habitat idéal à plus de 1000 kilomètres du zoo. Et selon les observateurs, il semblerait qu’il se soit très bien accommodé à son nouveau lieu, après plus de 13 ans de cavale.

« Tant qu’ils trouvent ces types de zones humides, peu profondes et salées, les flamants peuvent être assez résiliants », a déclaré au New York Times Felicity Arengo, spécialiste des flamants.

Il s’était même trouvé un compagnon : un flamant des caraïbes, qui s’est certainement aussi déplacé dans le pays à cause d’une tempête. Amis ou couple, nul ne le sait, car le sexe du No. 492 n’avait pas été établit durant sa captivité. Étant donné qu’ils semblaient être de la même taille, il y a de fortes chances qu’ils soient du même sexe.

Ils avaient été aperçus ensemble en 2006 et 2013, mais lorsque No. 492 a été repéré au Texas, il était seul. Arengo explique que son compagnon n’est pas forcément mort. Ils se sont peut-être tout naturellement séparés, et il serait même possible qu’ils se retrouvent à nouveau à l’avenir.

Les flamants vivent en moyenne 40 ans. Il est estimé que No. 492 a environ 20 ans. Il lui reste encore de beaux jours devant lui pour profiter de la liberté qu’il a obtenu, avec beaucoup de chance !

Source : New York Times

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