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Si les empreintes de dinosaures ne sont pas véritablement rares en paléontologie, les empreintes de peau de dinosaures, en revanche, sont extrêmement difficiles à trouver. Dans la plupart des cas, les traces des motifs dermiques sont effacées par la pluie, l’érosion, ou ne s’inscrivent tout simplement pas durablement dans la roche. Alors quand pas moins de cinq empreintes de ce type dans un état de conservation parfaite sont retrouvées, c’est une découverte spectaculaire.

Au fil des ans, les chercheurs ont beaucoup appris sur l’anatomie des dinosaures, mais une caractéristique échappe sans cesse aux paléontologues. De toutes les traces de dinosaures découvertes, seules quelques rares (beaucoup moins d’un pour cent), présentent des traces de peau.

En règle générale, les motifs en relief de la peau des dinosaures ressemblent à des empreintes digitales, montrant des signatures uniques parmi ces grands reptiles. Trouver une telle « empreinte digitale » de dinosaure parfaitement conservée est donc extrêmement rare. Les paléontologues en ont trouvé cinq. La découverte a été publiée dans la revue Scientific Reports.

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Clichés montrant les empreintes de peau de dinosaure parfaitement conservées, retrouvées par les paléontologues. Crédits : Kyung Soo Kim et al. 2019

Datant d’environ 120 millions d’années, la découverte de ces traces est sans précédent. Chaque empreinte est incroyablement bien préservée, avec des traces de peau qui représentent essentiellement une réplique vivante parfaite du pied de la créature. « Ce sont les premières traces jamais trouvées où des empreintes de peau parfaites couvrent toute la surface de chaque trace » explique Martin Lockley, géologue à l’Université du Colorado.

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Morceaux du matériau dans lequel les empreintes de Minisauripus ont été retrouvées. Crédits : Kyung Soo Kim et al. 2019

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Les chercheurs pensent que les traces appartiennent au plus petit théropode connu, le Minisauripus. Avec seulement quelques centimètres de long, ces empreintes révèlent une texture de peau ressemblant à du papier sablé de qualité moyenne, avec de minuscules écailles tissées ensemble comme du tissu.

Les auteurs expliquent que le motif est similaire aux anciens oiseaux à plumes de Chine et qu’ils s’attendaient à un théropode beaucoup plus grand, presque comme une version rétrécie des écailles du brontosaure géant.

L’équipe pense que les conditions idéales ont été réunies lorsqu’une forte pluie a créé une fine couche de boue, laissant ainsi apparaître des traces comme lorsque l’on marche dans « une couche de peinture fraîche d’un millimètre d’épaisseur » ; elles sont ainsi parfaitement reproduites.

Source : Scientific Reports

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