Découverte d’une région peuplée d’étoiles géantes bleues sur le point d’exploser dans notre galaxie

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| ESO

Bien qu’elle soit étudiée sous toutes les coutures depuis des décennies, la Voie lactée recèle encore de nombreux mystères et zones cachées. Récemment, en cartographiant les bras spiralés de la galaxie, une équipe d’astrophysiciens a découvert une région peuplée d’étoiles géantes bleues arrivant en fin de vie. La mise en évidence de telles régions stellaires apporte de précieuses informations sur la structure et l’évolution de la Voie lactée.

Les astrophysiciens ont découvert une nouvelle région de la Voie lactée, remplie d’étoiles sur le point d’exploser. Les chercheurs créaient la carte la plus détaillée à ce jour des bras en spirale étoilés de notre voisinage galactique avec le télescope Gaia de l’Agence spatiale européenne (ESA) lorsqu’ils ont découvert la région, qu’ils ont appelée l’éperon Céphée.

Niché entre le bras d’Orion — où se trouve notre système solaire — et la constellation de Persée, l’éperon est une ceinture entre deux bras en spirale remplis d’étoiles bleues énormes, faisant trois fois la masse du Soleil. Les astronomes appellent ces étoiles géantes bleues OB en raison des longueurs d’onde principalement bleues qu’elles émettent.

Une région stellaire peuplée d’étoiles géantes bleues

Les étoiles de ce type sont les étoiles les plus rares, les plus chaudes et les plus grandes de toute la galaxie. Les violentes réactions nucléaires qui ont lieu à l’intérieur de leur cœur les rendent six fois plus chaudes que le Soleil. Et les énormes explosions stellaires qui mettent fin à leur vie — appelées supernovas — dispersent les éléments lourds essentiels à une vie complexe loin dans la galaxie.

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Cartes projetées sur le plan galactique révélant la position des étoiles géantes bleues détectées par les auteurs. L’éperon Céphée (Cepheus spur) est indiqué. © M. Pantaleoni González et al. 2021

« Les étoiles OB sont rares, dans une galaxie de 400 milliards d’étoiles, il pourrait y en avoir moins de 200 000. Et comme elles sont responsables de la création de nombreux éléments lourds, elles peuvent vraiment être considérées comme les enrichisseurs chimiques de la galaxie. C’est grâce aux étoiles comme celles-ci, mortes il y a longtemps, que la géochimie de notre planète était complexe, assez pour que la biochimie du vivant se produise », déclare Michelangelo Pantaleoni González, chercheur au Centre espagnol d’astrobiologie (CAB).

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Les chercheurs ont compilé leur carte des étoiles en triangulant les distances des étoiles par rapport à la Terre à l’aide d’une technique appelée parallaxe stellaire. En comparant les positions apparentes des étoiles, observées sous différentes perspectives durant l’orbite de la Terre autour du Soleil, les astronomes peuvent calculer les distances aux étoiles. À l’aide de cette technique, ainsi que des données du télescope Gaia de l’ESA, l’équipe a cartographié les étoiles à des distances au-delà de celles cartographiées avant et dans des zones de l’espace auparavant considérées comme vides.

Des informations précieuses sur la structure et l’évolution galactique

Les astrophysiciens ont prouvé que la nouvelle région faisait partie du disque galactique spiral comprenant la majeure partie du matériel de notre galaxie, et pas seulement un alignement aléatoire d’étoiles, en les observant se déplacer constamment dans la même direction. Ils soupçonnent également qu’observer la position de l’éperon, qui est légèrement au-dessus du disque galactique, pourrait fournir des indices sur le passé de la Voie lactée.

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« Si nous vivons dans une galaxie avec des ondulations, qui sont de légères variations verticales ou des ondulations sur son disque, cela pourrait indiquer une histoire d’évolution violente pour notre galaxie. Elles pourraient être des signes de collisions passées avec d’autres galaxies », explique Pantaleoni González. La prochaine étape pour les chercheurs sera de placer des étoiles OB supplémentaires dans une carte plus précise, qui, espèrent-ils, permettra d’obtenir encore plus d’informations sur les structures de notre galaxie.

Sources : MNRAS

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