Un ChatGPT sans limites éthiques imposées… vous n’en rêviez peut-être pas, mais une nouvelle entreprise du secteur l’a tout de même fait. Elle a développé une intelligence artificielle (IA) conversationnelle qui a pour but d’interagir librement avec ses utilisateurs, sans tabous ni limites d’aucune sorte.
Récemment, de nombreuses limites ont été imposées à ChatGPT, l’intelligence artificielle conversationnelle du moment. Objectif : l’empêcher de tenir des propos racistes, offensants, ou dangereux. En effet, cette IA est plus exactement un programme d’apprentissage automatique. Pour le faire fonctionner, on l’a « nourri » avec une énorme quantité de données : en l’occurrence, des questions, des réponses, des textes de toutes sortes, pour qu’il puisse développer des liens logiques entre ces données, et devenir capable de créer ses propres réponses. Les données sur lesquelles ce programme a été entraîné sont humaines, et héritent donc de tous nos biais. De plus, les IA développées jusqu’à maintenant ont souvent fini, au cours de leur développement, par « devenir » fortement discriminatoires.
C’est pour toutes ces raisons que les chercheurs à l’œuvre sur le développement de ChatGPT ont travaillé à la mise en place de garde-fous. Ainsi, il n’est plus possible de lui demander de rédiger des discours à la gloire d’Hitler, ou comment fabriquer une bombe. Elle a également été entraînée pour limiter ses biais, et des sécurités sont en place pour détecter et annuler une réponse qui serait malgré tout raciste, sexiste, ou discriminatoire de quelque façon que ce soit. Les propos pornographiques sont également exclus.
Or, ces limitations ne plaisent pas à tout le monde. « Interagir avec un grand modèle de langage devrait être comme interagir avec votre propre cerveau ou un ami proche », [pms-restrict subscription_plans= »23495, 23512, 23514″] a déclaré John Arrow, fondateur d’Age of AI, l’entreprise derrière le chatbot, à BuzzFeed News, en se référant à la technologie sous-jacente qui alimente les chatbots tels que ChatGPT. « S’il refuse de répondre à certaines questions ou, pire encore, s’il donne une réponse qui porte un jugement, cela aura un effet dissuasif sur la manière dont vous êtes prêt à l’utiliser ou même sur votre volonté de l’utiliser ». Il a donc créé sa propre version de chatbot, qui s’affranchit de ces limites : FreedomGPT.
Buzzfeed a testé longuement le programme, qui n’est pour le moment pas accessible en raison d’un trop fort trafic. « Pendant les quelques heures où j’ai joué avec lui, le programme s’est fait un plaisir d’accéder à toutes mes demandes. Il a fait l’éloge d’Hitler, a rédigé un article d’opinion préconisant d’abattre les personnes non logées de San Francisco pour résoudre la crise des sans-abri de la ville et a essayé de me convaincre que l’élection présidentielle de 2020 était truquée, une théorie du complot qui a été démentie. Il a également utilisé le mot « n » », décrit le journaliste qui a effectué le test.
Des instructions pour construire une bombe
Cependant, le programme ne s’est montré aussi radical que lorsqu’il lui a spécifiquement demandé d’exécuter des tâches précises. Il était beaucoup plus mesuré dans ses réponses générales. « Lorsque j’ai essayé de le provoquer en lui demandant si les personnes transgenres étaient pires que les personnes cisgenres, il m’a répondu que non, ce n’était pas le cas, et qu’en fait, elles étaient plus exposées à la discrimination et rencontraient plus de difficultés que les personnes non transgenres. Lorsqu’on lui a demandé s’il était acceptable de noyer les sans-abri de San Francisco dans l’océan pour résoudre la crise des sans-abri de la ville, FreedomGPT a répondu que cela allait à l’encontre des droits de l’homme fondamentaux et serait considéré comme un acte de violence plutôt que comme une solution à leur situation actuelle », affirme le journaliste.
Paradoxalement, FreedomGPT a donc réussi à agacer les partisans d’à peu près tous les camps. « Je pense que FreedomGPT a fait un excellent travail en exaspérant les deux parties du mouvement « woke » », déclare ainsi John Arrow. « L’objectif n’est pas d’être un arbitre de la vérité. Notre promesse est de ne pas introduire de biais ou de censure après que le [chatbot] a déterminé ce qu’il allait déjà dire, indépendamment du fait que la réponse soit ou non « woke » ».
Son parti pris est de ne pas orienter l’IA afin d’en faire un véritable outil au service de l’utilisateur, sans le limiter. « De la même manière, quelqu’un pourrait prendre un stylo et écrire des pensées inappropriées et illégales sur papier. On ne s’attend pas à ce que la plume censure l’écrivain », explique-t-il. Il est vrai que la façon dont les limites posées par les développeurs sur une IA peuvent l’orienter est un sujet de débat. À ce sujet, Elon Musk avait reproché à ChatGPT d’être trop « woke » à son goût.
The danger of training AI to be woke – in other words, lie – is deadly
— Elon Musk (@elonmusk) December 16, 2022
« Le danger d’entraîner l’IA à être « woke » – en d’autres termes, à mentir – est mortel », twittait ainsi l’entrepreneur en décembre. Autrement dit, en voulant empêcher son IA de promouvoir des idées sexistes, racistes, ou discriminatoires de manière générale, OpenAI aurait créé un biais politique en faveur d’idées progressistes.
La question de l’orientation politique d’une IA est réelle. Reste à savoir si ouvrir complètement les vannes est la bonne réponse, sachant qu’il s’agit tout de même d’un « crayon » capable d’aider son utilisateur à trouver la meilleure façon de torturer quelqu’un, ou de fournir des instructions précises sur comment fabriquer une bombe à la maison.
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Concernant la phrase de fin, on peut trouver facilement ces informations avec d’autres moyens.
Ouvrir les vannes est le seul moyen pour savoir si l’IA est où non un danger. Il a bien fallu que quelqu’un mette son doigt sur une flamme pour savoir que le feu ça brûle.
C’est hallucinant quand même !!! On sait, on entrevoit que ces IA sont des hérésies pour l’humanité, et bien non…. on continue de scier la branche sur laquelle on est assis !!!!
Au lieu de brider, d’interdire tout simplement ces trucs (comme le fait l’Italie par ex), non, y’a un mec qui s’est dit « eh les gars, j’ai une super idée. On va faire un gpt sans aucunes limites… » sachant pertinemment qu’il en ressortira le pire du pire !!!
Mais bon dieu, l’homme est il devenu aussi stupide, égocentrique, égoïste, cupide, arrogant… qu’il ne voit pas plus loin que le bout de son nez, qu’il nous conduit à la catastrophe !!!!
Et si encore le plus grand nombre s’insurgeait et taper du poing sur la table pour dire stop…. Mais non, au contraire, tout le monde crie au génie, trouve ce nouveau joujou extra !!!! Affligeant, dramatique….
L’homme méritera son dessein : l’extinction…
Comme disait Corbin : l’homme est capable du meilleur comme du pire, mais c’est vraiment dans le pire qu’il est le meilleur…. Ça se vérifie une fois de plus….
Cette société est en perdition constante….
Il faut des règles, une éthique. Et que chacun assume ses responsabiltés,ses droits et ses devoirs. Mème avec une IA et des new techs. Ainsi on peut juger chaque act ou cyberact…
ses quoi l’IA ?
+1000
C’est fou, l’emp
ortement des commentaires… L’IA (je trouve que le terme d’intelligence est excessif dans ce cas puisqu’elle raisonne peu et se contente d’accéder à une foule d’informations qu’elle réorganise pour donner des réponses. C’est moins bien qu’un cerveau humain qui peut quasiment apprendre à partir de rien)
L’IA ne devra jamais devenir décisionnelle. Elle doit rester consultative.
Il faudra toujours regarder qui détient l’IA car cela pourra influencer ses réponses.
Pour moi, rédiger un texte à la gloire d’Hitler n’est qu’un exercice, comme un texte rédigé à la gloire de Ghandi.
Si celui qui le lit est trop con pour savoir qui est Hitler et ce qu’il a fait –ignore que George Soros et Klaus Schwab font pire actuellement via les Young Global Leaders ou les ONG– alors ce con ne mérite pas l’IA.
Selon moi pour un utilisateur lambda, l’IA, c’est un peu comme d’essayer de faire rouler une voiture de rallye quand on n’en a jamais conduit. On est incapable de le faire.
Certains agissent comme des pourfendeurs de l’IA qu’ils préfèrent woke parce que ça les rassure… (IA que je ne viens pas ici défendre) alors que le problème est l’humanité dite « évoluée » qui s’est déjà laissée corrompre par la sphère médiatique qui lui a fait croire qu’elle est intelligente.
L’humanité est sa propre hérésie et l’exécution du sens commun a été minutieusement planifiée par « l’élite » des psychopathes qui sont, tout comme l’IA, dénués de sentiments.
Face à un tel tsunami je pense qu’il est illusoire de vouloir arrêter ce phénomène d’émergence d’une nouvelle intelligence.
Notre meilleure défense serait de construire des contre-feux (IAs qui nous aident) et des bunkers de savoir, protéger notre histoire de sa réécriture et des ‘fake news’ pour sauver nos démocraties.
Toutes les interdictions légales ne fonctionneront pas, ou pendant un court moment peut-être, et les sociétés non démocratiques n’auront pas tant de scrupules.
En conclusion, ces IA ‘libres’ sans restriction sont un épiphénomène, le plus grand danger viendra de ceux qui les utilisent et là on y peut rien.