Mis en service depuis le 24 avril 1990, le télescope spatial Hubble ne cesse de nous rapporter depuis plus de 20 ans les plus belles images du cosmos. Grâce à son miroir de 2.4 mètres de diamètre et à son ensemble d’imageurs et de spectroscopes, Hubble, en plus de dénicher les objets peuplant le cosmos, a également profondément contribué à plusieurs grandes découvertes en astrophysique. Aujourd’hui, le télescope nous livre 12 nouvelles images spectaculaires intégrées au catalogue de Messier.

Né le 26 juin 1730 à Badonviller (Meurthe-et-Moselle), Charles Messier observe sa première comète en 1744 : la comète de Klinkenberg-Chéseaux (désignée C/1743 X1). Dès lors, sa passion pour l’astronomie deviendra exponentielle. Engagé comme cartographe pour la Marine Française à 21 ans, il apprend très vite à utiliser différents outils d’astronomie et d’observation. Quelques années plus tard, Messier est promu astronome en chef de l’Observatoire Maritime de Paris. Entre 1760 et 1801, il découvre une vingtaine de comètes, ce qui lui vaudra le surnom de « Le furet des comètes », de la part de Louis XV.

En 1758, en cherchant à observer des comètes, les instruments de Messier sont perturbés par une structure floue dans la constellation du Taureau (nébuleuse du Crabe). Pensant d’abord qu’il s’agissait d’une comète (comète de Halley), il se ravise assez vite en constatant que cet objet ne se déplace pas. Mécontent d’avoir perdu du temps, l’astronome commence dès lors la rédaction d’une liste incluant différents objets célestes qui ne sont pas des comètes afin que lui, et les autres astronomes, puissent gagner un temps précieux et ne commettent plus d’erreurs. La première publication de ce qui deviendra le « Catalogue de Messier » date de 1774 et comprend comme premier objet la nébuleuse du Crabe (M1).

Depuis 1990, le télescope Hubble a capturé 93 des 110 objets du catalogue de Messier. Certains de ces objets ont requis de multiples expositions afin d’être intégralement photographiés. C’est par exemple le cas de la galaxie d’Andromède dont le cliché a nécessité 7400 expositions. En outre, grâce aux prises de vue infrarouges et ultraviolettes, Hubble a fourni des vues extrêmement détaillées de plusieurs objets. Aujourd’hui, ce sont 12 nouvelles images époustouflantes qu’il ajoute à la liste de Messier.

hubble M58

La galaxie spirale barrée M58 (ou galaxie de la Vierge), située dans la constellation de la Vierge à 62 millions d’années-lumière de la Terre, a été découverte par Messier en 1779. Crédits : NASA, ESA, STScI & D. Maoz (Tel Aviv University/Wise Observatory)

hubble m59

M59 est une galaxie elliptique de type E5 située à 60 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation de la Vierge. Sa particularité est d’avoir une région centrale tournant en sens opposé de la périphérie. Crédits : NASA, ESA, STScI, & W. Jaffe (Sterrewacht Leiden) & P. Côté (Dominion Astrophysical Observatory)

hubble m62

Découvert en 1771 par Messier, l’amas globulaire compact et elliptique M62 est situé à 22’000 années-lumière de la Terre. Cette proximité avec la Voie lactée serait à l’origine de son irrégularité. Crédits : NASA, ESA, STScI, & S. Anderson (University of Washington) & J. Chaname (Pontificia Universidad Católica de Chile)

hubble m75

M75 est un amas globulaire situé dans la constellation du Sagittaire, à 67’500 années-lumière de la Terre. Comprenant 400’000 étoiles, M75 s’est formé il y a 13 milliards d’années. Crédits : NASA, ESA, STScI, & G. Piotto (Università degli Studi di Padova) & E. Noyola (Max Planck Institut für extraterrestrische Physik)

hubble m86

La galaxie M86 est une galaxie lenticulaire située à 52 millions d’années-lumière de la Terre dans le cœur de la constellation de la Vierge, découverte par Messier en 1781. Elle comprend environ 3800 amas globulaires. Crédits : NASA, ESA, STScI, & S. Faber (University of California, Santa Cruz) & P. Côté (Dominion Astrophysical Observatory)

hubble m88

La galaxie spirale M88, découverte par Messier en 1881, est située dans la constellation de la Chevelure de Bérénice, à 47 millions d’années-lumière de la Terre. Crédits : NASA, ESA, STScI & M. Stiavelli (STScI)

Préc.1 sur 2Suiv.
(article sur plusieurs pages)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Share
Share