La technologie est un domaine très vaste, et qui évolue à une vitesse fulgurante quel que soit le secteur. De ce fait, elle a énormément d’impacts, que ce soit sur nos vies ou sur l’industrie au sens large. Bien que ces retombées puissent être positives pour la plupart, il ne faut pas négliger les effets néfastes, qui nécessitent souvent de repenser les modes de vie, des entreprises, voire des secteurs entiers. Cela est notamment le cas de l’industrie musicale, également appelée « industrie du disque », ce qui n’est plus très approprié de nos jours.

Depuis que l’ordinateur et internet se sont répandus et banalisés à travers le monde, toutes sortes de logiciels de téléchargement en ligne ont peu à peu fait leur apparition. En partant des clients de téléchargement peer-to-peer (pair à pair), souvent abrégé « P2P » tels que Napster, Kazaa, Emule, Limewire, et plus récemment BitTorrent, μTorrent, et bien d’autres encore, la distribution et le téléchargement illégal de musique est rapidement devenu un problème pour cette industrie, qui a depuis dû repenser et remodeler son modèle d’affaires. Les ventes de disques ont bien évidemment chuté, et au fur et à mesure qu’internet devenait de plus en plus accessible à travers le monde, la refonte complète de cette industrie était alors devenue indispensable.

C’est dans cet élan, dans le but de venir contrer cet effet néfaste en apportant le même niveau d’accessibilité qu’apportaient ces réseaux illégaux, que sont apparues et se sont développées les plateformes de téléchargement légales telles qu’iTunes d’Apple ou le Google Play sur Android. Plus récemment et également en suivant un modèle payant, des services d’écoute en streaming totalement légaux tels que Spotify ou Deezer ont vu le jour.

Cependant, dans cette refonte de l’industrie musicale, il ne faut pas oublier les plateformes de streaming vidéo telles que YouTube ou Dailymotion. L’essor de ces réseaux a été si rapide que petit à petit, les artistes du monde entier ont commencé à miser dessus, en publiant régulièrement leurs clips vidéo officiels, sans oublier de proposer également du contenu audio afin de rendre leurs créations accessibles dans un but promotionnel. Mais qui dit accessible en ligne dit facilement téléchargeable et exploitable, que ce soit autorisé ou non.

Cela était donc prévisible, des logiciels ainsi que des sites web proposant d’extraire les contenus vidéos ou audio directement depuis ces différents réseaux se sont rapidement développés et multipliés. Il devenait de plus en plus facile d’extraire rapidement le contenu audio du dernier clip musical de notre artiste préféré en utilisant l’un de ces logiciels ou services en ligne. Aujourd’hui, il suffit simplement d’insérer l’url de la vidéo en question sur l’une de ces plateformes pour obtenir rapidement le fichier audio au format mp3 ou sous d’autres formats.

Avec de tels outils, aisément accessibles et gratuits qui plus est, il devient alors difficile de résister à la tentation, celle d’obtenir gratuitement le single ou l’album complet d’un artiste, qui autrefois signifiait dépenser une partie de son argent de poche. L’industrie musicale a bien entendu vu arriver cette problématique, bien qu’elle ait été inévitable.

Aujourd’hui, les artistes et les maisons de disque misent sur les côtés positifs apportés par ces technologies et les réseaux sociaux, afin de mettre en avant leurs contenus comme jamais auparavant, de proposer des façons innovantes d’atteindre les fans, et de les fidéliser. Grâce aux plateformes telles qu’iTunes ou Google Play, un vrai fan peut continuer d’acheter légalement sa musique tout en y ayant accès depuis tous ses supports (ordinateur, smartphone, lecteur mp3).

C’est ainsi que fonctionne aujourd’hui cette industrie : les plateformes de diffusion vidéo sont des vitrines, la vente et le streaming via les solutions légales en ligne sont le nouveau modèle de vente, sans oublier un élément important et surtout immortel : rien ne vaut le plaisir d’assister aux concerts de ses artistes préférés, et surtout, rien ne pourra jamais les remplacer.

Une réponse

  1. Salvatore

    Je n’achètais pas la musique avant car on avait la possibilité de l’enregistrer sur k7 à partir de la fm, maintenant on paye un paquets de taxes à ces en***** d’éditeurs, producteurs, maisons de disques, etc… avec des taxes à la copie privée, taxes de stockages, taxes bullshit, ecotaxe,… alors qu’on peut rien copier, l’hdmi est protégée, …. Alors avant on se foutais moins de la gueule du consommateur, mais maintenant avec un capitalisme à son paroxysme, ce n’est plus la même, pauvre monde.

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