Inauguration du premier pont en acier imprimé en 3D au monde à Amsterdam

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Le pont imprimé en 3D, installé à Amsterdam la semaine dernière. | Adriaan De Groot

L’impression 3D progresse à grands pas, notamment en se diversifiant et en attirant toujours plus de secteurs, dont celui de la construction. Cela est devenu possible grâce à la multiplication des types de matériaux pouvant être imprimés en respectant des critères de qualité et de résistance stricts. Récemment, le tout premier pont en acier imprimé en 3D a été inauguré à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Le pont, appelé MX3D et développé conjointement par l’Imperial College de Londres, l’Université de Cambridge et l’Alan Turing Institute, a été imprimé par des bras robotisés industriels disponibles dans le commerce, en y ajoutant des torches de soudage pour déposer la matière composant la structure du pont couche par couche.

La structure, dans son ensemble, comporte pas moins de 4500 kilogrammes d’acier inoxydable. Elle fait 12 mètres de long, ce qui a nécessité six mois d’impression. Le pont a été transporté à son emplacement au-dessus du canal Oudezijds Achterburgwal dans le centre d’Amsterdam, la semaine dernière. Il est ouvert aux piétons et aux cyclistes depuis ce jeudi 15 juillet.

Des capteurs pour étudier le comportement du pont en temps réel

Plus d’une douzaine de capteurs fixés au pont après la fin de l’impression surveilleront la tension, les mouvements, les vibrations et la température de la structure au fur et à mesure que les gens la traversent et que le temps change. Ces données seront intégrées à un modèle numérique du pont.

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La reine des Pays-Bas Máxima a participé à l’inauguration du pont, ce jeudi 15 juillet. © Imperial College London

Les ingénieurs utiliseront ce modèle pour étudier les propriétés de cette structure unique et feront appel à l’apprentissage automatique pour repérer toute tendance dans les données qui pourrait indiquer qu’une maintenance ou une modification est nécessaire. Ils espèrent également qu’il aidera les concepteurs à comprendre comment l’acier imprimé en 3D pourrait être utilisé pour des projets de construction plus vastes et plus complexes.

Mark Girolami, de l’université de Cambridge, qui travaille sur le modèle numérique avec une équipe de l’Alan Turing Institute de Londres, explique que les enquêtes sur les défaillances des ponts révèlent souvent des détériorations qui n’ont pas été décelées à temps. Selon lui, un retour constant des données aurait pu prévenir ces défaillances en fournissant une alerte précoce.

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Modèle numérique du pont utilisé pour l’analyse des contraintes sur la structure. © Imperial College London (via Arup)

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Selon Girolami, les premières indications concernant la résistance de l’acier imprimé en 3D sont positives. « Nous avons notamment constaté que les caractéristiques de résistance dépendent de l’orientation de l’impression. Mais ce qui était en quelque sorte surprenant, c’est que la résistance de base correspondait à ce que l’on pouvait attendre d’un simple acier laminé, et qu’elle augmentait en fait dans certaines directions », déclare-t-il.

Vidéo résumant quelques étapes de conception et de fabrication du pont en acier :

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