Les femmes auraient tendance à être plus jalouses que les hommes des amis platoniques de leur conjoint

femmes plus jalouses ami platonique
| Getty Images
⇧ [VIDÉO]   Vous pourriez aussi aimer ce contenu partenaire (après la pub)

Dans une relation amoureuse, la jalousie excessive peut être liée à un manque de confiance en son partenaire, à la peur de le perdre ou encore à la possessivité. Elle peut se manifester différemment selon les contextes, mais aussi selon les sexes. De nombreuses études psychologiques ont révélé que les hommes auraient tendance à se montrer plus jaloux de l’infidélité sexuelle, tandis que les femmes seraient plus jalouses de l’infidélité émotionnelle. Pour la première fois, une étude a tenté de décrypter le phénomène dans le contexte où l’un des conjoints entretient une véritable amitié platonique (ami(e) du sexe opposé). Les résultats ont montré que les femmes ont tendance à être plus jalouses que les hommes de l’ami platonique de leur partenaire, et sont dans ce cas plus préoccupées par l’infidélité sexuelle que par l’infidélité émotionnelle.

Présente dans presque toutes les relations amoureuses, la jalousie est un mécanisme comportemental fondé sur un sentiment d’insécurité et tenant souvent dans le contexte où il y aurait un rival potentiel. Certaines personnes trouvent la jalousie flatteuse, car cela prouverait combien leur partenaire tient à eux. D’autres l’utilisent également pour « pimenter » leur vie de couple. Toutefois, les disputes qu’elle peut amener peuvent engendrer des problèmes au sein du couple, en l’associant par exemple au manque de confiance envers le/la conjoint(e).

Deux formes de jalousie peuvent se manifester au sein d’une relation amoureuse. La première est la jalousie sexuelle, qui se produit lorsque le ou la partenaire a (ou pourrait avoir) une relation d’une durée indéterminée et basée exclusivement sur le sexe (mais sans sentiments profonds) avec une autre personne.

:: LE T-SHIRT QUI SOUTIENT LA SCIENCE ! ::
Soutenez-nous en achetant un poster qui en jette :

D’après des études antérieures, les hommes seraient plus sensibles à la jalousie sexuelle que les femmes. Les hommes auraient notamment la crainte d’élever une progéniture qui risque de ne pas être la leur d’un point de vue génétique, tout en subissant le sentiment humiliant d’avoir été dupé.

La deuxième forme de jalousie dans un couple est la jalousie émotionnelle, qui se manifeste quand le ou la partenaire entretiendrait une relation sentimentale (sans relation sexuelle) avec une autre personne. Cette forme de jalousie se produirait davantage chez les femmes que chez les hommes, car ces dernières auraient le sentiment de ne plus détenir l’exclusivité du sentiment amoureux de leur conjoint. Il y aurait ainsi une crainte de la perte des bénéfices relationnels liés, car l’accès de ces femmes aux ressources qui devrait leur revenir (ainsi qu’aux enfants) risque d’être attribué à d’autres femmes. Ces bénéfices peuvent aussi bien être sentimentaux que matériels.

Le degré de jalousie ressenti peut être influencé par l’attrait que les rivaux (ou potentiels rivaux) peuvent provoquer. Le ou la partenaire peut se sentir plus menacé(e) à mesure que ces rivaux sont considérés comme étant plus attirants (d’un point de vue physique, charismatique, matériel, …). Étant donné qu’un ou une ami(e) platonique pourrait aussi être considéré(e) comme un rival, la nouvelle étude publiée dans la revue Evolutionary Behavioral Sciences tente une analyse psychologique de cette facette encore peu étudiée de la jalousie.

Les femmes, plus jalouses sexuellement qu’émotionnellement dans le cadre de l’amitié platonique

La nouvelle étude a été dirigée par l’Université du Texas à Austin, et inclut 365 participants recrutés par le biais de la plateforme Amazon Mechanical Turk. L’ensemble des participants étaient tous mariés au moment de l’étude, résident aux États-Unis, avaient au moins 18 ans et étaient tous anglophones. Ils ont été répartis au hasard dans quatre groupes, dans lesquels ils ont lu différents scénarios où ils imaginaient leurs conjoints nouer une nouvelle amitié du sexe opposé.

Les résultats ont montré, sans surprise, que les sentiments de jalousie étaient plus accentués lorsque le nouvel ami était du même sexe que le participant (donc du sexe opposé à celui du conjoint). Cependant, des niveaux de jalousie globale plus élevés (que ceux des hommes) ont été observés chez les femmes, ce qui suggère que les sentiments de jalousie chez les femmes sont davantage associés à l’attractivité.

Les femmes jalouses de l’amie de leurs conjoints auraient également la crainte de voir leur statut de mères (ou futures mères) menacé, ce qui s’explique probablement par le fait que l’amie de l’homme a besoin d’une certaine forme d’entretien et d’engagement plus ou moins similaires à ceux prodigués à la femme, telle que le fait de lui consacrer du temps, de l’affection ou peut-être aussi des apports matériels.

Vous voulez éliminer toutes les pubs du site tout en continuant de nous soutenir ?

C'est simple, il suffit de s'abonner !


J'EN PROFITE

20% de rabais pour les 1000 premiers !
Code : 0pub20

Par ailleurs, les chercheurs ont constaté que les hommes étaient émotionnellement plus affectés (et non sexuellement) lorsque l’ami de leur conjointe était considéré comme étant plus attirant, et ce quelque soit le sexe de cet ami. La nouvelle recherche suggère que cela pourrait s’expliquer par le fait que l’ami de leur femme pourrait devenir un meilleur compagnon potentiel, tandis que l’amie séduisante pourrait servir de « wing girl » (une amie qui faciliterait l’accès/la rencontre d’hommes).

Contrairement à des travaux antérieurs qui montrent que les hommes sont généralement plus jaloux de l’infidélité sexuelle, cette étude n’a montré aucune différence entre les sexes concernant la jalousie sexuelle. Cependant, d’après les auteurs de l’étude, la jalousie sexuelle des femmes serait plus élevée que leur jalousie émotionnelle dans le cadre de l’amitié platonique.

Cependant, il faut tenir compte du fait que l’étude ne concerne que les couples mariés. Les résultats pourraient donc différer dans une relation de couple sans mariage. De plus, le nombre d’amis extra-conjugaux n’ont pas non plus été pris en compte, ni les cas où il n’y avait pas d’amis du sexe opposé. Pour finir, seuls les participants qui ont signalé un certain degré de jalousie ont complété les éléments d’attribution de la jalousie lors des tests, ce qui limite la portée de l’analyse.

Source : Evolutionary Behavioral Sciences

Laisser un commentaire