COVID : un médicament oral bloque la transmission du virus en seulement 24 heures !

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| Pixabay/Trust My Science

Alors que le sprint aux vaccins donne ses premiers résultats très encourageants, le marathon à l’identification de médicaments existants permettant de lutter contre la COVID-19 continue en parallèle. Il s’agit d’un effort de recherche très important étant donné que même si les vaccins s’avèrent très efficaces, la couverture vaccinale nécessaire à l’éradication du virus ne sera pas atteinte avant 2022 dans la majorité des pays du monde, faute de disponibilité. Récemment, des chercheurs ont identifié un médicament existant permettant de supprimer complètement la transmission du virus en seulement 24 heures. Une nouvelle qui pourrait changer la donne, en rendant la maladie moins transmissible et en réduisant drastiquement le nombre de cas graves.

Des chercheurs de l’Institut des sciences biomédicales de l’Université d’État de Géorgie ont découvert qu’un nouveau médicament antiviral, le Molnupiravir (MK-4482/EIDD-2801), est particulièrement efficace dans le traitement des infections au SARS-CoV-2. L’action du médicament supprime entièrement la transmission du virus en seulement 24 heures !

Le groupe de recherche, dirigé par le Dr Richard Plemper, professeur distingué de l’université de l’État de Géorgie, a découvert à l’origine que le médicament avait un effet puissant contre les virus de la grippe. « C’est la première démonstration d’un médicament disponible par voie orale pour bloquer rapidement la transmission du SARS-CoV-2 », a déclaré Plemper. « MK-4482/EIDD-2801 pourrait changer la donne ».

Interrompre la transmission communautaire du virus

Interrompre la transmission communautaire généralisée du SARS-CoV-2 jusqu’à ce qu’une vaccination de masse soit disponible est primordial pour gérer la COVID-19 et atténuer les conséquences catastrophiques de la pandémie. Comme le médicament peut être pris par voie orale, le traitement peut être entamé rapidement, ce qui présente un triple avantage potentiel : inhiber l’évolution des patients vers une forme grave de la maladie, raccourcir la phase infectieuse pour atténuer les conséquences émotionnelles et socio-économiques d’un isolement prolongé des patients, et faire rapidement taire les foyers infectieux locaux.

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« Nous avons constaté très tôt que le MK-4482/EIDD-2801 a une activité à large spectre contre les virus respiratoires à ARN et que le traitement par voie orale des animaux infectés avec ce médicament réduit de plusieurs ordres de grandeur la quantité de particules virales excrétées, ce qui diminue considérablement la transmission », a déclaré Plemper. « Ces propriétés ont fait du MK-4482/EIDD/2801 un candidat puissant pour le contrôle pharmacologique de la COVID-19 ».

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Image obtenue au microscope électronique à balayage montrant le SARS-CoV-2 (orange) émergeant de la surface de cellules (vert) cultivées en laboratoire. Crédits : NIAID-RML

Un arrêt rapide de la transmission même chez des individus aux symptômes légers

Dans l’étude, publiée dans la revue Nature Microbiology, l’équipe de Plemper a réorienté le MK-4482/EIDD-2801 pour qu’il agisse plus efficacement contre le SARS-CoV-2 et a utilisé un modèle de furet pour tester son effet sur l’arrêt de la propagation du virus. « Nous pensons que les furets sont un modèle de transmission pertinent car ils propagent facilement le CoV-2 du SRAS, mais ne développent généralement pas de maladie grave, ce qui ressemble beaucoup à la propagation du coronavirus chez les jeunes adultes », déclare le Dr Robert Cox, chercheur postdoctoral du groupe de Plemper et co-auteur de l’étude. Les chercheurs ont donc infecté des furets avec le SARS-CoV-2 et ont débuté le traitement avec le MK-4482/EIDD-2801 lorsque les animaux ont commencé à excréter le virus par le nez.

« Lorsque nous avons placé dans la même cage des animaux infectés et non infectés, puis traité les animaux infectés, aucun des animaux non malades n’a contracté le virus », a déclaré Josef Wolf, doctorant au laboratoire de Plemper et co-auteur de l’étude. En comparaison, tous les furets qui avaient reçu un placebo ont été infectés.

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Si ces données sur les furets se traduisent chez l’Homme, les patients COVID-19 traités pourraient devenir non infectieux dans les 24 heures suivant le début du traitement. Une telle efficacité à réduire la transmission du virus pourrait, combinée aux vaccins, rapidement enrayer la pandémie. Si le traitement est approuvé et administré à large échelle, il diminuerait drastiquement le besoin minimal de couverture vaccinale, mettant fin à la pandémie bien plus tôt que prévu et à moindre coût.

Controverse

Mais il y a un mais… Plus tôt cette année (en avril 2020), Rick Bright, l’ancien directeur de l’autorité américaine de recherche et de développement biomédical avancé (BARDA), a déposé une plainte en mentionnant ses inquiétudes concernant le financement du développement du molnupiravir. En effet, des médicaments similaires avaient montré par le passé des

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Source : Nature Microbiology

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