À l’aide d’un logiciel, l’équipe a modélisé différents types d’atmosphères potentielles pour Proxima b, notamment une atmosphère semblable à celle de la Terre (dominée par de l’azote et de faibles quantités de CO2 pour réchauffer la planète) et une atmosphère plus martienne (CO2 pur).

Les chercheurs ont également considéré si son atmosphère serait plus mince ou plus épaisse que celle de la Terre, si ses océans étaient plus ou moins salés, plus profonds ou moins profonds, et si l’océan couvrait ou non la planète entière.

Finalement, et élément non négligeable, les chercheurs se sont demandés si la planète était « verrouillée » sur son étoile, ou si (comme Mercure) elle avait une résonance orbitale 3:2 : soit si la planète tourne trois fois sur son axe en effectuant 2 orbites.

Grâce à leurs recherches, Del Genio et ses collègues ont pu déterminer que chaque cas pourrait potentiellement mener à une planète qui posséderait au moins une certaine quantité d’eau liquide à sa surface. Ils ont également constaté que, dans le cas d’une planète verrouillée vers son étoile, le transport de chaleur entre le côté exposé au soleil et le côté sombre, pouvait également permettre à la planète entière d’être habitable. « Donc, s’il y a une atmosphère et de l’eau, Prox b a de bonnes chances d’être habitable », a déclaré Del Genio.

Ces dernières recherches concernant Proxima b sont donc très encourageantes. Même si les observations ont montré que Proxima Centauri produit des éruptions stellaires très importantes, il existe tout de même de nombreux scénarios dans lesquels Proxima b pourrait encore être habitable.

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Bien entendu, à présent, nous devrons attendre les résultats de recherches futures afin de pouvoir déterminer avec certitude si elle l’est réellement, ou non. Comme l’a expliqué Del Genio : « Malheureusement, vue de la Terre, Prox b ne semble pas transiter, ce qui rend plus difficile la détection d’une atmosphère et son contenu. Cependant, dans un avenir assez proche, les astronomes pourront surveiller la chaleur émise dans l’espace par Prox b en se déplaçant dans son orbite. Nos résultats montrent qu’il devrait être possible de distinguer une planète avec une atmosphère, ou sans atmosphère, ainsi que déterminer s’il s’agit d’une atmosphère froide ou une atmosphère chaude épaisse ».

Bien entendu, les chercheurs pourront utiliser cette technique pour analyser les potentielles atmosphères d’autres exoplanètes rocheuses qui orbitent des étoiles de type M (naines rouges), ce qui d’autant plus encourageant. Étant donné que ces étoiles représentent plus de 70% des étoiles dans la Voie lactée (notre galaxie), la probabilité qu’elles supportent des planètes potentiellement habitables augmente, de manière significative, les chances de trouver une vie extra-terrestre.

Dans les années à venir, les instruments de la prochaine génération devraient jouer un rôle majeur dans la détection et la caractérisation des exoplanètes. Il s’agit notamment du télescope spatial James Webb (JWST), du Wide Field Infrared Survey Telescope (WFIRST), et d’instruments basés au sol, tels que le télescope géant européen (ELT) et le télescope géant Magellan (GMT).

Sources : Astrobiology, arXiv.org
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