Neuralink présente un singe cobaye capable « d’écrire » par la pensée

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Durant la démonstration, un singe muni d'un implant neuronal devait reproduire une suite de lettres sur un écran pour obtenir une récompense. | Neuralink
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Un singe qui écrit par la pensée : c’était le clou de la démonstration récemment faite par Elon Musk au sujet de l’implant Neuralink. Le cofondateur de l’entreprise du même nom a une fois de plus fait bon nombre d’annonces qui rendent les experts sceptiques.

Sur les images, on peut observer un singe qui fixe un écran. Sans bouger, il parvient à reproduire une suite de lettres sur l’ordinateur, pour aboutir à l’équivalent anglais de « puis-je avoir une collation s’il vous plaît ? ». Ce n’est pas la première fois que l’entrepreneur met en avant des démonstrations avec des singes pour mettre en lumière ses travaux. Pourtant, au-delà de l’effet « sensationnel », l’expérience ne représenterait pas vraiment une avancée significative.

Pour rappel, l’implant Neuralink fait partie de la catégorie des « implants cérébraux d’interfaces neuronales directes ». Il s’agit d’une interface de communication directe entre le cerveau et une machine. Cela fait maintenant depuis 2019 qu’Elon Musk clame régulièrement que les humains pourront être implantés avec la puce Neuralink « cette année ». Les tests sont en attendant effectués sur des primates. Une plainte avait d’ailleurs été déposée pour maltraitance animale sur ces singes cobayes, décrits comme « en extrême souffrance » comme nous le relations dans un article. Elon Musk a donc pris soin de souligner que « les singes aiment faire ces démonstrations, puisqu’ils sont récompensés par un smoothie à la banane, et que c’est un jeu amusant ».

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Une avancée pas si révolutionnaire

Il faut pourtant rappeler que d’autres entreprises, moins visibles que Neuralink, ont déjà obtenu les autorisations nécessaires pour exercer sur des humains, délivrées par la Food and Drugs Administration aux États-Unis. Par exemple, des dizaines de patients ont déjà eu un dispositif « Utah array » implanté dans leur cerveau. Cet implant leur permet déjà de contrôler des bras robotiques ou de taper des lettres sur un écran.

« Le matériel est impressionnant, mais ne représente pas une avancée spectaculaire dans la restauration ou l’amélioration des fonctions cérébrales », a déclaré au New York Times Daniel Yoshor, neurochirurgien de l’Université de Pennsylvanie et chercheur au BCI, au sujet de Neuralink. Le fait que le dispositif soit entièrement sans fil pourrait tout de même faciliter son utilisation.

Lors de la présentation, Elon Musk a également fait des promesses très audacieuses sur les capacités de l’implant. Il n’a pas hésité à affirmer que Neuralink pourrait soigner les personnes paralysées, ou même redonner la vue aux aveugles, y compris à des personnes qui n’ont jamais possédé le sens de la vue, en « court-circuitant l’œil et en générant les images directement dans le cerveau ».

Daniel Yoshor, là encore, s’est montré plutôt sceptique : « Je serais très incertain de ce type d’appareil chez un patient atteint de cécité congénitale », a-t-il ainsi tempéré. Enfin, l’entrepreneur a évoqué le nouveau robot de Neuralink, nommé R1, destiné à implanter la puce dans le cerveau « en seulement 15 minutes ». Capable d’opérer dans un cerveau en activité, il détecterait les zones sensibles à éviter.

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Vidéo de la démonstration :

 

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