Les ingénieurs en charge du projet Scope-M se voient déjà transmettre de l’énergie solaire jusqu’à la Terre directement depuis l’espace. En attendant cet exploit potentiel un peu plus lointain, ils sont parvenus à transmettre de l’énergie avec une puissance de 1,6 kW par les airs à un kilomètre de distance.
Le projet a été mené par une équipe du Laboratoire de recherche navale de l’armée des États-Unis, et les résultats ont été publiés dans le IEEE Journal of Microwaves. L’objectif qui leur avait été donné par le Pentagone était le suivant : transmettre de l’énergie avec une puissance de 1 kW sur une distance d’un kilomètre par le biais d’un faisceau micro-ondes. Les chercheurs affirment que l’expérience a réussi au-delà de leurs espérances, puisqu’un pic de puissance à 1,6 kW, soit 60% de plus que l’objectif, a été mesuré. L’équipe présente cette réussite comme « la démonstration de transmission de puissance la plus importante en près de 50 ans », selon un communiqué de la marine américaine.
Le projet se nomme Safe and Continuous Power bEaming – Microwave, ou SCOPE-M. Il est basé sur un principe qui est loin d’être nouveau : la conversion d’ondes électromagnétiques en courant continu grâce à des antennes appelées « rectennas ». Récemment, plusieurs projets portent sur l’utilisation d’ondes pour transporter de l’électricité. L’US Navy précise d’ailleurs qu’une expérience d’une envergure similaire avait été menée dans les années 1970. « En fixant cet objectif, nous avons dépassé toutes les démonstrations sauf une, qui remonte à 1975, avec une énorme parabole située en Californie dans les installations de la Goldzone de la Nasa et avec un émetteur et un récepteur beaucoup plus grands que ceux que nous avons utilisés ici. Nous avons donc pu approcher ce record avec un émetteur beaucoup plus petit, un récepteur beaucoup plus petit et une longueur d’onde qui a beaucoup plus de sens », explique ainsi Paul Jaffe, l’un des chercheurs impliqués dans le projet.

Les fréquences radio entre 1 et 10 GHz (la « fenêtre des micro-ondes ») sont les meilleures pour les télécommunications interstellaires. En effet, les fréquences plus basses sont contaminées par le bruit des électrons interstellaires émettant du rayonnement synchroton, tandis que les fréquences plus élevées sont absorbées par l’atmosphère terrestre. Dans la « fenêtre des micro-ondes », le rayonnement peut traverser la galaxie sans être notablement absorbé. Nichées au sein de cette fenêtre se situent les émissions de l’hydrogène neutre (la raie à 21 cm) et du radical OH, qui pourraient baliser des fréquences de communication interstellaire universellement reconnues. En ordonnée, l’intensité du bruit I ν [puissance reçue par unité de fréquence dans l’intervalle]. © Alain Jorissen/ULB
Transmettre de l’énergie sur Terre depuis des stations orbitales ?
Le fonctionnement de cette « transmission sans fil » d’électricité est le suivant. L’électricité est convertie en micro-ondes, qui sont ensuite focalisées via un faisceau étroit sur un récepteur. Ce récepteur est lui-même composé de ce qu’on appelle des éléments rectenna, qui reconvertissent les ondes en courant continu. « SCOPE-M est constitué de dizaines de milliers d’antennes X-band (ndlr : une bande de fréquences dans la région radio micro-ondes du spectre électromagnétique). Chacune de ces antennes est connectée à une petite diode redresseuse qui convertit la puissance micro-onde incidente en puissance électrique continue », expliquent les chercheurs.
Le faisceau a été testé à deux endroits différents, dans le Maryland et dans le Massachusetts, au MIT. Cette technologie pourrait, selon les scientifiques, être un jour utilisée pour transmettre de l’énergie sur Terre ou à partir de grandes centrales solaires orbitales pour fournir de l’électricité aux réseaux nationaux 24 heures sur 24, 365 jours par an. Cependant, une application plus immédiate serait de transmettre l’énergie directement à des troupes sur le terrain, éliminant ainsi le besoin d’expéditions de carburant vulnérables.




Intéressant. Mais ce transfert d’énergie n’a t-il aucun coût énergétique ? Quelle est la ‘perte’ d’énergie ?
Un tel système réchauffera la terre. En effet, il capte de l’énergie hors du système terrestre pour l’y injecter.
N’y voyez donc pas là un moyen de résoudre le « réchauffement climatique anthropique apocalyptique inéluctable » (idéologie des gurus du GIEC).
Par contre, il s’agira là d’une énergie abondante, bon marché et peu polluante (Quoi qu’il faille évaluer aussi les conséquences de la traversée de l’atmosphère par ces microondes hautement énergétiques).
bien mais pour quel rendement ? c’est quand même pas anodin comme info.
Serait-ce le moyen qu’avait étudié Tesla à son époque ?
Quand on connaît la nocivité des rayonnements, tout les être vivants qui se trouveront dans un rayon de trois kilomètres rendront l’âme… Science sans conscience…
bonjour, je pense que ce moyen de transport d’énergie est une formidable opportunité. Il devrait être déployer à grande échelle, et miniaturisé. Exemple: une voiture équipé d’un récepteur n’aurait plus besoin de batteries, les usines pourraient fonctionner sans réseau électrique. Poussons le raisonnement un peu plus loin, un faisceau d’énergie est en quelques sorte un câble virtuel de transport. Utilisons ce faisceau pour remplacer le câble d’un ascenseur spatial, il fournirait l’énergie à la capsule, et la guiderais aisément jusqu’à une station orbitale, rendant du coup le transport spatial à la portée de toute les bourses. C’est encore de la science fiction, mais à porté de mains il me semble.
pour le publique comme il existe deja une arme a energie de plus il font deja brulle des forets avec year ion orbital canon