Artemis : Orion est de retour sur Terre après une mission record autour de la Lune

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Amerrissage réussi pour Orion. | NASA
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Le vaisseau spatial Orion de la NASA a atteint avec succès l’étape finale de vol de la mission Artemis I, après 25 jours dans l’espace et des photos inédites de la Lune. Il a amerri dans l’océan Pacifique, à l’ouest de la Californie, à 9h40 heure locale (18h40 heure française) dimanche 11 décembre après une mission record, parcourant plus de 1,4 million de kilomètres et se rapprochant aussi près que possible de la Lune.

Artemis est le programme international d’exploration lunaire ayant pour objectif le retour de l’Homme sur la Lune. La première mission, Artemis 1, lancée le 16 novembre, a fourni un test initial du système de lancement spatial (SLS) de la NASA et du vaisseau lunaire qui a été propulsé par les 33 moteurs de l’ESM (module de service européen) au-delà de la Lune et dans l’espace lointain.

Les futurs modules de service européens fourniront l’électricité, la propulsion et le contrôle thermique de la cabine aux astronautes en mission lunaire, ainsi qu’une atmosphère respirable et de l’eau potable.

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Le vol d’essai sans équipage Artemis I a vu Orion voyager autour de la Lune et plus loin que tout vaisseau spatial conçu pour transporter des humains et les ramener sur Terre. Néanmoins, cette première mission ne contenait pas d’équipage : elle a permis de tester tous les équipements et en dernier lieu la résistance de la capsule Orion à son retour sur Terre, dont le fameux bouclier thermique, essentiel pour la rentrée dans l’atmosphère.

Splashdown à une date historique

Splashdown est donc la dernière étape de la mission Artemis I. En effet, les objectifs finaux des tests de développement en vol ont été achevés le samedi 10 décembre et la cinquième et avant-dernière correction de trajectoire de retour a été exécutée pour continuer à aligner le vaisseau spatial pour sa rentrée dans l’atmosphère terrestre à angle droit, pour atterrir à l’emplacement prévu. La sixième et dernière manœuvre de trajectoire de retour a ensuite été achevée dimanche matin, environ cinq heures avant l’amerrissage.

Concrètement, avant d’entrer dans l’atmosphère terrestre, le module d’équipage s’est séparé de son module de service. Peu de temps après être entré dans l’atmosphère terrestre, Orion est « reparti », rebondissant sur les couches supérieures de l’atmosphère, puis y a replongé. Cette manœuvre de saut, qu’aucun vaisseau spatial construit par l’homme n’avait jamais effectuée auparavant, permet à la capsule de couvrir de plus grandes distances et d’atterrir plus précisément lors de la rentrée, ont déclaré des responsables de la NASA.

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Séquence de retour de la capsule Orion. © ESA

Lors de la rentrée dans l’atmosphère, Orion a enduré des températures extrêmes d’environ 2900 °C, expliquées en partie par sa vitesse de près de 40 000 km/h. Son amerrissage s’est effectué à une vitesse d’environ 32 km/h, assistée par parachutes (11 au total), après le largage du couvercle de la baie avant, qui protège tous les parachutes pendant la mission.

L’administrateur de la NASA, Bill Nelson, déclare dans un communiqué : « Le splashdown du vaisseau spatial Orion — qui s’est produit 50 ans jour pour jour après l’alunissage d’Apollo 17 — est le couronnement d’Artemis I. Du lancement de la fusée la plus puissante du monde au voyage exceptionnel autour de la Lune et retour sur Terre, ce test en vol est une avancée majeure dans la génération Artemis de l’exploration lunaire ».

Et après le retour sur Terre ?

Les équipes de récupération travaillent maintenant à sécuriser Orion pour sa récupération par le navire US Portland. Puis, les techniciens déchargeront le vaisseau spatial et le ramèneront par camion au Kennedy Space Center.

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Lors du splashdown, la capsule a déployé une série de cinq airbags orange sur le dessus de la capsule pour la retourner dans le cas où elle aurait amerri à l’envers. © NASA

Une fois à Kennedy, les équipes ouvriront l’écoutille et accéderont à plusieurs charges utiles, dont le commandant Moonikin Campos (un mannequin), les expériences de biologie spatiale et le kit de vol officiel. Ensuite, la capsule et son bouclier thermique seront testés et analysés pendant plusieurs mois.

Plus précisément, les équipes visent actuellement un délai de 60 jours entre le splashdown et le moment où les boîtiers avioniques seront prêts à être installés dans l’Orion d’Artemis II. Certaines de ces avioniques n’auront qu’à être testées par rapport à des références pour s’assurer qu’elles fonctionnent toujours selon les spécifications. D’autres, cependant, nécessiteront des tests plus approfondis avant d’être certifiées pour la réutilisation et prêtes pour l’installation. En plus de l’avionique, la capsule elle-même a encore de nombreux tests à passer avant la fin de sa « carrière ».

Jim Free, administrateur associé de la NASA pour l’exploration, déclare : « Avec Orion de retour en toute sécurité sur Terre, nous pouvons commencer à voir notre prochaine mission à l’horizon qui transportera l’équipage vers la Lune pour la première fois dans le cadre de la prochaine ère d’exploration ».

Grâce aux missions Artemis, la NASA fera atterrir la première femme et la première personne de couleur à la surface de la Lune, ouvrant la voie à une présence lunaire à long terme et servant de tremplin aux astronautes en route vers Mars.

SpaceX et Boeing sous contrat avec la NASA pour les missions Artemis

La NASA a étendu le contrat qui la lie à SpaceX dans le cadre du programme Artemis, le 16 novembre 2022. Avec cet ajout, SpaceX fournira une deuxième mission de démonstration d’atterrissage lunaire avec équipage en 2027, dans le cadre de la mission Artemis IV de la NASA.

Bill Nelson explique : « Renvoyer des astronautes sur la Lune pour apprendre, vivre et travailler est une entreprise audacieuse. Avec plusieurs atterrisseurs prévus, de SpaceX et de futurs partenaires, la NASA sera mieux placée pour accomplir les missions de demain : mener plus de science sur la surface de la Lune que jamais auparavant et se préparer à des missions en équipage vers Mars ».

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L’objectif de ce nouveau contrat est de développer et de démontrer que l’atterrisseur lunaire Starship répond aux exigences de maintien de la NASA pour les missions au-delà d’Artemis III, y compris l’amarrage avec Gateway, pouvant accueillir quatre membres d’équipage.

De plus, la NASA a finalisé son contrat avec Boeing de Huntsville, en Alabama, afin de continuer à fabriquer les étages principaux et supérieurs des futures fusées du système de lancement spatial pour les missions Artemis sur la Lune et au-delà.

D’ailleurs, l’étage Artemis II devrait être achevé et livré à Kennedy en 2023. La section moteur d’Artemis III a récemment été chargée sur la barge Pegasus de la NASA pour être livrée à Kennedy, où elle sera équipée puis intégrée au reste de la fusée.

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