Le supervolcan de Yellowstone (caldeira de Yellowstone) entre en éruption tous les 600’000 ans environ, et sa dernière éruption remonte justement à il y a 600’000 ans. Une telle éruption pourrait bien mener à la fin de la civilisation humaine. Heureusement, la NASA a un plan qui pourrait empêcher une telle catastrophe. L’agence spatiale a même pour objectif de créer une centrale géothermique pour produire de l’électricité.

Quelles sont les images qui vous viennent à l’esprit lorsque vous pensez à la fin du monde ? Des astéroïdes s’écrasant sur Terre ? Une guerre mondiale ? Le changement climatique ? Certains de ces éléments sont totalement réalistes, cependant, une autre menace très sérieuse gronde sous la surface de la Terre. Les supervolcans. Selon un rapport de la BBC, même la NASA les considère comme l’une des plus grandes menaces naturelles pour l’humanité.

Mais alors, comment fonctionne une éruption de supervolcan ? En-dessous du parc national de Yellowstone, il y a un énorme réservoir de magma qui est responsable de tous les geysers et autres bassins chauds qui bouillonnent : c’est précisément ce réservoir qui pourrait détruire l’humanité. Tandis que le réservoir situé au-dessous du parc national du Wyoming n’est pas le seul supervolcan au monde, celui de Yellowstone, lui, est prêt à exploser.

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Il faut savoir que, tous les 100’000 ans environ, il se produit une éruption de supervolcan dont les conséquences peuvent être fatales : si Yellowstone venait à entrer en éruption, cela provoquerait une famine à l’échelle mondiale et nous connaitrions un hiver volcanique (soit le refroidissement de la basse atmosphère). Selon les estimations de l’ONU rapportées par The Guardian, une éruption de ce type nous laisserait juste assez de réserves de nourriture pour survivre exactement 74 jours.

Les chercheurs de la NASA considèrent un refroidissement par l’eau : plus il fait chaud dans le volcan, plus ce dernier produit de gaz. De ce fait, le magma continue de fondre et la zone située au-dessus de la chambre de magma prend de l’ampleur. Puis, lorsque la température dépasse un certain seuil, une explosion est inévitable.

point chaud yellowstone supervolcan

Schéma du point chaud et de la caldeira de Yellowstone (supervolcan de Yellowstone). Crédits : Wikipédia

Selon la NASA, la solution la plus logique serait donc de refroidir le supervolcan. Mais pour refroidir un volcan, de très grandes quantités d’eau sont bien évidemment nécessaires. En théorie, de telles quantités pourraient être amenées par une alimentation 24h/24.

Cependant, cette mise en œuvre est pratiquement impossible : « Construire un grand aqueduc en amont d’une région montagneuse serait à la fois très coûteux et très difficile à réaliser. Les gens ne veulent pas que leur eau soit consommée de cette façon » a déclaré Brian Wilcox, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA. « Les gens ont désespérément besoin d’eau dans le monde entier. Un projet d’infrastructure majeur, dans lequel la seule utilisation de l’eau est de refroidir un supervolcan, serait donc très controversé », a-t-il ajouté.

Heureusement, la NASA possède une solution alternative : percer un trou de 10 km de profondeur dans le supervolcan, et pomper de l’eau sous haute pression. Cela permettrait, lentement certes, de faire baisser la température de ce dernier. De plus, il est important de percer sur les flancs du volcan plutôt que vers la pointe du réservoir de magma, car le forage à cet endroit pourrait même accélérer l’éruption du volcan.

Le problème, c’est que ce plan est très coûteux : 3.46 milliards de dollars. Une dépense qui, lorsque nous pesons les avantages, comme par exemple le fait d’empêcher la fin de l’humanité, pourrait bien en valoir la peine. Ce plan présente un autre avantage notable : « Nous pourrions utiliser ce forage pour créer une centrale géothermique générant de l’énergie électrique à des prix extrêmement compétitifs, soit d’environ 0.10 $/kWh », explique la NASA.

Les sociétés géothermiques devraient cependant forer plus en profondeur et devraient également utiliser une eau plus chaude que lors d’une exploitation habituelle, mais l’idée est de pouvoir rembourser l’investissement initial et, en retour, obtenir de l’électricité pour alimenter la région environnante, pour éventuellement des milliers d’années. La NASA nous prévient : « Yellowstone explose tous les 600’000 ans environ, et environ 600’000 ans se sont écoulés depuis sa dernière explosion. Cela nous oblige à rester vigilants ».

Source : BBC

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