Lancé le 18 avril 2018 par la NASA, le télescope spatial TESS — pour Transiting Exoplanet Survey Satellite — a pour mission de recenser les exoplanètes proches et de détecter des planètes telluriques orbitant des étoiles hôtes situées à proximité du Système solaire. Avant d’officiellement commencer le travail de recherche du télescope, la NASA a effectué quelques tests observationnels durant lesquels TESS a pu capturer, au moyen d’images impressionnantes, une partie de la trajectoire d’une comète.

Le 25 juillet, TESS a effectué plusieurs observations continues sur une durée de 17h. Selon la NASA, cela a permis aux astronomes de tester sa capacité à collecter « des ensembles d’images stables et prolongées couvrant une large région du ciel ». Lors de ces observations, TESS a réussi à capturer une série d’images de la comète C/2018 N1 — découverte très récemment, le 29 juin 2018.

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Celle-ci se situe à 48 millions de km de la Terre et, selon les images prises par le satellite, elle semble se déplacer au sein de la constellation du Poisson Austral. Sur les clichés, la queue de la comète est clairement visible. Certaines étoiles semblent changer de couleur, passant du blanc au noir ; c’est le résultat d’un post-traitement des images aidant les astrophysiciens à détecter les étoiles variables, c’est-à-dire des étoiles dont la luminosité varie du fait de leur rotation, pulsation ou de leur position vis-à-vis de leur compagnon stellaire.

Cette vidéo montre la séquence d’images réalisée par TESS concernant une partie de la course de la comète C/2018 N1 :

Les points blancs sont des astéroïdes, tandis que la traînée lumineuse se déplaçant de gauche à droite, visible à la fin de la séquence, est causée par la réflexion lumineuse de Mars, située en dehors de la zone d’observation. Cette série d’images ne montre qu’une très petite fraction du champ d’observation de TESS.

Cette capacité à observer des larges régions du ciel pendant de longues durées est l’atout principal du télescope pour détecter des exoplanètes. En effet, TESS utilise la méthode de détection des transits des planètes : lorsqu’une planète passe devant son étoile hôte, cela cause une variation de la luminosité de celle-ci. En observant le ciel de manière prolongée, TESS sera capable de détecter ces changements lumineux.

methode detection transit

La méthode de détection des transits permet de découvrir les exoplanètes via les variations de luminosité de l’étoile hôte, lorsque la planète passe devant celle-ci. Crédits : Lanao

La méthode de détection des transits (MDT) ne fonctionne toutefois que si l’axe vertical du plan orbital de la planète est perpendiculaire à l’axe visuel de l’observateur. Si l’inclinaison est trop importante par rapport à ce dernier, d’autres méthodes de détection existent. Néanmoins, la MDT est très efficace et a déjà permis au télescope spatial Kepler de détecter des milliers d’exoplanètes. La sensibilité de TESS étant plus élevée que celle de Kepler, l’on peut s’attendre à de futures découvertes spectaculaires.

Source : NASA

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