La vallée de la Mort atteint les 54.4 °C, frôlant le record mondial de température

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Racetrack Playa, dans le parc national de la vallée de la Mort, en Californie. | Earth Trekkers

La période que nous traversons est parsemée d’enregistrements climatiques historiques, et les records de températures semblent devenir monnaie courante ces dernières années. Récemment, la vallée de la Mort, une vaste étendue désertique en Californie, a frôlé le record du monde (55 °C) en enregistrant une température de 54.4 °C.

Il s’agit donc de la température la plus élevée jamais observée sur Terre depuis les 55 degrés Celsius enregistrés le 7 juillet 1931 à Kebili, en Tunisie. Bien qu’une mesure encore plus élevée de 56,7 °C ait été enregistrée à Furnace Creek (alors appelé Greenland Ranch) dans la vallée de la Mort, le 10 juillet 1913, selon le Guinness World Records, certains climatologues affirment que ce relevé n’avait pas été vérifié.

Vallée de la Mort : un environnement extrême propice aux records de température

La vallée de la Mort est l’un des endroits les plus chauds et les plus secs de la planète en raison de la forme de la vallée et de son emplacement par rapport aux chaînes de montagnes. Par exemple, lorsque les tempêtes se déplacent vers l’intérieur des terres depuis l’océan Pacifique, elles passent au-dessus des chaînes de montagnes sur leur trajet vers l’est ; les nuages de tempête denses en vapeur frappent les chaînes, s’élèvent et se refroidissent, entraînant une condensation, et donc de la pluie ou de la neige.

Lorsque les nuages atteignent l’autre côté des montagnes, ils ont beaucoup moins d’humidité, ce que l’on appelle une ombre pluviométrique sèche, selon le National Park Service (NPS). Avec quatre chaînes de montagnes entre la vallée de la Mort et l’océan, les nuages ont tendance à être desséchés au moment où ils atteignent le désert.

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Ces chaînes de montagnes agissent également comme des murs autour de l’étroit bassin de la vallée de la Mort, qui se trouve sous le niveau de la mer. Lorsque la lumière du soleil chauffe la surface sèche de la vallée, le rayonnement est piégé par ces « murs » abrupts, explique le NPS.

Des vagues de chaleur touchant plus de 30 millions de personnes aux États-Unis

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Mais la vallée de la Mort n’est pas le seul endroit à suffoquer en ce moment sous une vague de chaleur. Selon CNN, des alertes à la chaleur concerneront plus de 30 millions de personnes dans l’ouest des États-Unis, où des températures à trois chiffres ont eu lieu le week-end dernier. Le National Weather Service (NWS) a émis des alertes de chaleur « très élevée », ce qui signifie que tous les habitants de ces régions sont exposés à des risques sanitaires en raison de la chaleur, pour une grande partie de la Californie, du Nevada, de l’Arizona et de l’Utah.

La vague de chaleur qui touche l’ouest des États-Unis est le résultat d’un dôme thermique, ou d’une crête de haute pression qui emprisonne l’air chaud près de la surface tout en empêchant toute précipitation possible, a déclaré le NWS. « Des températures élevées généralisées de 43,3 °C et plus sont prévues dans les déserts du sud-ouest ainsi que dans les vallées du centre de la Californie », a déclaré le NWS. « Des températures de l’ordre de 38 °C sont probables dans le Grand Bassin et de l’ordre de 32 °C à l’intérieur du Nord-Ouest Pacifique ».

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La chaleur en soi, catalysée par le changement climatique induit par l’Homme, est économiquement perturbatrice et, dans de nombreux cas, mortelle, mais elle a également des effets cumulatifs, notamment sous la forme de sécheresses et d’incendies de forêt. L’ouest des États-Unis est déjà plongé depuis plusieurs années dans une « méga-sécheresse » désastreuse, 60% du territoire connaissant une sécheresse « extrême » ou « exceptionnelle », les deux catégories les plus graves.

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